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jeudi 27 octobre 2011

où je suis (les tartelettes de l'amoureux)

(m. me manque)


Elle vit dans un monde imaginaire. Elle ne sort jamais -sauf quand elle est vraiment obligée- et préfère son fauteuil près de la fenêtre que n'importe quelle soirée dehors avec du monde, du bruit, des étincelles. Elle voudrait sa vie calme, lisse, reposante. Une vie qui laisse de la place pour tout ce qu'il y a à l'intérieur. Ce qui est vraiment important pour elle. Ce qui ne se voit pas.


Elle pourrait rester des heures à compter les gens qui passent sous son balcon, comme si chacun d'entre eux avait quelque chose à lui dire, quelque chose de silencieux, de précieux. Qui comprendrait que l'on apprend à connaître les autres, aussi en les regardant?


Sa vie du dedans est bizarre. A la fois triste et belle, pleine de regrets et d'envies, de souvenirs et de chimères. Une vie à elle banale -c'est du moins ce qu'elle pense, et la solitude ne fait que renforcer ça. 


Des photos de la mer, des rêves réalisés placardés aux murs pour ne pas oublier que cette vie peut exister, en essayant un peu. Et puis elle se replonge là, au fond, au plus loin. Qu'on ne vienne pas la chercher. Des fois, elle n'est plus là. Une absence discrète. Pour mieux revenir.
Elle n'aime pas sortir. Elle aime voir les autres, de loin. Les entendre parler d'eux, de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font. Ca la rassure. 


Dans la réalité, l'amoureux fait des tartelettes -il cuisine encore un peu, surtout des pâtes pour mon plus grand bonheur- qui ont convaincu tous les goûteurs. Il fallait bien partager ça, non?


LES TARTELETTES DE L'AMOUREUX
pour 12 tartelettes environ (ça dépend de la taille de vos moules, évidemment)






pour la compotée : 
2 oignons
1 poire bien mûre
un peu de sucre
1 belle c. à soupe de confiture de chardonnay 
du chèvre mi-sec (ou de la bûche)
une noix de beurre
sel, poivre


Eplucher les oignons, les émincer et les faire revenir dans une poêle avec un petit peu de beurre.
Eplucher la poire, la tailler en petits dés et l'ajouter aux oignons. Faire revenir encore 1min puis laisser compoter sur feu doux, avec un voile de sucre et un peu d'eau.
Quand la compotée a réduit, ajouter la confiture (et encore un peu d'eau si c'est trop épais) et prolonger la cuisson jusqu'à ce que le mélange ait la consistance d'une confiture.
Réserver.


Pour la pâte :
Préparer une pâte à tarte sur ce modèle : 
60g de farine complète
30g de flocons d'avoine
2 c. à soupe d'huile d'olive
un peu d'eau

Préchauffer le four th.7.
Froncer les moules à tartelettes. Précuire 5min à 180°.


Garnir les fonds de tartes avec le confit oignon-poire. Déposer une rondelle de chèvre mi-sec et remettre au four pour 5-6min. Manger autour d'un verre, des gourmands curieux, des gens qu'on ne connait pas -mais ça va venir-, des enfants qui jouent (et qui de toute façon, préfèrent les chips dans des assiettes en carton).

mardi 26 avril 2011

ce qui fait que





(lyon, avril 2011)

Il y a un grand plateau de fromages. 
Les boîtes de crèmes de marron. La chantilly.
Il y a des pâtes (même si avec le temps, les préférences ont changé -crème fraîche pour P., beurre pour G., huile d'olive pour L. et moi- mais tout le monde s'entend sûrement sur une assiette de coquillettes réchauffées au beurre, bien dorées et à peine croustillantes (souvenir absolu d'enfance comme la meilleure façon de finir le poulet -froid servi avec les pâtes imbibées de jus goûteux et parfumé)).


Il y a un désamour certain pour les rognons, les bonbons et les caramels. 


Le bon pain.
La compote de pommes -devenue extra-ordianire avec juste des blancs battus en neige et un peu de vanille.
Les crêpes bien fines (et celles terminées froides le lundi matin).
Les choses simples (et du chocolat noir sur le côté bien fariné du pain).


Il y a tout ça et encore...


TARTE MOUTARDE/CHEVRE
pour 2 -essayer de garder ce qui fait que je suis ce que je suis-


5c. à soupe de farine (blé T80 et sarazin ici)
1c. à soupe d'huile d'olive
2 à 3c. à soupe de yaourt brassé


de belles feuilles de moutarde (ou d'épinard)
du chèvre en bûche 
le reste du yaourt
sel, poivre


Préchauffer le four th. 7.
Préparer la pâte en mélangeant les ingrédients : former une boule de pâte lisse, étaler finement sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.


Assaisonner le yaourt, ajouter du fromage de chèvre écrasé grossièrement à la fourchette. Etaler sur le fond de pâte.
Laver les feuilles de moutarde. Disposer sur la tarte. Répartir de très fines tranches de chèvre et glisser au four pour 12/15 min.
Manger chaud, tiède -apprécier. 


