Affichage des articles dont le libellé est potiron. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est potiron. Afficher tous les articles

mardi 9 décembre 2008

les cocottes de l'hiver...



Depuis que la buée est revenue sur les fenêtres, à chaque fois que je prépare un gâteau, l'envie de rester au lit avec un bon livre est plus forte que les autres jours. Des journées entières dans les arbres lues sous une grosse couverture. L'été 80 dévoré avec des muffins au pavot. Feuilleter les pages du dernier télérama entre deux gorgées de thé.
J'aime Noël qui arrive et la prévision d'une journée entière à préparer des bredeles. J'aime la neige tombée en petits flocons délicats sur les toits la semaine dernière, alors que je suis dedans, dans les bras de l'amoureux. J'aime ces journées plus courtes quand la ville est pleine de guirlandes et d'odeur de clémentines.
Dimanche dernier, le ciel est passé d'un bleu plein et glacial à un gris pluvieux. Après une balade un peu triste au jardin botanique, dénudé et en friche, nous sommes rentrés nous mettre au chaud. L'appartement à peine ensoleillé a gardé un peu l'ambiance douce de l'été, la table accueille la lumière légèrement dorée, le chat se roule dans les flaques de soleil sur le carrelage.
Il y avait une belle tranche de potiron trouvée au marché, de petits oignons jaunes. Un livre qui nous avait mis l'eau à la bouche. Alors, on a préparé un curry bien épicé. Parce que lilie nous a donné envie de réchauffer nos dîners de piment et de voyages...

(Et oh, bonheur, il m'en restait une petite assiette le lendemain midi...)

CURRY DE POTIRON ET EPINARDS
pour deux frigorifiés




1 belle tranche de potiron (environ 350-400g)
2 petits oignons
1 gousse d'ail
2 grosses poignées d'épinard en branches (surgelés)
du bouillon de légumes
de la cannelle, du curry, des graines de fenouil, de la coriandre, du cumin
1 petite c. à café de pâte de piments (la notre est forte!)
1c. à café de pâte de gingembre (ou une noix de gingembre frais haché)
des amandes grillées (éffilées, si possible)

Dans une sauteuse, mettre un filet d'huile d'olive et mettre les oignon et l'ail émincés. Ajouter les épices, bien remuer jusqu'à ce que le mélange embaume. Ajouter alors le potiron et les épinards, faire revenir rapidement, puis verser du bouillon (à mi hauteur environ, il ne faut pas couvrir les légumes!). Laisser cuire à feu doux pendant 1/4h. Le potiron doit être tendre.

Servir avec du riz basmati et parsemé d'amandes grillées (et éventuellement, légèrement saupoudré de cannelle).

Profiter pleinement de ce petit plat qui réchauffe tout à l'interieur, et qui se prépare facilement la veille pour le lendemain...

et parce que c'est important... un noël sans ogm...

lundi 10 novembre 2008

besançon, le parfum du soleil, des baisers pour l'amie précieuse...


Pendant que certaines se projettent dans une nostalgie à venir, nous y avons replongé comme dans un bain de soleil. Il a fallu se lever tôt, finir la valise, ranger un peu l'appartement, afin de le retrouver chaud et douillet, dimanche soir. La route déserte, les villages endormis un samedi matin, les arbres nous font des haies d'honneur royales, tant ils sont dorés.

Et puis, la ville. Les façades blanches, les rues qui viennent d'être repavées de dalles claires, lisses et glissantes. Mais c'est joli. Longer les vitrines du centre ville animé, découvrir qu'une petite librairie vient d'ouvrir à coté de notre ancien chez nous, que le restaurant qui faisait un régal de monsieur le curé n'a pas renoncé à son dessert surprise, que la place du marché s'est couverte de fleurs de métal qui servent de salons de conversation, sous des arbres dénudés.
La lumière épouse les immeubles, les fontaines, on se rend compte que l'on a oublié comme il est doux de trainer alors que le soleil disparaît et que l'air se rafraîchi. Essayer de respirer fort ces parfums de souvenirs, le premier appartement, la visite d'amies précieuses (certaine, venue de loin, et que l'on aimerait voir plus, avec des carrés au chocolat, avant qu'il ne s'en aille, hein!), les terrasses ombragées après la piscine, la librairie où je pouvais aller bouder en étant sûre que l'on me retrouverait. Là où les chéchés ont commencé...
C'est dans notre petit studio bisontin que l'on découvert la cuisine; là bas, les lasagnes, les tomates farçies, les woks, les sushis... et les risottos crémeux que chéché me préparait en rentrant des beaux arts. Le réconfort absolu...
L'envie d'y regouter, le plaisir de plonger sa cuillère dans une assiette douceureuse, parfumée, et couverte de parmesan rapé, qui plus est. Alors on a fait un risotto. Avec des coquillettes, parce que c'était joli...


