jeudi 16 septembre 2010

il y a, ce que mon coeur peut porter...


Un matin, elle s'est réveillée seule, la fenêtre entrouverte laissant passer le soleil.
je me suis perdue...
Elle se parle seule. Cela arrive parfois. Les mauvais jours, les jours aux matins mélancoliques, ceux où le thé se doit d'être vanillé, les biscuits encore tièdes (ou les tartines généreusement recouvertes de miel).
je me suis perdue sans le voir...
Et cela, ça lui fait peur... En refermant les yeux, des souvenirs lui reviennent, la partie de volley dans le sable envahi de mauvaises herbes, accompagnée de fou rires (et pourtant, elle n'avait pas gagné), les vacances à vélo sous un ciel bleu absolu, sa chambre de petite fille où les dessins du papier peint offraient mille histoires, les sandwichs jambon beurre qu'elle adorait (surtout quand elle était malade -comme la fois où malgré les maux, elle écouta charlie et la chocolaterie sur son petit lecteur cassette trois fois et que son frère, attentionné lui avait préparé trois sandwichs minuscules (pour ménager son estomac) qui se révélèrent divins).
perdue dans sa jungle de toute petite vie, dans ce cocon qui s'est enroulé tout autour d'elle et qui la protège si bien.
perdue dans ses rêves, sa nostalgie, ses regrets, perdue dans ce qu'elle aurait voulu être et qu'elle attend encore.
perdue dans des images d'un atre temps, des parfums de sucre et d'épices, de goûters sous les arbres, l'été.
il y a, ce que je peux faire - et ce que je ne peux plus changer.



LES COOKIES DE R.




50g d'amandes entières moulues
100g de farine (blé, T80)
30g de flocons d'avoine
50g de sucre intégral
une pincée de fleur de sel (de l'île de ré)
3c. à soupe d'huile d'olive
2 bonnes poignées de pépites de chocolat
un peu d'eau ou de lait

Préchauffer le four th. 7.

Mélanger les amandes, la farine, les flocons, le sucre et le sel dans un grand bol. Ajouter l'huile d'olive et sabler la pâte (comme pour faire un crumble). Mettre les pépites de chocolat puis le lait afin de rendre la pâte bien homogène. Former des petites noix et les écraser du bouts des doigts sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 13 à 15 min. Les cookies doivent être colorés. Laisser refroidir sur une grille.

Déguster tiède, avec un verre de lait frais, en réfléchissant à ce que l'on a envie de faire, en vrai, finalement.

6 commentaires:

arrosoir a dit…

et est ce que les cookies aident à se retrouver ?

Marion a dit…

Ca donne envie, les goûters aux cookies, pour se poser et réfléchir un peu.

La Belle au Blé Dormant a dit…

Oui, est-ce qu'ils aident à se (re)trouver, ces alléchants biscuits ?
J'espère que tu vas bien...
Bisous

(les chéchés) a dit…

->

arrosoir : en tous cas, un cookie ne peut pas faire de mal!

marion : ou juste oublier un peu. ça fait du bien d'être léger, des fois.

belle blé, tout va très bien, merci! j'espère que votre jolie famille aussi... bisous

Vanessa a dit…

Ça fait un bon moment que je ne suis pas venue ici. Je vais mettre du temps pour tout lire. Merci pour le récit si joliment écrit; moi aussi, je pense que je vais faire des cookies pour m'aider à prendre cette décision importante.

P.S J'adore la nouvelle bannière.

melopapilles a dit…

ça me rend toute triste soudain en te lisant… pour avoir été nostalgique, je me force à ne pas avoir de regret et de ne plus (re)-vivre le passé, afin de contenir les émotions… mais ça ne fait qu'étouffer des sensations qui reviennent avec d'autant plus de force un jour…
toujours est-il que je continue de penser ainsi : "tournée vers l'avenir, ne pas penser au passé"
et un cookie ça réchauffe les cœurs assurément