En dessert, je ne sais pas ce qu'il y aura (il y a ce qui fait que je suis moi- avec eux et sans eux- finalement, il y aura du chocolat).

mercredi 23 février 2011

la tarte poireaux-morbier (merci C.)



C'est étrange, la famille, parfois. 
D'une part, on voue un amour profond et indescriptible pour les siens, ceux qui nous souriaient à la sortie de l'école, ceux avec qui on a soufflé nos bougies d'anniversaire, ceux qui nous on vu pleurer, faire le clown, hurler, rire, douter. Ceux avec qui on discute au téléphone en rêvant d'habiter dans la même ville, ceux à qui on pense souvent parce que les choses ont fait qu'ils sont loin, maintenant, ceux que l'on espère revoir vite (ça fait trop longtemps, vraiment). Ceux à qui on prépare des gâteaux à étages, ceux à qui on a besoin de dire qu'on les aime, surpasser sa pudeur. Ceux avec qui on peut être soi. 


Et puis, il y a la suite. Il y a celui qui devient ma famille.


Et d'arriver, avec lui, ce monde étrange et inconnu. Celui qui va nous apprendre des choses sur ce qu'il a été, là où il a grandi, les courses en vélo dans les pentes vertigineuses du Jura, les plats de pâtes du vendredi préparés par un papa de là bas, les gourmandises cachées dans un placard (dans le salon et chose qui me surprend encore -personne n'allait s'y servir, malgré les appels au crime qui pouvaient s'y trouver) par une maman... un peu gourmande, c'est tout. Et apprivoiser ce monde là. Trouver sa place. S'y sentir bien. Comprendre.
Et prendre chaque petit geste comme preuve d'un, tu es bienvenue, tu sais.
Comme les kilos de fromages rapportés, venus tout droit de la fromagerie et surtout absolument délicieux...


LA TARTE DE C., POIREAUX MORBIER
pour une famille à 2


60g de farine de blé T110
20g de flocons d'avoine
1c. à soupe de purée d'amandes
1 petit verre d'eau 
1 pincée de sel


2 poireaux
1 petite c. à soupe d'huile d'olive
1 beau morceau de morbier
1c. à soupe de moutarde
du poivre


Préparer les poireaux : enlever la première couche, le couper en 2 dans la longueur, puis le tailler finement. Laver soigneusement. 
Dans une petite poële, faire revenir les poireaux dans l'huile d'olive, mettre un peu d'eau, couvrir et laisser cuire sur feu moyen (5-6 min). Egoutter si besoin.
Préchauffer le four th. 7.
Faire la pâte : Dans un bol, mettre la farine, les flocons, la purée d'amandes et le sel, sabler le mélange. Ajouter l'eau doucement, jusqu'à former une boule de pâte lisse.
Etaler et froncer un moule à tarte (18cm chez nous), tartiner le fond de moutarde, couvrir des poireaux et de fines tranches de morbier.
Enfourner 20min.


(Parce qu'on ne compte pas -mais google le fait pour nous- c'est notre 200ème billet...)

jeudi 3 février 2011

vite vite, la tarte tatin endive et miel

Il achète toutes les semaines de quoi lui faire plaisir. Il ramène des kilos de panais, de potimarron et de jolies petites pomme de terre (mais il adore ça aussi, rôties au four avec la peau, délicatement enrobées d'huile d'olive et de fleur de sel rétaise).
Et puis, malgré ses clins d'oeil, ses insinuations discrètes (aurait-elle dû les laisser périr et s'abîmer doucement dans le bac transparent en bas du frigo?), il a continué à acheter des endives. 
Elles ont été plus ou moins bonnes, en salade basique (des noix, des pommes, du comté et de la moutarde à l'ancienne) ou gratinées, parfois molles (alors, elle crissent sous la dent, ce qu'elle déteste -lui n'ose pas le dire) parfois trop amères, elle a goûté chaque fois du bout des lèvres, sans finir vraiment son assiette.
Cette semaine, avec les 3 belles endives restées dans leur sachet de papier kraft dont le fond est rempli de terre, elle a décidé d'en faire quelque chose d'autre. Rien de follement original -mais si elle s'écoutait, elle ne mangerait que des biscuits et des curry- mais de quoi apprécier un peu plus ce légume trop triste et filandreux (il faut bien, il en ramènera encore du marché, demain).


TATIN D'ENDIVE AU MIEL (ET TRUFFE)
pour 2 -un qui aime, l'autre moins-






























3 endives
1c. à soupe d'huile d'olive
1 bon filet de sirop d'agave
1c. à soupe de miel (à la truffe, facultatif -le parfum une fois cuit est très très délicat)
1c. à soupe de sauce soja


pour la pâte
90g de farine T110
1c. à soupe d'huile d'olive
1 petit suisse
1 pincée de sel
1c. à soupe de pavot (facultatif)




Préchauffer le four th.6-7.
Enduire le fond d'un plat à tarte d'huile d'olive et d'un filet de sirop d'agave.
Laver et couper les endives en 2. Répartir au fond du moule, enfourner pendant 10min.
Pendant ce temps, préparer la pâte en mélangeant les ingrédients pour former une boule lisse.
Etaler assez finement. 
Quand les endives ont commencé à confire (au bout des 10min) les recouvrir du disque de pâte et remettre au four pour 25 min.

