lundi 17 mai 2010

Ce sera le dernier, avant autant de découvertes...


Avant le Japon...

samedi 8 mai 2010

think pink...


Des pyjamas en pilou (il paraît qu'il y en a des jolis!), des doudoux usés.
Des films où de beaux garçons (avec de grands nez) aiment de jolis filles aux cheveux longs (on imagine qu'ils sentent bon le parfum fleuri, des touches de jasmin printanier) dont les robes légères donnent envie d'été et de promenades au bord de l'océan. Enfin, j'imagine...
Un salon aspiré dans tous les coins (jusque sous le canapé) pour accueillir des demoiselles qui ont besoin de confort -et des idées merveilleuses- devant un écran tout petit (et de vieilles cassettes vidéo, si je vous jure, cela existe encore).
Des surprises et des choux à la crème presque roses...


LES PETITS CHOUX A LA CREME des copines
d'après une autre copine tout aussi chouette -aux idées terribles, elle aussi!-

2 oeufs
75g de farine tamisée (j'ai pris de la T80)
40g de beurre coupé en petits dés
une pincée de sel

Dans une casserole, faire chauffer 125ml d'eau froide, le beurre et la pincée de sel. Porter à ébullition, puis ôter du feu lorsque le beurre est fondu.
Ajouter la farine en un coup et mélanger energiquement avce une cuillère en bois. Remettre sur feu doux tout en remuant : la pâte doit se décoller des bords de la casserole.
Laisser refroidir quelques minutes avant d'ajouter les oeufs un par un (bien amalgamer avant d'incorporer le deuxième).
Préchauffer le four th.7. Pendant ce temps, former vos choux à la poche à douille (j'ai pu faire une vingtaine de petits choux) sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Baisser le four th.6 et enfourner pendant 35min (mon four chauffe bien!).
Laisser refroidir avant de fourrer...

Pour la crème patissière, je n'ai pas suvi la recette de Loukoum°°° parce que la chantilly et moi, on a un peu de mal à s'apprivoiser (sauf quand elle est faite par quelqu'un d'autre, qu'elle est un peu épaisse tout en restant légère, et peu sucrée comme en Italie) et que voulais une belle couleur rose. Je suis partie d'une recette de crème patissière de Claire (qui a l'avantage de necessiter un seul oeuf -et pas de blanc qui reste, après- qui est donc un peu moins onctueuse mais très bonne quand même)
Il faut :

250ml de lait (celui de soja est possible)
150ml d'eau de cuisson d'une betterave (pour la couleur rose, sinon, mettre 400ml de lait)
30g de farine
1 oeuf
50g de sucre (rapadura)
un peu de vanille -oubliée-

Porter à ébullition le lait et l'eau de betterave dans une petite casserole.
Dans un saladier stable, battre l'oeuf et le sucre, puis ajouter la farine. Quand le lait est brûlant, le verser sur le mélange oeuf/sucre/farine et mélanger sans s'arrêter. Remettre le tout dans la casserole sur feu doux et faire épaissir la crème. Ajouter la vanille (si elle est en gousse, on peut la faire infuser dans le lait, c'es tmieux). Transferer dans un bol, filmer au contact de la crème (pour éviter que celle ci fasse une petite peau). Laisser refroidir.

Ensuite, il suffit de faire une petite entaille dans les choux pour les fourrer (avec une poche à douille, c'est plus pratique).

Laisser au frigo jusqu'à la dégustation -surprise, devant quoi?- avec de chouettes filles aux yeux qui brillent...

mardi 27 avril 2010

par moins 30, de délicieux pains de mie...


Il a osé, et depuis, cela a remué bien des choses.
Il a aimé, le champagne, les larmes émues, la moquette fleurie rouge et verte sur laquelle la neige lumineuse de ce 23 décembre semblait danser.

Elle, séduite par les grandes fenêtres qui donnaient sur le jardin tout blanc, dégustant par petites bouchées la fricassée de lentilles à l'aneth n'attendait rien d'autre qu'un dessert au chocolat puissant, réconfortant avant de rentrer dans le froid incisif de l'hiver. Il y a eu autre chose, pourtant.
Ce noël là eu une saveur toute particulière. Un peu de stress, d'hésitation, d'émotion et puis, un Noël au parfum de sapin vert et illuminé, de bredele préparés les premiers jours des vacances (les vanillekipferl ont été dévorés, les zimsterne de mingou aussi).

