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mercredi 30 novembre 2016

2017!

Comme tous les ans, encore et encore, inventer un nouveau monde, chercher, fouiner, créer 12 nouvelles images pour vous accompagner dès le mois de janvier!
Cette fois-ci, c'est un petit immeuble, sa vie, ses rires, ses habitants que j'ai choisi.
Ça vous dit?


Rendez-vous sur etsy !


etsy.com/fr/shop/mademoiselleberen

* Merci et très belle fin d'année! *

mardi 25 novembre 2014

2015…

C'est la seule chose que j'arrive à faire…
C'est aussi celle qui me réjouis! 
Préparer 2015 en imaginant ces images…
Comme tous les ans! 
Les calendriers sont à 18€, frais de port inclus!
Il suffit de m'envoyer un petit mail… 
ou par ici : etsy.com/fr/shop/mademoiselleberen

Merci!!!

mardi 10 décembre 2013

SOON… 2014!

Comme tous les ans…



Comme tous les ans, le calendrier de mlle béren arrive… 
Comme tous les ans, vous pouvez le commander à cette adresse : bulle(point)fou(at)orange(point)fr
Comme (presque) tous les ans, le prix est de 16 euros, (auquel on ajoute les frais de port, soit 1euro pour 1 calendrier, puis 0,50 euros par calendrier supplémentaire)
Comme tous les ans, j'espère que vous serez nombreux à l'apprécier…
Et comme tous les ans, je vous en remercie chaudement!!!

mardi 8 novembre 2011

(bruncher le mardi)

(granola amandes, noix de pécan, graines de courge et pépites de chocolat)

(scones au potiron à tartiner de chèvre frais)

(buns miel avocat -chez cléa)

(salade mâche, vinaigrette au sirop d'érable)

(cake comme un croque monsieur - chez loukoum°°°)

(petits cake à la vanille végétaliens - recette oubliée)


(salade d'orange à la cannelle simplissime)

dimanche 1 mai 2011

la crémaillère, bienvenue chez moi (les déménageurs de luxe)

Il aura fallu se lever un dimanche matin, mettre son short (à paillettes si on veut) et des chaussures confortables.
Porter une multitude de petits cartons que j'avais essayé de préparer, pas trop lourds (en mélangeant allègrement mes foulards, mes photos et mes livres) mais bien remplis, pour changer de quartier...
ILS auront été plus que super. En deux heures, toute notre vie avait changé de rue. Et l'on commençait à retrouver les petits bols japonais (trouvés dans la boutique rue musette -où je rêve des bracelets colorés aux motifs de papier japonais, craignant pour mes trop petits poignets).
Merci.



Quelques semaines plus tard, nous avons pendu la crémaillère. Un petit personnage fictif nous a servi d'emblème pour la soirée, tout le monde à émargé la feuille de présence (même si certains sont arrivés très en retard).
Nous avons mangé, bu, discuté, rit, ouvert de chouettes cadeaux, goûté aux bulles et nous, découvert notre petit chez nous animé (et adoré cela).

A MANGER, chez les déménageurs de luxe...

sandwich de crêpes de pois chiches, petite sauce yaourt citronnnée, saumon fumé.

soupe concombre, menthe et féta à la paille.

burger végétariens deux parfums 
(roquette, tomates séchées, comté / confit d'oignon, comté, garnis tous les deux d'une galette de flocons d'avoine et de tofu fumé)

rillettes de sardines à tartiner (endives ou pain frais)

chips de panais, betteraves et carottes

pita citron-roquette-féta-huile d'olive

crackers et houmous

financiers parmesan - roquette


madeleines olives - thé matcha, biscuits chèvre et fenouil.
(et en dessert, le gâteau au chocolat de mingou et des carrés au citron)

(encore mille mercis à ces déménageurs terribles...)

vendredi 15 avril 2011

(plus tard, si tout va bien)

Tout file trop vite... J'espère seulement revenir très vite, vous raconter les tartes aux épinards, les crêpes du petit déjeuner et les bouquets de pivoines qui arrivent.