Attendre un peu, en sortant du four - c'est brûlant!- et manger avec une petite salade verte assaisonnée légèrement.

mercredi 21 juillet 2010

la lassitude, des tartes de l'été

Dans mes souvenirs, la maison était plutôt grande. Les volets en bois rouges habillaient chaque fenêtres, s'ouvrant sur des façades en pierre. Autour, un vaste jardin verdoyant (le petit jardin devant la maison suffisait à y jouer au ping pong, manger sous le tilleuil -dressant alors de grandes tablées bruyantes- ou donner de petites pièces de théâtre (dont je reparlerai peut être), tandis que celui au fond, après le bac à sable où dormait paisiblement une vieille voiture en fer, était un furieux repère de serpents et donc, interdit aux enfants -ma grand mère, valeureuse, allait pourtant y étendre le linge).
Les étés s'organisaient dans la maison avec une rigueur dont je ne me souviens pas. Enfant, j'étais moins soucieuse du contenu du garde manger tant qu'il y avait dans mon assiette de quoi me restaurer agréablement. Pourtant, derrière, 5 frères et soeurs, parfois plus, étaient à nourrir, ainsi qu'autant de cousins cousines tout aussi affamés par les jeux en exterieur qu'offraient la maison ces belles journées. Chacun avait un rôle bien établi et à tenir, pour la bonne marche des vacances...
Je ne garde que des souvenirs très doux de ces moments un peu perdus dans mon enfance, dans ce petit coin d'Isère où je ne suis pas retournée vraiment.
A l'étage, l'une des chambres, appellée le dortoir, se composait de 4 lits, d'une grande armoire et d'une malle énorme. Dans l'armoire, on y avait rangé de vieux livres de la bibliothèque rose : tout ou presque des écrits de la comtesse de Ségur que j'ai dévoré assise sur les marches de la terrasse, ou dans mon lit les soirs où l'orage me faisait trembler (comme on peut avoir peur dans une vieille maison paraissant fragile sous les éclairs violents).
J'adore ces vieux livres, les pages jaunies sur lesquelles ont peut sentir les mots -les caractères en plomb ont légèremet creusé le papier- les couvertures épaisses cartonnées, les jolies illustrations d'André Pécoud, mais aussi, la délicatesse de Camille et Madeleine (mes héroïnes préférées avec la désobéïssante Sophie), les fruits du vergés gorgés de soleil et engloutis en cachette, les promenades dans le parc, les robes en percale blanche...


Pour prolonger parfois ce sentiment que l'été peut être aussi une belle saison -pas qu'une exposition de vacances les plus lointaines- on a préparé des tartes, dimanche. Et c'était tout ensoleillé dans la maison.


TARTE FETA COURGETTES
pour un moule de 20cm de diamètre, un repas de midi dans un jardin pas ordianire

50g de farine de blé
20g de flocons d'avoine
10g de farine de sarrasin
2c. à soupe d'huile d'olive
1c. à soupe de pavot bleu
de l'eau

Préparer la pâte en sablant les farines, les flocons d'avoine et l'huile d'olive. Ajouter l'eau petit à petit (il faut environ un demi verre d'eau)et le pavot, former une belle boule de pâte qui se travaille bien.
Etaler dans un moule huilé et reserver.
Préchauffer le four th.6-7.

Ensuite, il faut :

2 courgettes bio (pour les raper avec la peau!) pas trop grosses
de la féta (une grosse tranche)
1 poignée de noisettes
poivre/piment d'espelette
Raper les courgettes bien lavées en fines lamelles. Les égouter dans un chinois pour enlever le maximum d'eau (c'est important, sinon, le fond de tarte sera détrempé et ça risque de ne pas être bon). Assaisoner de poivre ou de piment d'espelette (et de basisil frais si vous en avez à disposition).
Garnir la tarte de courgette rapée en tassant bien. Répartir la féta coupée en petits dés, puis les noisettes hachées grossièrement.
Glisser au four pour 30 min.
Laisser refroidir un moment sur une grille, le temps de préparer une jolie table sous les arbres...

LA TARTE DE NINNIE, RHUBARBE ET CHEVRE
pour un pique nique à deux
(j'ai utilisé la même pâte pour les deux tartes, mais on peut s'inspirer de celle de Ninnie, délicieuse aussi!)
3-4 branches de rhubarbe
2 bonnes c. à soupe de chèvre frais
5cl de lait (soja ici)
20g d'amandes finement moulues
un filet de miel




Préchauffer le four th.6-7.