Plus d'une année est passée, décomptée en plein de "dernière fois", avant de compter en coton, opale et mousseline. Ils ont cousu de fil d'or le papier précieux, rêvé à ce qui allait advenir d'eux, après...
(par moins 30...)


parfumés, faciles, délicieux et très beaux*
pour 4 petits moules, soit deux petits déjeuners d'amoureux


250ml de farine T80
260ml de farine complète (ou de sarrasin, épautre...)
240ml de lait de soja tiède
2c. à café de levain déshydraté
1c. à soupe de crème d'amande
1c. à café de sirop d'agave
1/2c. à café de sel

Dans un saladier, mélanger le levain dans le lait puis ajouter le reste des ingrédients. Amalgamer la pâte (ce n'est pas la peine de pétrir, comme le dit la chef). Couvrir (d'un torchon, comme elle ou avec un film transparent comme moi -les deux marchent) et laisser reposer 2h à température ambiante (s'il fait bon, sinon, laisser reposer un peu plus longtemps).
Enfin, laisser reposer la pâte au frigo pendant une nuit (au moins) voire jusqu'à 3-4 jours. La première fois, j'ai tenu 3 jours (et c'était parfait), la deuxième fois, l'amoureux impatient m'a poussé à cuire les petits pains le lendemain : les deux fois, ils étaient délicieux.

Après tout ce temps de repos, préchauffer le four à 180°, ressortir le saladier, laisser la pâte revenir à température ambiante. La couper en 4 morceaux, former 4 petits pains et les glisser dans des petits moules à cakes (formidables, offerts par des gens que vous appréciez beaucoup et qui savaient très bien que vous alliez vous en servir très souvent -ils n'ont pas eu tord- c'est chouette, les amis!), à peine huilés et farinés.

Enfourner pendant 25 min, les admirer monter, dorer, craquer. C'est trop chic.


(avant de les laisser refroidir, de les démouler, d'en découper un en tranches fines que l'on tartinerait de beurre et d'un peu de cacao en poudre pour le goûter).
Tout pleins de mercis à Madame Makanai et sa recette personnalisée sardine rouge...

mardi 13 avril 2010

il y a deux minutes encore, j'étais aux états unis, les premières tartes du printemps...


En m'installant sur le canapé, enveloppée dans mon vieux gilet gris (que je n'ose plus mettre pour sortir, tant il a pris les formes de mes après midi tranquilles, des goûters aux brioches, des théières de vanille) j'ai regardé longuement la lumière franche du soleil par la fenêtre. Les rideaux dessinaient de longues rayures sur le mur, une ambiance chaleureuse de printemps, le silence dehors, l'odeur de l'herbe fraîche.
Dans mes pages, une chaleur étouffante de soirée d'été. Une maison étrange, des dames qui prennent le thé en se disputant poliment. La poussière, la véranda dans laquelle ils dorment pour trouver un peu de fraîcheur, la tension. La tendresse paternelle, quand elle vient se glisser sur ses genoux pour de longs moments de lecture. J'ai presque terminé ce livre qu'elle a tant aimé et m'arrêter pour revenir à la vie normale, à la matinée qui défile, les bruits de casseroles dans la cours et le parfum des oignons dorés dans le beurre, sont comme le réveil après un doux rêve, cotonneux et flottant.



Samedi dernier, sous un soleil discret de printemps timide, nous nous sommes rendus au marché. Le samedi, les antiquaires à la marchandise délirante (les tirelires blanches en forme de cochons ailés, de somptueux couverts à salades inutilisables) s'installent tôt, prennent des cafés jusqu'à l'heure -finalement, un peu avancée- de l'apéro. Il arrive souvent de les voir plus guillerets une fois 10 heures passées.

Le samedi encore, les halles sont animées et accueillantes. Les terrasses sont déballées, entre des portants bariolés et les saucissons aux viandes multiples. On entend rire, parler fort, on respire (surtout quand l'été approche) les fruits frais et sucrés, le pain croustillant, le comté, l'époisse, le lait caillé.
Le samedi, il y a des marchands charmants, vriament charmants. Qui vendent, des potimarrons délicieux uniquement quand c'est la saison, des aubergines toutes petites et goûteuses, des tomates fermes et délicieuses, des pommes minuscules, assez douces et juste à croquer. Charmants, qui offrent comme un cadeau de printemps, d'énormes bouquet d'herbes fraîches, persil, coriandre, ciboulette, délicatement emballés dans un papier kraft froisé (qui a embaumé le bas du frigo en arrivant à la maison).


Ce morceau de jardin parfumé nous a drôlement fait plaisir. L'amoureux a voulu, pour faire honneur à tous ces arômes, cuisiner un matefaim. Il a fallut adapter un peu, choisir de la féta plutôt que le roquefort pour mieux plaire à ceux qui ont testé la recette avec nous.
Et puis, quand le lundi matin, après les pâtes au pesto amandes-citron-coriandre-persil (préparées le dimanche soir, réconfortantes après des aurevoirs qui laissent toujours vagues quand à la prochaine fois), il a bien fallu terminer le beau bouquet avant qu'il ne s'abîme.