Pour patienter, un tout petit apperçu de notre crémaillère...
A très vite!

lundi 14 février 2011

la vérité rétablie (à chaque fois que tu fermes les yeux)



Le canapé est vraiment vieux et usé, sa couleur -bleue- diffère (entre les accoudoirs et les coussins), les motifs brodés disparaissent peu à peu. Pourtant, il reste chouette (quand on veut lire, être au chaud sous une grosse couverture et boire en thé en même temps).
Le cas de la grosse couverture. Un plaid en polaire (c'est moins joli, mais c'est chaud) bleu pâle, immense. Seul, on peut s'y enrouler aisément et préserver ainsi sa chaleur à soi. On y est bien (je l'aime beaucoup).


Le placard est rempli de boîtes de thé (Damman, souvent - l'amoureux est resté sur le joli design des élégantes boîtes noires), mais celui qui ressort souvent est un thé vanillé (surprise!) aux groseilles qui vient de l'épicerie fine autour du marché.


Il part bien (presque) chaque jour à vélo -et il arrive que le chat et moi, on le suive des yeux (les jours où je suis encore en train de finir un thé, où j'admire son courage quand il y a autant de buée sur les vitres - et quand il me dit "à midi" à travers les fenêtres).


Si la mélancolie et le silence sont apprivoisés (et devenus essentiels), on trouve aussi l'imprévu, les débordements, l'excès. Rien de grave. Juste, un trop plein de questions (et les choses de la vie, tout simplement).


Je n'aime pas tant que ça tailler mes crayons.


Tout n'est pas si petit (à part moi) mais ce n'est plus de ma faute. Une personne qui se reconnaitra a déjà plus qu'abusé de ce mot devant moi. Aujourd'hui, je marche dans ses pas et d'ici peu, tout sera petit et mignon (j'en suis sûre -Augustine, si tu me lis...)
Pour le reste, faut-il garder le mystère d'un cocon doux et merveilleux...


(mais je transmet volontiers les bonnes recettes, celles dont on s'inspire chez les autres et qui  arrivent ici changées et délicieuses -avec l'envie de tester la VRAIE, une fois quand même...)


LES PETITES CREMES AU PAIN D'EPICES
d'après une recette de Loukoum°°°
pour 5/6 petits verres (un mignon petit dessert)



2c. à café rases d'agar agar
1 œuf
50g de sucre en poudre (mélange de sucre blanc et de rapadura) + 1 cuillère à soupe
180g de mascarpone
65ml de liqueur de pain d'épices
150ml de crème fleurette bien froide

Dans un saladier, fouetter le jaune d’œuf avec le sucre. Ajouter ensuite le mascarpone, mélanger et réserver.

Prendre une petite casserole pour porter doucement à ébullition la liqueur de pain d'épices et l'agar agar. Fouetter régulièrement pendant 30sec à partir des premiers frémissements. Verser dans le mélange de mascarpone.
Monter la crème fleurette en une chantilly épaisse (il faut que tout soit bien frais -voir glacé), puis l’incorporer délicatement à la préparation mascarpone – liqueur de pain d'épices.
Ne reste qu'à monter le blanc d’œuf en neige (quand le fouet commence à laisser des traces dans le blanc, ajouter la cuiller à soupe de sucre et continuer à fouetter les blancs jusqu'à ce qu'il soit bien ferme). Incorporer avec délicatesse à la préparation.Répartir la préparation dans de jolis verres, laisser au frais pour quelques heures (possible la veille, mai sil faut les manger vite... sans soucis, je crois!)


(merci P!)


(et plein de douceur à K. pour son anniversaire...)

jeudi 6 janvier 2011

(souvent, en hiver-les cookies de P.)