Etaler la pâte préparée comme précédement dans un moule du même diamètre (ou un peu plus grand et aux bords moins hauts, la garniture ici étant plus fine)
Tailler la rhubarbe en tronçons fins et les répartir régulièrement sur le fond de pâte.
Mélanger le lait, le chèvre et les amandes, verser sur la rhubarbe. Glisser le filet de miel avant d'enfourner 35min.
Laisser refroidir complètement. La tarte supporte bien une nuit au frais et être appréciée le lendemain...

mardi 13 avril 2010

il y a deux minutes encore, j'étais aux états unis, les premières tartes du printemps...


En m'installant sur le canapé, enveloppée dans mon vieux gilet gris (que je n'ose plus mettre pour sortir, tant il a pris les formes de mes après midi tranquilles, des goûters aux brioches, des théières de vanille) j'ai regardé longuement la lumière franche du soleil par la fenêtre. Les rideaux dessinaient de longues rayures sur le mur, une ambiance chaleureuse de printemps, le silence dehors, l'odeur de l'herbe fraîche.
Dans mes pages, une chaleur étouffante de soirée d'été. Une maison étrange, des dames qui prennent le thé en se disputant poliment. La poussière, la véranda dans laquelle ils dorment pour trouver un peu de fraîcheur, la tension. La tendresse paternelle, quand elle vient se glisser sur ses genoux pour de longs moments de lecture. J'ai presque terminé ce livre qu'elle a tant aimé et m'arrêter pour revenir à la vie normale, à la matinée qui défile, les bruits de casseroles dans la cours et le parfum des oignons dorés dans le beurre, sont comme le réveil après un doux rêve, cotonneux et flottant.



Samedi dernier, sous un soleil discret de printemps timide, nous nous sommes rendus au marché. Le samedi, les antiquaires à la marchandise délirante (les tirelires blanches en forme de cochons ailés, de somptueux couverts à salades inutilisables) s'installent tôt, prennent des cafés jusqu'à l'heure -finalement, un peu avancée- de l'apéro. Il arrive souvent de les voir plus guillerets une fois 10 heures passées.

Le samedi encore, les halles sont animées et accueillantes. Les terrasses sont déballées, entre des portants bariolés et les saucissons aux viandes multiples. On entend rire, parler fort, on respire (surtout quand l'été approche) les fruits frais et sucrés, le pain croustillant, le comté, l'époisse, le lait caillé.
Le samedi, il y a des marchands charmants, vriament charmants. Qui vendent, des potimarrons délicieux uniquement quand c'est la saison, des aubergines toutes petites et goûteuses, des tomates fermes et délicieuses, des pommes minuscules, assez douces et juste à croquer. Charmants, qui offrent comme un cadeau de printemps, d'énormes bouquet d'herbes fraîches, persil, coriandre, ciboulette, délicatement emballés dans un papier kraft froisé (qui a embaumé le bas du frigo en arrivant à la maison).


Ce morceau de jardin parfumé nous a drôlement fait plaisir. L'amoureux a voulu, pour faire honneur à tous ces arômes, cuisiner un matefaim. Il a fallut adapter un peu, choisir de la féta plutôt que le roquefort pour mieux plaire à ceux qui ont testé la recette avec nous.
Et puis, quand le lundi matin, après les pâtes au pesto amandes-citron-coriandre-persil (préparées le dimanche soir, réconfortantes après des aurevoirs qui laissent toujours vagues quand à la prochaine fois), il a bien fallu terminer le beau bouquet avant qu'il ne s'abîme.


TARTE DU PRINTEMPS,
pour la gentille maraîchère (et un ami qui serait venu manger)


Préchauffer le four th. 6.
Faire une pâte toute simple, avec 70g de farine (mélangées, pourquoi pas, comme blé et sarrasin), 1c. à soupe d'huile d'olive,une pincée de sel et un peu d'eau.
Mélanger, former une boule, garnir un moule huilé. Résever.
Laver le bouqet d'herbes mélangées (3-4 poignées environ). Les hacher grossièrement, avant de les déposer sur le fond de tarte, mettre un filet de crèmes de soja, quelques rondelles de chèvre, des graines de tournesol. Enfourner pendant 20-25min.

Déguster tout de suite (c'est meilleur).

jeudi 7 janvier 2010

la tarte aux carottes, le thé chaud, le retour des voix l'après midi...


(la recette de janvier)



Ce n'est plus un secret. quand il dit il fait froid, juste ces quelques mots et elle frissonne. Et elle n'aime pas ça.
Ce qu'elle préfère, c'est la douceur des jours de printemps, l'odeur fraîche des jardins, le silence glacé brisé par le chant des oiseaux.
Ou encore, la jolie tasse de thé brulant (qu'elle ne boit que lorsqu'il a déjà tiédi) à serrer fort contre elle, sentir la chaleur qui se dégage comme les calins de ses grands bras.
Elle aime aussi laisser mijoter des curry, les réchauffer le soir, puis le lendemain pour redécouvrir de parfum des épices qui s'épanouit un peu plus à chaque fois.


Et les soupes onctueuses avec les tartines de fromage -en rêvant de croque monsieur, même avec du tofu dedans.