TARTE DU PRINTEMPS,
pour la gentille maraîchère (et un ami qui serait venu manger)


Préchauffer le four th. 6.
Faire une pâte toute simple, avec 70g de farine (mélangées, pourquoi pas, comme blé et sarrasin), 1c. à soupe d'huile d'olive,une pincée de sel et un peu d'eau.
Mélanger, former une boule, garnir un moule huilé. Résever.
Laver le bouqet d'herbes mélangées (3-4 poignées environ). Les hacher grossièrement, avant de les déposer sur le fond de tarte, mettre un filet de crèmes de soja, quelques rondelles de chèvre, des graines de tournesol. Enfourner pendant 20-25min.

Déguster tout de suite (c'est meilleur).

jeudi 8 avril 2010

celle qui se tait, le risotto et le printemps


Installée dans le silence, sur le canapé élimé -sa couleur bleue est devenue chinée avec le temps- elle souffle machinalement sur la tasse de thé brûlante, sans boire. A l'interieur, elle n'est pas là. Il y a plus de soleil et un cake au chocolat. Il y a le bruit de la mer, un bouquet de renoncules sublimes, juste roses, délicatement poudrées. Il y a un peu d'angoisse, une longue liste qui s'allonge presque à chaque fois qu'elle se dit -ça, c'est fait.

Dans la vie normale, elle se demande à quoi on peut bien penser à ce moment là. Ce qu'il serait bon de faire. Ce qu'elle ne fera pas, de toutes façons.
Elle préfère goûter un biscuit à la purée de cacahuettes même si ce n'est pas l'heure du goûter. Croquer la vieille dame qui tient sa tasse un bout de ses doigts fragiles, transparents. Marcher longuement dans les ruelles désertes, cherchant les plages de lumière intense qui réchauffent comme en été.
Si ses journées sont solitaires, les dîners ne sont jamais sans lui (surtout les soirs où, après avoir déssalé deux beaux filets de haddock dans du lait -de soja- il propose de préparer un risotto aux poireaux pendant qu'elle pourra terminer les dernières pages de son livre, enfin!)

(faux) RISOTTO TOUT SIMPLE au sarrasin
pour une petite casserole -pour 2-

200g de sarrasin
1 petit oignon
1c. à soupe d'huile d'olive
1 poireau
un grand verre de lait, infusé de haddock (une nuit, pour bien le désaler)
quelques champignons (noirs, de paris...) mais ce n'est pas obligatoire
un peu de parmesan
du poivre
Faire bouillir de l'eau (pas la peine de préparer du bouillon, le lait infusé va parfumer le risotto).
Hacher finement l'oignon et le poireau. Dans la petite casserole, faire revenir l'oignon puis le sarrasin quelques minutes. Verser un peu d'eau bouillante, laisser absorber, ajouter de l'eau, encore et le poireau. Enfin, ajouter le lait infusé et laisser mijoter une dizaine de minutes (le sarrasin doit être tendre mais pas s'écraser en purée). Si l'on a pris des champignons, on peut les faire poeler à coté en ajoutant un peu de persil et les poser sur le risotto, en saupoudrant de parmesan. Poivrer et servir bien chaud.
Avec le reste de lait, s'il vous en reste un tout petit verre, vous pouvez le glisser dans une soupe (topinambour & poireaux, par exemple) c'est très bon.

mardi 23 mars 2010

écrire vite, pour les filles et les garçons qui aiment le thé à la vanille


Avec le retour du beau temps, elle aime à nouveau flaner sur les terrasses et regarder les vies qui passent. Elle garde toujours une grande écharpe -la violette et grise rayée- et commande un thé (là où on les sert dans de belles théières en fonte et où l'on peut sentir le thé dans un tout petit verre à côté). Les tables sont en bois peint, rose, bleue, mauve, verte, c'est doux, joyeux, printanier. De sa chaise, elle voit presque tous les clients venus profiter eux aussi de la chaleur nouvelle de l'après midi.

Elle ferme les yeux, comme pour mieux écouter les bruits qui l'entourent.
Je suis allée à la piscine hier -et elle pense à celle qui aime tant les bassins chlorés- j'ai nagé un bon moment, si tu veux, en rentrant, je téléphone à ton amie, elle pourra venir dormir mercredi, et cette fête, c'était bien?

Entre les odeurs de café moulu et de mousse de lait, elle s'étire, s'emplit de ce bonheur délicieux qui semble errer, se promener, s'attarder autour d'elle.

Quand elle ouvre ses yeux, le ciel est toujours immensement bleu, un bleu d'hiver qui se termine, un bleu moins glaçant, un bleu cotonneux.

Elle aime, alors, finir son thé avec les miettes de brioche roulée préparées avec le levain -celui qui restait de la pizza de lundi- avec des abricots secs moelleux et plein d'amandes...