Souvent, l'hiver, elle ne sort pas. 
Elle met de la musique, des choses douces ou mélancoliques, le plus souvent eux, sans se l'expliquer vraiment, mais il y a quelque chose qui la bouleverse là dedans.

Ce qu'elle préfère, c'est regarder les flocons se poser sur les fenêtres, faire des dessins dans les nuages de buée éphémères sur les vitres.
Le côté silencieux de la neige, qui imprègne les bruits, les rend fluides, ralentis.

Elle aime l'odeur du sapin dans l'appartement, la guirlande qu'ils se sont offert l'an dernier, celle avec des étoiles dans de jolis pompons blancs.


Quand les jours sont un peu tristes (ce qui arrive souvent quand on doit laisser la lumière allumée toute la journée tant le ciel est gris -léger mais gris) elle prépare des bredele en pensant à sa grand mère, qui, sans être alsacienne, préparait d'énormes boîtes de sablés de toutes les formes : des ours, des oies, des étoiles bien sûr, et des sapins -c'était noël quand même. 
Parfois, elle en offre à ses amis (ceux qui gardent son chat quand elle part en vacances) ou à sa famille (qui se disputent rapidement les vanillekipferl, irrésistibles biscuits noisette-vanille), mais surtout, surtout, elle en garde une boîte entière pour son amoureux. D'ailleurs, lui n'attendrait pas toujours les fêtes pour se lancer dans une dégustation.

L'hiver, elle porte un manteau gris assez doux et chaud trouvé l'an dernier pendant les soldes et son écharpe préférée, avec deux pompons. Elle n'oublie plus ses gants et marche vite, très vite pour ne pas avoir le temps de sentir des frissons remonter tout au long de sa colonne.
Elle s'arrête souvent dans des cafés -le même, surtout le mercredi, quand un groupe de jeunes gens se retrouvent après les cours et discutent de la prof d'anglais, d'une copine qui ne vient plus en soirée (et ils regrettent beaucoup qu'elle ait autant changé), de musique (des choses qu'elle ne connait pas), elle aime les entendre rire, se chercher, la façon qu'ils ont de se regarder, de se tenir…

Depuis que noël est passé, la boîte à biscuit est vide. Si l'amoureux a trouvé ça triste, en rentrant, mardi soir, il s'est ravisé quand il a vu la plaque couverte de gros cookies encore tièdes. (Il a moins aimé apprendre qu'ils n'étaient pas -tous- pour lui, mais il les a apprécié au point qu'elle a du se remettre au travail pour en faire une nouvelle fournée. Décidément, ce n'est une surprise pour personne, mais cette demoiselle n'a que de très bonnes recettes).


LES COOKIES DE P. (ici en vrai)
pour presque 20 biscuits (les miens étaient plus petits qu'elle)






100g de beurre mou
100g de sucre blond 
1 œuf
1 c. à café de vanille en poudre
220g de farine T110
1 c. à café de bicarbonate de soude
3 cuillères à soupe de poudre d'amande
2 poignées de pépites de chocolat
1 pincée de sel (ici, du sel ramené d'Australie, légèrement acidulé et parfumé -ceci dit, ça se fait très bien sans ;))


Préchauffer le four à 180°C. 
Mélanger le beurre et le sucre puis ajouter l'œuf. 
Dans un autre bol mélanger la farine, le bicarbonate, la levure, et la poudre d'amande, puis la pincée de sel et la vanille.
Ajouter cette poudre au mélange précédent, bien mélanger jusqu'à former une boule de pâte homogène. 
Incorporer les pépites de chocolat.
Avec les mains, former une boule de pâte (de la taille d'une noix, à peu près), les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (un peu espacées parce que les cookies s'étalent un peu) et les aplatir de la paume de la main. Cuire 10-11 minutes à 180°C.
Déguster entourés de gens très sympathiques et plein d'idées et des verres de cidre, ou avec son amoureux (et un verre de lait, c'est bien aussi)


*édit* 
il est encore possible de commander des calendriers! à voir ici!

lundi 3 janvier 2011

(de rigueur)

 (de retour, bientôt!)

jeudi 16 septembre 2010

il y a, ce que mon coeur peut porter...