La veille, elle avait préparé un épais gâteau au chocolat, dont le coeur, un peu mal cuit est resté fondant presque 10min après la sortie du four (mais il était vraiment difficile d'attendre plus longtemps). Ils s'étaient un peu disputé, à qui reviendrait le meilleur et puis, il a terminé le plat, en raclant les bords délicieusement craquants au reste de pâte crue.
Il est étrange, elle s'est dit un moment -ou gourmand, tout simplement.

Pas question de gâteaux moelleux ni de chocolat. ni de galette, d'ailleurs.
Juste de la tarte aux carottes qui aurait dû être partagée... et que l'on a mangé tous les deux, finalement.


TARTE AUX CAROTTES
pour manger l'hiver à 4 gourmets


140g de farine de sarrasin
50g de flocons d'avoine
4c. à soupe d'huile d'olive
1/2 verre d'eau
un peu de sel

6 belles carottes
1 échalotte
2 oeufs
100g de chèvre frais (type petit billy)
2 grosses poignées de raisins de corinthe
1 belle c.à café de curry
1 petite c. à café de piment d'espelette, pour réchauffer...


Préparer la pâte en mélangeant les flocons, le sel et la farine avec l'huile. Sabler. Ajouter ensuite l'eau et pétrir jusqu'à obtenir une belle boule.
Etaler, mettre dans un moule à tarte huilé. Laisser reposer.
Préchauffer le four th. 6.
Hacher l'échalotte, raper les carottes et faire dorer doucement le mélange dans une sauteuse. Ajouter un peu d'eau si besoin (il faut laisser les légumes, jusqu'à ce qu'il soient un peu fondants.)
Pendant ce temps, battre les oeufs avec le fromage de chèvre. Ajouter délicatement les raisins, assaisoner avec le curry et le piment (à doser selon vos goûts -on peut également glisser un voile de cannelle, c'est très bon).
Quand les carottes sont prêtes, les ajouter au mélange avant de verser sur le fond de pâte.

Enfourner le tout pendant 40min environ.


Elle a trouvé que tout cela se mangeait bien froid (malgré le temps), l'imagina déjà dans un pique nique estival -mais tu as dit que tu mangeais de l'hiver -j'ai juste changé d'avis, elle a dit. Et elle a repris deux carrés de chocolat.

mercredi 24 juin 2009

paris, la tarte du voyage...




...et la tarte aux petits pois, mangée dans le train, laissant défiler le lac, puis les champs verts et les ombres danser.




TARTE PETITS POIS ET MENTHE
pour un pique nique dans le train

une pâte à tarte,
(chez nous, 30g flocons d'avoine, 50g e farine de blé T110, 1belle c. à soupe d'huile d'olive, quelques graines de pavot, un peu d'eau)
3-4 poignées de petits pois cuits
5-6 feuilles de menthe
1 grosse c.à soupe de chèvre frais
1 oeuf
1c. à soupe de crème de soja,
du lait
du poivre, du gomasio

Après avoir étaler la pâte dans le moule et préchauffer le four pour saisir la tarte, déposer les petits pois sur le fond. Dans un saladier, mélanger le chèvre, la crème puis ajouter l'oeuf et un peu de lait (5cl, environ). Saler, poivrer et incorporer les feuilles de menthe hachées. Recouvrir les petits pois de cette préparation.
Enfourner pendant 35min à 180°. Une fois sortie du four, laisser la tarte refroidir, la découper en petites parts, qu'elle tienne dans la boîte à pique nique, et la laisser au frigo jusqu'au lendemain matin...

mercredi 17 juin 2009

le Fooding à la cloche, l'été, et la tarte aux framboises



Hier soir, l'amoureux et moi, séduit par la douceur de l'air et les belles journées prometteuses, avons profité des heures bleues de la soirée. Après les visites routinières -la librairie grangier et ses grandes fenêtres, la jolie boutique de design et oh! ces ballerines rouges, hum, je les aurais bien aux pieds- nous nous sommes arrêtés par curiosité devant l'hôtel de la Cloche.
Si l'hôtel nous interresse peu, le restaurant, lui, nous est un peu particulier.
L'entrée fait grandiose, les plafonds hauts, et on peut appercevoir le petit bar feutré où il est possible de déguster une part de tarte l'après midi (mais nous n'avons jamais essayé, succomber à la gourmandise s'est concentré, pour l'instant sur l'intimité du salon de thé la causerie des mondes où la tarte au citron était sublime et les fianciers au thé matcha parfaits).
L'année dernière, nous avions mangé dans la salle sous la coupole, où les murs sont tout de velours élégant, les tables bien mises, la vaisselle sobre, la vue sur le jardin. Un chouette repas, d'ailleurs, avec un velouté de potimarron aux amandes onctueux et des petits pains aux noix exquis, même si le risotto aux courgettes -en décembre- était un brin décevant.
Et puis, hier, les grandes fenêtres fumées du restaurant annonçait un événement Fooding. Après les comptes rendus -anciens (et dans mon ancienne école...)et récents- dont on s'était largement régalé, il y a eu l'envie de tester. Avec l'occasion de grignoter dehors, dans le ravissant jardin de l'hotel...

