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mercredi 24 février 2010

un bruit, la fin de l'hiver et se lever tôt...



Quand au réveil, on découvre qu'il fait bien plus doux que les autres jours, j'ai toujours envie de rire. Plaisir fabuleux de voir de la lumière chaude et orangée sur les façades et entendre le chant magique des oiseaux, celui qui fait tant de bien.

Il y a bien des choses qui se pressent aux portes de la boite à sardines. Des biscuits chèvre-polenta (et apprécier le croustillant très particulier de la semoule), des crèmes au chocolat accompagnées d'indispensables biscuits aux amandes en flocons de neige, des flans à la butternut (de sa faute à elle qui en a toujours tout plein dans sa cuisine), des muffins sésame cacao, des soupes brocolis-anchois. On a aussi eu le bonheur de goûter les vrais filets de truites fumés (sur du pain au sarrazin et du fromage de chez nous, mais j'en reparlerai...) et de déguster un soir tout gris des tartelettes poires cranberies vanillées en imaginant ce que ce sera, dans quelques mois...

On s'est presque perdu dans ces recettes... dans les lignes de cendrillon que je dévore sur le canapé bleu, dans mes dessins encore un peu secrets, dans des papiers vergés, des carnets griffonés, dans les thés vanillés, dans des enveloppes cousues de fil d'or...

Bientôt, j'espère un très beau gâteau que je pourrai partager, avec du chocolat dedans, un peu de citron (ou du yuzu?), un biscuit noisette, du crêmeux, du craquant...
Pendant que j'y réfléchis, tous les souvenirs gustatifs de nos derniers jours, et même, une ou deux recettes pour combler les petits creux -ou manger des légumes.


PETITE SOUPE BROCOLIS-ANCHOIS


Il suffit de prendre une petite échalotte et de la couper assez grossièrement avant de la faire revenir dans un peu d'huile d'olive, dans une casserole à bords haut. Faire bouillir de l'eau.
Dans la casserole, ajouter le brocolis (l'équivalent d'un demi brocolis je pense) et couvrir d'eau. Quand le brocolis est tendre (environ 20-25min), on égoute (un peu, parce que j'aime les soupes un peu épaisses), on ajoute les anchois (8 à 10 filets en boîte) et on mixe finement (ajouter du lait pour arriver à la consistance souhaitée).

On peut saupoudrer d'aneth, un peu, et poivrer, surtout. Manger bien chaud, avec ou sans tartine de gorgonzola.


LES MUFFINS DE CLEA
(ici en vrai)

150g de farine de blé (on peut mélanger avec un peu de sarrazin)
2c. à soupe de sirop d'agave
1c.à café de levure
un voile de cannelle
1c. à soupe de cacao non sucré
20g de graines de sésame (toastées)
50g de pépites de chocolat
1 oeuf
1 grosse c. à soupe de tahin
un verre de lait (de soja, ici)

Préchauffer le four th.7.
Mélanger la farine, les graines de sésame, le cacao, la levure et les pépites dans un bol.
Dans un autre bol, battre l'oeuf, le lait, le tahin et le sirop d'agave. Verser ce mélange sur l'autre, amalgamer. Remplir les moules à muffins (on en a rempli 7) et enfourner pour 12min.

dimanche 5 avril 2009

Ce que l'on ferait si -des pâtes ensemble...


Le soir tombait plus tard depuis la nuit dernière, peu être avant, mais elle n'y avait alors pas prété attention. Dans la poche de son manteau gris, celui qu'il lui avait offert l'été de leur vacances en Italie, alors qu'ils mangeaient des glaces succulentes dans les ruelles pavées en s'entrainant à demander la pane sur les pallina di gelati, elle sentit le papier froissé.

Elle s'assis sur le banc sous un platane, inspira pour se remplir de l'air frais du jardin. Elle comptait. 499, 498, 497...

Le papier froissé entre ses doigts -finalement, un vulgaire bout de papier. Elle ferma les yeux, sourit. L'amoureux aurait du être là. Avec ces bras et ses mots, son odeur, la douceur de ses chemises dans lesquelles elle se plonge pour oublier.

Le soleil déclinait. Elle se leva, sortit du parc verdoyant, avant de prendre la rue des antiquaires. Les vitrines éclairées étalaient leurs merveilles, des chaises rouges, une robe fleurie qu'elle aurait mise pour le premier pique nique de l'été, de jolis verres à vin, des chocolats de pâques.
Un restaurant un peu plus loin avait sorti audacieusement sa terrasse. De grands fauteuils en osier entouraient des tables rondes recouvertes de nappes aux entrelas brodés. Elle trouva cela charmant, décida de s'y arrêter. Elle avait faim.
La carte affichait des choses simples, le patron n'étant pas un grand cuisinier (c'est du moins ce qu'il lui dit lorsqu'il prit sa commande, s'excusant de la briéveté des plats proposés et de leur banalité). Elle se décida pour une belle assiette de pâtes aux brocolis, tomates séchées et anchois, ainsi qu'un rouge, qu'elle but par petites gorgées en attendant son plat.