Un matin, elle s'est réveillée seule, la fenêtre entrouverte laissant passer le soleil.
je me suis perdue...
Elle se parle seule. Cela arrive parfois. Les mauvais jours, les jours aux matins mélancoliques, ceux où le thé se doit d'être vanillé, les biscuits encore tièdes (ou les tartines généreusement recouvertes de miel).
je me suis perdue sans le voir...
Et cela, ça lui fait peur... En refermant les yeux, des souvenirs lui reviennent, la partie de volley dans le sable envahi de mauvaises herbes, accompagnée de fou rires (et pourtant, elle n'avait pas gagné), les vacances à vélo sous un ciel bleu absolu, sa chambre de petite fille où les dessins du papier peint offraient mille histoires, les sandwichs jambon beurre qu'elle adorait (surtout quand elle était malade -comme la fois où malgré les maux, elle écouta charlie et la chocolaterie sur son petit lecteur cassette trois fois et que son frère, attentionné lui avait préparé trois sandwichs minuscules (pour ménager son estomac) qui se révélèrent divins).
perdue dans sa jungle de toute petite vie, dans ce cocon qui s'est enroulé tout autour d'elle et qui la protège si bien.
perdue dans ses rêves, sa nostalgie, ses regrets, perdue dans ce qu'elle aurait voulu être et qu'elle attend encore.
perdue dans des images d'un atre temps, des parfums de sucre et d'épices, de goûters sous les arbres, l'été.
il y a, ce que je peux faire - et ce que je ne peux plus changer.



LES COOKIES DE R.




50g d'amandes entières moulues
100g de farine (blé, T80)
30g de flocons d'avoine
50g de sucre intégral
une pincée de fleur de sel (de l'île de ré)
3c. à soupe d'huile d'olive
2 bonnes poignées de pépites de chocolat
un peu d'eau ou de lait

Préchauffer le four th. 7.

Mélanger les amandes, la farine, les flocons, le sucre et le sel dans un grand bol. Ajouter l'huile d'olive et sabler la pâte (comme pour faire un crumble). Mettre les pépites de chocolat puis le lait afin de rendre la pâte bien homogène. Former des petites noix et les écraser du bouts des doigts sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 13 à 15 min. Les cookies doivent être colorés. Laisser refroidir sur une grille.

Déguster tiède, avec un verre de lait frais, en réfléchissant à ce que l'on a envie de faire, en vrai, finalement.

jeudi 17 juin 2010

Big in Japan _ pour commencer


Il y a quelques jours, je relisais un billet délicieux aux histoires d'aéroports tentaculaires et aux destinations mystérieuses d'une demoiselle qui avait certainement déjà parcouru des kilomètres au dessus de ma tête, alors que moi, il y a quelques semaines à peine, je prenais l'avion pour la première fois (jusque là, le bus, le train et la voiture s'était montré arrangeant, m'emmenant dans des endroits très chouettes, où la sangria se sert au pichet, où les gondoles se promènent discrètement sur les canaux, où le pain d'épices se trouve dans des boîtes bien décorées de personnages dorés et rouges -alors que Noël est passé depuis des mois).


J'avoue avoir eu un peu peur à l'idée d'autant de vide, mais j'ai surtout fini par me faire gronder -très gentiment- par l'hotesse de l'air, please, close the porthole! tant j'étais fascinée par les nuages, les plages brunes, ombragées, verdoyantes de mon hublot.