L'idée de la Cloche (détachée du Fooding en tant qu'événement) c'est de proposer une ardoise de sandwichs au choix -5- accompagné d'un gaspacho et de quelques chips maison.
L'ardoise arrive, avec ses 3 mini baguettes choisies (thon rouge -oui, c'est mal!- fraîcheur, chèvre frais pour moi et boeuf, mozzarella -et thon rouge encore) bien garnies. Le gaspacho est bon, un peu épais, il sent surtout le poivron mais c'est agréable (ce qui l'est moins, c'est le petit verre haut dans lequel il est servi, qui a beau être joli mais pas très pratique quand on veut finir...) , les chips craquantes, pas trop salées.
Et les petits sandwichs... le premier, fraîcheur, est aux oeufs de caille, petites crudités (carottes, pousses soja, salade verte...) sur une petite sauce au raifort (délicieuse, légèrement piquante). Le pain est frais, craquant, mais les légumes ont trop peu de goût, dommage...
Le sandwich au thon rouge est fondant, mariné à la coriandre un peu légère (trop, pour nos palais). Nos préférés, le boeuf, encore chaud et juste poélé dans un beurre frais, et le chèvre frais où le mélange avec le poivron, pas surprenant mais efficace, se laisse très bien déguster...
En rentrant, le soleil n'est toujours pas couché et empli l'appartement de lumière.
Heureusement, il y a une tarte aux framboises -on pourrait croire qu'il y a toujours un dessert quelque part, chez nous- toute simple et légère, pour terminer les kilos de fruits ramassés ce weekend, en bavardant de bensimon et autres choses...





TARTE FRAMBOISES VANILLE
pour une belle tarte, et quelques cueilleurs du dimanche

100g de farine de blé semi complète
1 grosse c. à soupe de purée d'amandes
1c. à soupe de yaourt nature
1c. à soupe de sucre complet
1/2 gousse de vanille (gratée pour récupere les grains)
du lait

beaucoup de framboises

le reste du yaourt nature
du sirop d'agave

Préchauffer le four à 180°.
Préparer la pâte en mélangeant les ingrédients.
Etaler, foncer un cercle (18 cm chez nous) couvrir d'un papier sulfurisé et répartir des pois. Enfourner pendant 15min, sortir, retirer les pois et remettre pour 10 à 15min environ, la pâte doit être joliment dorée. Laisser refroidir.

Peu avant de servir, sucrer le yaourt au sirop d'agave (1petite c. à soupe environ) étaler sur le fond de pâte, puis répartir les framboises, les ranger proprement, pour que ce soit joli, avant de déguster avec un thé, le soleil par la fenêtre, l'ombre des arbres, les oiseaux...

vendredi 5 septembre 2008

même sans soleil, des vacances et une tarte tatin au sel...


Il y a une devanture un peu ancienne, une jolie terrasse pour les jours où il fait beau; quelques tables pastelles et des chaises de jardin.
A l'interieur, on sent le café fraîchement moulu; sur le côté des étagères en bois où s'alignent des bonbonnes de thé en verre, des boîtes ornées, des tasses en porcelaine et du café en grain.
Le parquet grince quand on entre, comme dans un vieil appartement; il fait bon.
On s'asseoit à de jolies tables vernies, on se croirait dans un petit salon, et qui sait, Virginia viendrait y prendre le thé, ou commander des scones.
La carte sont de grandes ardoises, tant le choix est vaste pour chaque boisson : cafés du monde entier, chocolats voluptueux, thés parfumés, et même quelques patisseries.
Les tasses sont adorables, propres et pas ébréchées, le verre d'eau, apporté sans avoir à le demander est une pure dînette, un léger parfum d'enfance. Il y a même un carré de chocolat (ah, oui, parce qu'un speculoos avec le café, c'est triste, je trouve) et le sucre, joliment emballé dans un papier transparent à l'effigie de monuments célèbres.
On se sent tout étrange dans ce décors de voyage presque parfait : tout est tellement joli, bien rangé, le mobilier choisi avec soin (la table roulante dorée...), on se tient bien, poli, à peine gêné de profiter de tant d'attention et de délicatesse. Parce qu'en plus, on est très bien servi.

A midi, paraît-il, on y mange des choses délicieuses : des pâtes fraîches, des tartes salées, des salades garnies...
Une autre fois, sûrement, nous irons profiter du temps dans cet antre où l'on est bien au chaud sous une lumière douce. Une autre fois, parce que la tarte tatin est dans le four, tiède, et qu'elle nous attend...
TARTE TATIN FENOUIL ET POMME
pour deux voyageurs immobiles

une jolie recette piochée chez belleblé, mais sûrement plein d'autres, qui y auraient succombé...

samedi 5 juillet 2008

manger des biscuits, la voir, puis une tarte aux carottes


Nous avions préparé un pic nique, emballé des fruits et quelques biscuits, si nous avions encore un petit creux. Nous avions ressorti nos vieux jeans (ceux qui ne sont jolis que retroussés...), de vieilles paires de baskets qui n'ont plus peur de rien, de toutes façons, là bas, c'est toujours sale.
Là bas, ce sont les eurockéennes.