PÂTES PAPILLON BROCOLIS TOMATES SECHEES & ANCHOIS




180g de pâtes sèches
de belles fleurs de brocolis cuites al dente à la vapeur
3-4 tomates séchées à l'huile
1 petite gousse d'ail
1/2 boite d'anchois
du thym
du poivre
du parmesan

Cuire les pâtes al dente (2 à 3min de moins que sur le paquet)
Couper les tomates en lamelles, égouter un peu les anchois. Dans un wok, faire sauter les brocolis dans un peu d'huile et l'ail haché très finement. Ajouter les tomates, les pâtes, bien mélanger, finir avec les anchois (là, il ne faut plus trop remuer, sinon les anchois tombent en morceaux et c'est moins joli). Assaisonner, recouvrir de parmesan et manger bien chaud.

La carte des desserts regroupait quelques tartes aux fruits de saison et une crème brûlée à la pistache. Elle hésita, fini par prendre un café en espérant surtout le carré de chocolat qui l'accompagne. Le service à café était dépareillé, une tasse blanche aux motifs dorés, la soucoupe aux fleurs graciles rosées. Elle tourna machinalement sa cuillère en écoutant distraitement les cristaux de sucre fondre contre les bords.
Elle resta attablée un moment. Le temps ne comptait plus vraiment. Et puis, l'amoureux était enfin arrivé. Elle verrait bien où il voudrait aller.

jeudi 14 août 2008

un clafouti, parce qu'on aime manger dehors...


La douceur des derniers jours changent considérablement nos soirées. La ville se transforme, sort ses habitants de belle humeur, les terrasses se remplissent, on se bouscule, gentiment, devant les bons glaciers; on sent un air tout léger.

Ces jours là, quand le soleil veut bien s'attarder un peu, on se retrouve en fin d'après midi dans un petit bistrot dans les rues pietonnes où l'on peut se noyer dans le ciel bleu et se rafraîchir agréablement. Chéché arrive, alors, les bras chargés : une boîte à pique nique bien garnie, un thermos de thé (étrange, mais j'aime finir mon repas par un thé accompagné de chocolat) et deux pulls, on ne sait jamais.
On en profite pour faire quelques boutiques tous les deux, voir les prochains livres à lire, feuilleter ceux que l'on rêverait d'acheter, repartir avec un coup de coeur, parce qu'elle avait dit que c'était bien.
Il y a, dans le centre, plusieurs parcs ombragés, avec de jolies fontaines, un petit coin d'herbe encore verte et de grands arbres vertueux. Les passants s'amusent parfois de nous voir prendre ces jardins comme notre jardin imaginaire -celui qui nous manque. Heureusement, ils sont peu nombreux.
Et puis, on déballe.
Souvent, j'ai préparé des petits sablés au chèvre, pour commencer, une salade de carottes (à chaque fois différente parce qu'on aime lui associer tout un tas d'épices, de fruits...), des tartelettes aux légumes parce ce qu'elles sont pratiques à manger comme à transporter. Piocher, goûter, manger avec les doigts... Se retrouver un peu hors du temps...
Et puis parfois, au fil de nos promenades gourmandes, on tombe sur des pépites pour les piques niqueurs amoureux que nous sommes....

CLAFOUTI AUX ANCHOIS ET POIVRONS ROUGES
pour deux pique niqueurs professionnels
d'après la recette de Tiusha
80g de farine
2 oeufs
20 cl de lait
quelques filets d'anchois
1 poivron rouge coupé en petits dés
du thym, du piment d'espelette
Préchauffer le four th7.
Battre les oeufs, le lait et la farine. Verser l'appareil dans un plat à gratin huilé et fariné. Déposer les filets d'anchois puis les dés de poivron.
Saupoudrer de thym et enfourner environ 15 à 20 minutes. Au bout de 10 minutes, ajouter un peu de piment d'Espelette.
Laisser refroidir, découper en cubes, glisser délicatement dans une boîte à pique nique et laisser au frais pendant quelques heures, c'est meilleur.
Déguster dans un jardin...



La soirée s'éternise souvent sur une terrasse à refaire le monde... avec quelques carrés de chocolat, ou des muffins maison...