Poser le pied sur le sol japonais, avertie de leur manque de chaleur à l'arrivée dans le pays, s'est finalement bien passée. Le fromage a passé les douanes, et nous avons aperçu nos noms soigneusement écrit au feutre vert. Récupérer nos valises dans le calme organisé, silencieux.
Nous avons découvert Tokyo par les fenêtres de la navette qui nous accompagnait à l'hôtel à la nuit tombée. Des lumières, mais pas encore l'image de la démesure -juste des zones plus industrielles, dissumulée derrière de hauts murs de béton.
Le soir même, nous avons plongé dans l'ambiance tamisée du bar de l'hôtel, leurs bières traditionnelles -mangé des cacahuètes servies à la petite cuiller.

Le matin, le ciel a été gris et a gardé sa couleur délavée toute la journée.


La station de métro, à quelques pas de l'hôtel, se révèle être l'une des plus importantes de la ville. Se retrouver sur les plans de lignes entremêlées, acheter deux billets en direction de Tsukiji (le marché aux poissons) sachant que l'heure est largement passée et qu'il n'y aura plus rien à voir sous les halles que des stands vidés, déserts (mais si vous voulez voir à quoi cela ressemble, allez voir par ici).

Goûter aux premiers suhis qui défilent sur un tapis, entre deux jus de fruits (orange ou raisin) et de belles tranches de melon vert.


Autour, Ginza regroupe des rues larges -et piétonnes ce jour là- aux magasins de 10 étages. Les enseignes s'étalent verticalement comme autant de cartes de visite suspendues aux immeubles.
J'aime tout particulièrement les parapluies danser avec grâce sur les pavés, abritant des japonaises sophistiquées, perchées sur des aiguilles longues souvent d'une dizaine de centimètres.


(Se baigner dans les onsen -sources chaudes- dans la baie d'Odaiba, profiter du voyage sur la ligne Yurikamone qui glisse au dessus de l'eau comme dans un manège, vivre la fête dans une ruelle habillés de yukata rouges sublimement illustrés, goûter aux glaces -sésame noir et thé matcha, ce dernier restera notre parfum fétiche jusqu'à la fin du voyage- rentrer encore une fois dans les lumières féériques de Tokyo)

La prochaine fois, il y aura des temples, des biches peut être et des dessins, sûrement. Et un mini cheesecake à la banane.

jeudi 7 janvier 2010

la tarte aux carottes, le thé chaud, le retour des voix l'après midi...


(la recette de janvier)



Ce n'est plus un secret. quand il dit il fait froid, juste ces quelques mots et elle frissonne. Et elle n'aime pas ça.
Ce qu'elle préfère, c'est la douceur des jours de printemps, l'odeur fraîche des jardins, le silence glacé brisé par le chant des oiseaux.
Ou encore, la jolie tasse de thé brulant (qu'elle ne boit que lorsqu'il a déjà tiédi) à serrer fort contre elle, sentir la chaleur qui se dégage comme les calins de ses grands bras.
Elle aime aussi laisser mijoter des curry, les réchauffer le soir, puis le lendemain pour redécouvrir de parfum des épices qui s'épanouit un peu plus à chaque fois.


Et les soupes onctueuses avec les tartines de fromage -en rêvant de croque monsieur, même avec du tofu dedans.


La veille, elle avait préparé un épais gâteau au chocolat, dont le coeur, un peu mal cuit est resté fondant presque 10min après la sortie du four (mais il était vraiment difficile d'attendre plus longtemps). Ils s'étaient un peu disputé, à qui reviendrait le meilleur et puis, il a terminé le plat, en raclant les bords délicieusement craquants au reste de pâte crue.
Il est étrange, elle s'est dit un moment -ou gourmand, tout simplement.

Pas question de gâteaux moelleux ni de chocolat. ni de galette, d'ailleurs.
Juste de la tarte aux carottes qui aurait dû être partagée... et que l'on a mangé tous les deux, finalement.