La route fut plus longue que prévue. Des camions, les tracteurs nous ont largement retardé, et malgré notre avance, nous avons raté le premier concert, T (dont le site des eurockéennes faisaient des éloges alléchantes).
Arrivés sur le site, nous avions donc un peu de temps avant le prochain groupe qui avait retenu notre attention. L'ambiance à malsaucy me paraît changé. Il est à peine 18h et l'ombre des arbres accueille ses premiers buveurs abusifs...
Il fait beau, encore doux même. C'est une chance. Sur la plage, nous voyons Yules, deux frères de besançon qui ont du beaucoup écouter Radiohead et qui auraient mérité un lieu plus intime pour livrer leurs chansons chimériques, enfantines, un peu triste à la fois.
La suite nous apparut plus déçevante. La bande originale qui devait réunir olivia ruiz, daniel darc, camille et d'autres ne nous ont laissé que le goût aigre de la voix de M. wampas... et un spectacle en miniature sur une scène immense qui perd encore plus de charme en plein jour.

Et puis, nous sommes surtout venus pour elle.
Nous avons fait nos groupies, faufilés dans la masse pour être devant, tout devant pour la voir (faut-il rappeller que je suis vraiment petite?). En attendant le début, nous avons mangé nos biscuits, dont je vous reparlerai peut être, parce qu'ils étaient délicieux.
C'est un petit bout de femme qui est arrivée sur scène. Chan marshall, dans un jean brut -qu'elle n'arrêtera pas de remonter, comme un tic- un chemisier kaki fermé d'une cravatte et des souliers blancs, bouge sur scène comme personne. Ses gestes sont saccadés, presque désordonnés, c'est étrange et surprenant, fascinant de la voir nous regarder aussi intensément, de la voir s'articuler de la sorte d'un bout à l'autre de la scène. Les musiciens derrière elle sont une drôle tapisserie, chevelue, barbue et rock n'roll dans des pantalons très moulants. Sa voix, elle est là, chaude, suave, presque rauque, parfois douce, plus soul. J'aime. Et chéché aussi.
Le concert se termine avec un grand vide. Le monde se dissipe aussi vite qu'il est venu se presser sous le chapiteau. Moi, je rêve d'un rappel, de la revoir débarquer sur scène, embrasser son piano de ses doigts tendus pour me chanter "maybe not". Mais non.
Et puis le froid prend le relai de notre coup de blues momentané ; un froid glaçant, humide qui accompagne la nuit tombée. La soirée s'écourte, et surtout, nous sommes encore loin...
Le retour se fait tranquillement -your are free en fond sonore me berce- chéché conduit en silence.

Ce soir, pour ne pas oublier ces images, l'ambiance, la musique, comme il y eu une tarte aux légumes d'été pour keren ann, il y aura une tarte aux carottes et au comté pour cat power.


TARTE AUX CAROTTES ET AU COMTE
pour 2 amoureux de catpower

1 pâte à tarte comme on les aime
2 à 3 belles carottes taillées en rondelles
1 petit oignon
1 oeuf
un peu de lait
un morceau de comté (affiné 12 mois)
du poivre
une picée de curry et de cumin

Préchauffer le four à 180°.
Dans une poêle, faire chauffer un peu d'huile avec les péices et faire revenir l'oignon. Ajouter les carottes, un peu d'eau pour que ça n'attache pas. Laisser cuire sur feu doux 15min environ. Les carottes doivent commencer à être tendres.
Dans un saladier, casser l'oeuf, mettre le lait et le comté rapé, bien mélanger. Assaisonnez. Répartir les carottes sur le fond de pâte que vous aurez préalablement étalé dans un petit moule à tarte, puis couvrir du mélange oeuf comté. Enfourner pour 30min.



Manger chaud, avec une salade verte à l'huile de noix. Se rappelant vivement des souvenirs, les fleurs distribuées à la fin...

mardi 29 avril 2008

une matinée au café... et petite quiche végétarienne...


Ce matin, on a mis le réveil un peu tôt.
j'avais décidé, pour mon travail, d'aller humer l'ambiance d'un café à ces heures, où je suis normalement en train de petit déjeuner tranquillement en écoutant la radio. chez moi. en pyjama.
Je l'ai déjà écrit mais j'ai une affection très particulière pour ces lieux vivants où viennent, passent et se croisent toutes sortes de gens. Et j'aime les observer.
Or, ces heures matinales m'avaient jusque là échappées.