ROULE ABRICOTS-AMANDES de l'anniversaire terminé
pour un plat de 26cm de diamètre, de quoi régaler les invités

250g de farine, blé et épautre mélangé (T80 chez nous)
40g de levain déshydraté
une pincée de sel
1 petit suisse
1/3 de verre de lait tiède (soit 5cl environ)
1c. à soupe de purée d'amandes complète
1c. à café de sirop d'agave
Le matin, alors que le petit déjeuner vient d'être lavé et rangé et que le soleil occupe la cuisine, commencer à préparer la pâte (celle ci doit monter 2h).
Dans un saladier, mettre le levain, le réhydrater avec le lait tiède, puis le sirop d'agave. Laisser quelques instants. Enfin, ajouter le petit suisse et la purée d'amandes et enfin, la farine et la pincée de sel. Pétrir pendant un bon quart d'heure (la pâte doit être souple à travailler et ne pas coller). On peut pétrir directement sur la table (surtout une fois que la pâte commence à être homogène, c'est plus simple). Mettre dans un saladier propre et à peine fariné, couvrir soit d'un torchon propre, soit d'un film étirable, placer sur la cuisinière que la douceur de la journée a réchauffé et laisser monter 2 h environ.
Pendant ce temps, on peut préparer ce qui va garnir généreusement la brioche. Pour cela, on doit avoir dans ses placards :

1 autre petit suisse
une dizaine d'abricots secs (ou de la bonne confiture, mais ne pas re sucrer, en ce cas là!)
des amandes (une poignée, mondées ou non, selon vos préférences)
un peu de sirop d'agave ou de miel
Mettre les abricots et les amandes dans un bol et couvrez d'eau chaude. Laisser mariner 1 à 2 heures. Egoutter en gardant un peu de liquide et mettre les fruits dans le bol du mixer, ajouter le reste des ingrédients. On peut bien sûr ajouter un peu de cannelle ou de vanille, peut être même du gingembre si l'on est audacieux. Mixer en purée, goûter et réserver.
Quand la pâte est belle et a bien gonflé, étaler sur un plan de travail fariné (mais avant, on préchauffe le four, th.7). Il faut l'étaler en longueur pour pouvoir découper ensuite plein de tranches!
Répartir équitablement la garniture en évitant soigneusement le bord le plus proche de nous (ou le plus loin, suivant comment on roule) pour fermer le tout. A ce moment là, peut également penser au pot de caramel au beurre salé qui apporterait un petit je-ne-sais-quoi-de-pas-désagréable. Ce n'est bien sûr pas obligatoire.
Ensuite, on roule la brioche, on coupe en tranche de 2.5 à 3 cm et on réparti en escargot dans le plat (recouvert de papier sulfurisé)... Dorer au lait ou à l'oeuf, l'important, c'est que ce soit joli.
Le four est chaud, c'est parfait, il ne reste qu'à enfourner pour 25 min.

jeudi 25 février 2010

la mousse au chocolat (espérer ne pas décevoir) je ne me souviens plus



Je me souviens de son rire, aigu, sautillant. Sa moue de petite fille, son émerveillement.
Le bonheur intense de courir vers l'inconnu.
Le restaurant grandiose, fastueux où l'on imagine des assiettes élégantes, richement garnies (et beaucoup de vins).
L'école, les uniformes, les mocassins noirs portés avec des soquettes blanches. Calme studieux.
Le baiser, le premier, tendu, ému, furtif. Etre infiniment touchée par la lumière posée sur son cou -la tendresse et le désir.
L'interieur froid et (trop) bien rangé, son père en costume trois pièces, le gâteau d'anniversaire.
Le batteur manuel et la crème qu'elle goûte du bout du doigt.
Paris, les rideaux délicats de la chambre bleue, sa façon de fumer.
Les longues jupes de laines grises et ennuyeuses.
Je me souviens des larmes, même si tout cela fini bien.

En sortant du cinéma, tout ça c'est mélangé. Je me suis sentie jolie, jolie comme si un sourire mysterieux s'était posé sur moi. Jolie comme si, tellement remplie de beau, cela ne pouvait que se voir.
Si je me suis souvenue de tout cela, j'ai oublié la recette de la mousse au chocolat.

Il y avait certainement 80g de chocolat noir qui a fondu au bain marie avec un petit verre de lait. Et un jaune d'oeuf pour être onctueux. Et une banane mixée en fine purée, crémeuse. Et une pointe d'agar agar. Et un blanc battu en neige, pour aérer. Peut être un peu de sucre, à peine, pour que les amoureux du sucré qui y ont goûté soient séduits. Si vous retrouvez la recette exacte, n'hésitez pas... Il y aurait un tout petit cadeau imagé à gagner... Enfin, si vous le voulez bien...