lundi 19 mai 2008

petit retour sur l'aire d'autoroute... mais plus de vacances


Avant le départ, nous avions réfléchi, chéché et moi, à tout ce que nous devions emmener. Comme nous ne sommes pas très organisés, il ne fallait rien oublier; en plus, le temps plutôt incertain ne rend pas la tâche facile (le plaisir de se retrouver en tongs sous une pluie fraîche ou en pull doux et chaud sur la plage trop ensoleillée...). Et dans notre petite voiture, on est vite serrés comme dans une boîte à sardines... il fallait donc choisir soigneusement ce que l'on voulait prendre.
J'ai plongé mon nez dans l'armoire. Retrouver mes robes de l'été, celles qui ont gardé l'odeur de soleil de l'année passée, les jupes vaporeuses, des chemisiers légers. Pendant que j'essaie de plier correctement mes tenues printanières, afin de faire honneur à l'illusion de saison, chéché me parle... me rappelle le restaurant où il voudrait retourner, le petit marché couvert où il avait trouvé un si bon gâteau basque, le café sur le sable où nous avions goûté le loupiac... Je lui rappelle doucement qu'il faudrait surtout qu'il pense à remplir la valise, lui aussi, et qu'un simple short de bain ne l'habillera pas pendant une semaine, surtout quand on aime à se faire beau... Finalement, chacun arrive à ranger ses vêtements: bien repassés, bien alignés. Je glisse mon livre (je n'ai pas envie de le finir, l'écriture est si belle...), choisi quelques crayons, un petit carnet moleskine. Je suis prête. Enfin je crois.
Ne reste plus qu'à préparer le pic nique. Nous imaginions une boîte parfumée, une pâte fine, des anchois comme en été... un pic nique de vacances...

PISSALADIERE COURGETTES ANCHOIS
pour 2 sardines en exil
pour la pâte à pain
200g de farine (100g d'épautre et 100g de blé complet)
1 sachet de levure boulangère
1c. à soupe d'huile d'olive
1 pincée de sel
de l'eau tiède

Mélanger les ingrédients dans l'ordre. Ajouter 'eau pour obtenir une belle boule de pâte. Couvrir d'un torchon propre et laisser reposer 1h au moins dans un endroit chaud.

pour la garniture
1 courgette
2 oignons
8 anchois (en boite)
Un peu de chèvre frais écrasé avec un peu de lait
du thym, de la cannelle, du piment d'espelette
un peu d'huile d'olive

Préchauffer le four à th7.
Eplucher les courgettes (si elles ne sont pas bio), les couper en rondelles. Faire de même avec les oignons. Mettre le tout dans une poêle avec un peu d'huile d'olive, et laisser compoter 20 petites minutes à feu doux.

Foncer un moule à tarte (il nous est resté un peu de pâte, on en a fait des petits pains aux graines...)
Mettre le mélange chèvre-lait puis celui courgettes-oignons. Déposer les anchois, saupoudrer légèrement de cannelle, généreusement de thym et de piment d'espelette.
Glisser au four pour 20min.
Délicieuse froide aussi, avec des tomates en quartiers... sur une aire d'autoroute, une après midi du 8 mai...
cette recette participe au légume vedette de ligne et papilles...

dimanche 18 mai 2008

des pâtes, parce que à deux, on est heureux...



Ce matin, alors que je travaillais très consciencieusement dans mon lit, chéché est venu me murmurer doucement à l'oreilleà quel point il était heureux que je sois là. ici. avec lui.
Ces petits mots doux me sont précieux...
Après deux ans passés à se voir des petits bouts de weekend, à se quitter sur des quais de gare, à retrouver son appartement empli de l'odeur de l'autre mais sans lui... on apprécie pleinement cette année de partager le même nid.
J'aime préparer le petit déjeuner pour deux, traîner sur le rebord de la fenêtre pour prendre le soleil tout en se faisant la lecture, choisir ensemble les photos que l'on va accrocher dans le salon...
C'est parfois étrange de se dire que le simple fait que l'autre soit là, à coté, suffit à rendre heureux.
Du temps où nous étions séparés, chéché avait pris l'habitude de m'accueillir le vendredi soir avec une belle assiette de pâtes. Pesto, bolognaise au thon, sautées aux aubergines, fromagères... C'est resté notre petit plat réconfort, celui qu'on cuisine à deux, pour se souvenir qu'on est si bien ensemble...

LA PASTA DES AMOUREUX

pour 2 chéchés retrouvés

120g de spaghetti complets

2 petites courgettes

1/4 de poivron rouge

1/2 aubergine

2c. à soupe de jus de citron

1c. à soupe d'huile d'olive

3 gousses d'ail

1 belle poignée de fruits secs (amandes, noisettes, pistaches, pignons de pin)

du persil, du thym, piment d'espelette

1/2 boite d'anchois


Commencer par préparer les légumes : les éplucher et les tailler en petis dés. Placer dans un plat à gratin, les arroser de citron, d'huile d'olive, ajouter 2 gousses d'ail, saupoudrer d'un peu de piment d'espelette et de thym. Enfourner pour 1h15, th5-6. Remuer de temps en temps...

Pendant ce temps, préparer le "pesto" : torréfier les fruits secs dans une poêle. Les piler au mortier avec la gousse d'ail restante. Hacher le persil et ajouter. On peut diluer un peu la préparation avec un peu d'eau de cuisson des pâtes ou un peu d'huile d'olive.

Cuire les pâtes bien al dente (on les fait revenir ensuite avec les légumes donc elles finiront de cuire).

Poêler rapidement les anchois. Ajouter les légumes, puis les pâtes rincées et égoutées.

Terminer par le pesto.

Servir immédiatement, avec un peu de parmesan fraîchement rapé... Et manger avec un bon verre de vin rouge...