RISOTTO DE COQUILLETTES, POTIRON & SAUGE
pour 2 bisontins en exil

140g de coquillettes complètes
1 beau morceau de potiron
2 gousses d'ail
2 poignées de feuilles de sauge séchée
1 larme de vin blanc
1c. à soupe de sauce soja
1c. à café de tahin
de l'huile d'olive
du parmesan
du poivre


Préchauffer le four à 180°.
Tailler le potiron en petits cubes d'1X1cm environ. Les mettre dans un plat à gratin, arroser de sauce soja, d'huile d'olive et enfourner 20 min.
Pendant ce temps, préparer l'infusion de sauge : prendre une grande casserole d'eau,
jetter les feuilles de sauge, puis les gousses d'ail. Porter à ébullition et laisser infuser 10min environ.
Dans une autre casserole, mettre un filet d'huile d'olive et faire revenir les coquillettes jusqu'à ce qu'elles soient bien enrobées d'huile. Verser la larme de vin blanc, baisser le feu. Ajouter l'infusion de sauge louche après louche, à chaque fois que les pâtes aient absorbé le liquide. Remuer assez souvent, pour ne pas que ça
attache. Au bout de 5min de cuisson, ajouter les dés de potiron et poursuivre l'infusion pendant encore 3-4min, jusqu'à ce que les coquillettes soient moelleuses. A la fin, ajouter la cuillère de tahin, du parmesan fraîchement rapé et servir...

dimanche 5 octobre 2008

les dimanches de la vie... l'automne, encore, en madeleines...


Il y a des dimanches où le mauvais temps rend tout nostalgique.
Je pourrais alors, après avoir revêtu un gros pull bleu passé, lire et manger de la mousse au chocolat toute la journée. Un plaisir régressif, absolu et réconfortant.
Et puis, de ces dimanches qui me rendent triste, parfois, il reste de longs moments à la cuisine, habitée de parfums épicés, de levain, souvent, et de voix radiophoniques.
Comme un moment de solitude à deux, où quelques mots, des regards suffisent à comprendre que l'on est bien là, flottant dans un espace qui nous appartient, chaud, protégé.
Calmes après midi à rêver tout contre la vitre froide, à imaginer le soleil derrière l'épaisseur moelleuse et grise des nuages, à souffler nonchalament sur un thé déjà refroidi.
Cet après midi, le four est resté longtemps allumé. D'abord, pour l'humidité du dehors qui se glisse sous les portes, insidieuse, et le potiron rôti. Et puis, pour des madeleines, salées, à manger sous une couverture douce, avec un bol de soupe onctueuse, des choses à picorer.


MADELEINES AU POTIRON
pour une plaque de nuages


60g de farine (dont 20g de farine de chataîgne)
1c. à café de levure
15g de flocons d'avoine hachés
5g de noisette réduit en poudre
15g de comté rapé
1 oeuf
100g de purée de potiron
1c. à soupe d'huile d'olive
du gomasio

Préchauffer le four à 180°.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, les flocons hachés et la poudre de noisettes.
Ajouter l'oeuf et l'huile, puis la purée de potiron et le comté. Assaisonner (gomasio, une pincée de curry, du poivre)
Remplir les empreintes avec une petite cuillère à café, saupoudrer de sésame.
Enfourner 15min.


petit ajout de dernière minute, pour une bettrave joliment urbaine qui a osé préparer des tartelettes au citron... à voir, sur d'élégantes ailes d'oiseaux colorés...