TARTE AUX CAROTTES
pour manger l'hiver à 4 gourmets


140g de farine de sarrasin
50g de flocons d'avoine
4c. à soupe d'huile d'olive
1/2 verre d'eau
un peu de sel

6 belles carottes
1 échalotte
2 oeufs
100g de chèvre frais (type petit billy)
2 grosses poignées de raisins de corinthe
1 belle c.à café de curry
1 petite c. à café de piment d'espelette, pour réchauffer...


Préparer la pâte en mélangeant les flocons, le sel et la farine avec l'huile. Sabler. Ajouter ensuite l'eau et pétrir jusqu'à obtenir une belle boule.
Etaler, mettre dans un moule à tarte huilé. Laisser reposer.
Préchauffer le four th. 6.
Hacher l'échalotte, raper les carottes et faire dorer doucement le mélange dans une sauteuse. Ajouter un peu d'eau si besoin (il faut laisser les légumes, jusqu'à ce qu'il soient un peu fondants.)
Pendant ce temps, battre les oeufs avec le fromage de chèvre. Ajouter délicatement les raisins, assaisoner avec le curry et le piment (à doser selon vos goûts -on peut également glisser un voile de cannelle, c'est très bon).
Quand les carottes sont prêtes, les ajouter au mélange avant de verser sur le fond de pâte.

Enfourner le tout pendant 40min environ.


Elle a trouvé que tout cela se mangeait bien froid (malgré le temps), l'imagina déjà dans un pique nique estival -mais tu as dit que tu mangeais de l'hiver -j'ai juste changé d'avis, elle a dit. Et elle a repris deux carrés de chocolat.

mercredi 6 janvier 2010

(2010)




& des recettes, bientôt...

vendredi 1 janvier 2010

la nouvelle année, la neige, le cake à la vanille...


Quand le jour a commencé à décliner hier soir, le four ronronnait doucement. Les lumières de la ville faisaient briller les arbres, le ciel bleu gris profond s'étendait de tout son long. A l'interieur, le chaud et les parfums de vanille du cake que l'amoureux avait réclamé pour le dernier goûter de l'année.
Il y a eu quelques bulles et juste quelques mots pour marquer le changement. Et puis... Cette nouvelle année -étrange impression qu'on pourrait tout changer malgré une matinée comme les autres- sera pleine de symboles... Après les mystères de l'an dernier, il ne reste que peu de temps pour finir... Et attendre le mois de mai...
Le cake à la vanille sent encore délicieusement bon ce matin. Dans les grands bols blancs, j'ai préparés deux chocolats bien mousseux, redécouvrant avec bonheur les plaisirs de la boite orange de mes petits déjeuners, avant. Le canapé est tout doux, l'année commence bien.




LE CAKE A LA VANILLE
simple, tout simple pour les premiers jours de l'année...

inspirés des goûters de belleblé, la princesse des moelleux à partager

3 oeufs
80g de sucre
20g de cassonade vanillée
2c. à soupe d'huile d'olive
1c. à soupe de crème de soja
140g de farine (blé et sarrazin mélangées)
2c. à café de levure
1 pincée de sel
60g d'amandes entières moulues

Préchauffer le four th. 7.
Dans un saladier, battre ensemble les oeufs et le sucre, jusqu'à ce que le mélange mousse et augmente de volume.
Ajouter l'huile, la crème de soja et la cassonade, puis les farine, la levure, les sel et les amandes.
Verser le tout dans un moule à cake, saupoudrer de cassonade sur le dessus en enfourner pendant 45min.

On peut encore compter les jours... les commandes sont ouvertes jusqu'à la fin du mois...
Et un doux merci à tous ceux qui guettent leur boîte aux lettres... (les envois sont -un peu- retardés... mais ça arrive!)
très belle année 2010!

samedi 12 décembre 2009

pour compter les jours...



Glissé ici ou là...

La surprise de Mlle chéchée arrive enfin.

Pour accrocher des dessins dans la cuisine, ou pour ne pas oublier les anniversaires.
Pour s'imaginer l'été, s'impatienter de l'automne.
Un calendrier fabriqué par mes petites mains.



Il suffit de passer commande par mail (ici) -la quantité, votre nom et votre adresse- et en échange de 15 euros par calendrier (frais de port compris, donc dégressif s'il en y en plusieurs) il arrivera dans vos boîtes aux lettres d'ici la fin de l'année...

vendredi 13 novembre 2009

les petits financiers


Il faut passer par un petit jardin, peuplé de bancs en bois et d'arbres pointant vers le ciel, avant de tomber dans leur rue. Les trottoirs que je connais presque par coeur, le rythme avec lequel on y avance, le feu tricolore, les creux bétonnés, les vitrines lumineuses des grands magasins et puis l'immeuble, enfin. La porte lourde sent l'ancien, la poignée dorée usée d'avoir été tournée. Je pousse des deux mains.
Monter les marches le nez en l'air, guetter le sourire qui apparait à l'étage.
Il fait chaud, aussi chaud que la tendresse des bonjours, des abats-jour de l'entrée fleurie. Et ça sent bon.
Il ouvre la porte, nous embrasse. J'aime son élégance de vieux monsieur, le pull bleu clair, le foulard de soie pour se tenir chaud -il est frileux, un peu- sa stature. Il aime faire la cuisine, excelle dans le sauté de volaille à la moutarde, toujours coloré, moelleux, ou les légumes mijotés -une pointe d'ail et des olives.
Elle est drôle, rassurante. Elle rit souvent, sait raconter des histoires de goûters de veuves délicieuses, ou chuchoter des anecdotes improbables -et quelques regards complices. Elle a fait des robes de petites filles, celles qui tournent, avec des smocks parfaits et de jolis boutons nacrés.
Sur son frigo, on trouve un carte postale qui calme les envies de glaces décadentes qui a amusé tous ses petits enfants. Mais les petits financiers préparés juste pour eux, je crois, ont réveillé sa gourmandise. Je crois qu'elle a aimé. Et lui aussi.

LES FINANCIERS DE MA GRAND MERE
pour un sachet de gourmandises et de quoi goûter, avant (environ 11 financiers)


2 oeufs
65g de sucre intégral
1c. à soupe de jus de citron
4c. à soupe d'huile d'olive
50g de farine, dont 40g de chataîgne
80g d'amandes entières hachées finement
Préchauffer le four à 150°.
Battre les oeufs et le sucre au batteur éléctrique jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter la cuiller de jus de citron, l'huile d'olive, mélanger. Terminer avec les farines et les amandes.
Remplir les moules jusqu'aux bords (ça ne va pas déborder) et enfourner 12 à 15 min.
Laisser refroidir quelques minutes pour ne pas se brûler les doigts puis démouler sur une grille. Avec le sucre intégral, les financiers vont être un peu collants, mais un peu plus caramélisés, mais on peut les faire avec moitié intégral, moitié roux (ils seront plus moelleux).

Emballer, préparer une étiquette, fermer. Esperer fort de faire plaisir un peu, même pour un anniversaire surprise...

jeudi 5 novembre 2009

les arnaques en cuisine -transformer la soupe de potiron, les samedis soirs enchantés...




De longues plages de papiers noircies.
Des accordéons à gourmandises suspendus.
De la musique (Peter Von Poelh, Elvis Perkins et des filles aussi) la lumière plus douce, des verres alignés sur le plateau brillant.
Des amis, du rouge sur la cheminée (admirer au passage l'étiquette très jolie et infiniment sobre), des bulles pas très dorées.
Des chats qui font la tête sans que l'on comprenne pourquoi.
Des légumes déguisés.
Une petite robe noire. Et le reste en images -plus tard, peu être, celles de ce que l'on a mangé, entre deux mots sur Paris qui arrive dans 3 semaines, et les projets du mois de mai.