C'est donc vers 7h30 que nous sommes arrivés au café de la préfecture, un petit bistrot qui penche fortement vers l'idée que je me fais d'une brasserie parisienne. Les banquettes sont vert foncé, ornées d'un motif floral blanc très discret, les tables en bois vernies patinnées, de grands miroirs jaunis aux murs, des appliques à franges ordonnées. Tout y fait classieux, jusqu'au bar où les verres sont parfaitement rangés, les bouteilles bien alignées et la panière de croissants frais et dorés ouvre presque l'appétit.
Trop timide pour m'installer au comptoir, nous nous glissons à une table à côté de la fenêtre. La terrasse est installée et comme il y a du soleil, les gens sont souriants, je me sens bien.
Le patron, très gentil, nous apporte les café que nous avons commandé accompagnés de tuiles aux amandes maison délicieuses...
Je savoure mon plaisir en regardant défiler ceux qui ne s'arrêtent que le temps d'un café, d'une cigarette, l'effeuillage rapide de la presse régionnale, les quelques mots échangés avec le patron qui décidément, connait tout le monde.
Un peu plus et l'on se risquerait à rester pour midi tant le temps est agréable... et les clients authentiques. Je me régale à croquer leurs attitudes, leurs gestes, les plis d'une veste trop grande, une main posée sur le zinc froid, les miettes ramassées du bout des doigts...
Je pourrais rester des heures à contempler la vie des autres sans s'occuper de la mienne.
Mais ce n'est pas tout ça, mon amoureux me rappelle doucement qu'il nous attend à la maison une petite quiche au tofu... Et qu'avec les épinards du marché, notre déjeuner va être un petit bonheur...



PETITE QUICHE AU TOFU FUME
merci Cléa de régaler 2 habitués bistrotiers

une bonne pâte à tarte maison

1 oeuf
1 belle cuillère de crème de soja
30g de fromage rapé
1 petit verre de lait de soja
de la moutarde
1 bloc de tofu fumé
du sel, du poivre

Préchauffer le four à 180°.
Etaler la moutarde (de dijon) sur le fond de pâte.
Tailler le tofu en petites allumettes. Les répartir sur le fond.
Dans un cul de poule, battre l'oeuf, le fromage blanc et le lait, puis ajouter le fromage rapé. Assaisonner.
Verser le tout sur le tofu, et enfourner pour 45 min.

Ne pas écouter les ragots, juste se régaler avec des épinards frais sautés au sésame.
Et penser que la journée a drôlement bien commencé.



Pour le dessert, chéché a eu la gentillesse de préparer de délicieux biscottis aux canneberges... une envie de cuisine qui a su satisfaire pleinement mes papilles trop gourmandes...

mardi 22 avril 2008

keren ann... une tarte pour se souvenir...



il y a quelque temps maintenant, mon amoureux m'a offert un très joli cadeau... aller entendre une délicieuse voix, douce et carressante, celle de keren ann...
j'ai des souvenirs un peu flous du moment où je l'ai découverte... certainement dans un jardin d'hiver...
après ces bribes d'écoute, je me suis mise à rêver de robes à fleurs, d'aéroplane, je me suis acheté une théière, j'ai attendu le printemps, j'ai marché sur le fil...

cet après midi, j'ai écouté keren ann.
je me rappelle... sa voix douce, son regard habité, son chemisier noir, ses mains qui glissent sur sa guitare... son visage rayonnant en chantant "Lay your Head Down"... la petite salle de la vapeur chaude comme une sauna... les lumières... je voudrais y être encore...

cet après midi, je rêve d'une terrasse ensoleillée, où, sur un petit guéridon, le couvert pour deux amoureux serait mis... et une jolie tarte d'été, juste là, à nous attendre...


TARTE AUX LEGUMES D'ETE même si c'est pas encore la saison
pour 2 enchantés...

une belle pâte à tarte
1c. à soupe de chèvre frais
1/2 bloc de tofu aux herbes
1/2 aubergine
1/2 courgette
1 tomate
1 petit oignon
de la moutarde
du thym, du piment d'espelette, une pointe de curry
des pignons de pin

Préchauffer le four th7.
Mixer le chèvre avec le tofu et assaisonner.
Dans une poêle, faire sauter les oignons, les aubergines et les courgettes coupés en dés, ajouter le thym et le curry. Cuire quelques minutes.
Dans le moule garni de la pâte, étaler un peu de moutarde, puis napper du mélange chèvre-tofu. Ajouter les légumes poêlés, puis la tomate coupée en lamelle, finir par les pignons de pin. Enfourner pendant 35min.
S'imaginer que le soleil a déjà réchauffé un peu nos chaises... et déguster tiède...


mercredi 26 mars 2008

une petite part de saumon...

une longue après midi et un poissonnier très généreux nous ont permis de rêver à cette tarte au saumon... après l'avoir cuisiné en papillote, il nous restait encore un beau morceau qu'il ne fallait pas laisser périr...

en ce moment, je suis toujours à la recherche de petites choses à manger facilement dans le train, vu que ces derniers jours, j'y passe beaucoup de temps... après avoir testé les sandwichs, diverses salades, terrines ou autres cakes, cette fois, c'est une tarte que je voulais emmener comme pic nique ferroviaire... facile à emporter, délicieuse froide, voilà un plaisir qu'on ne tardera pas à renouveler...


TARTE AU SAUMON ET AU POIREAU
pour 2 agents sncf





une pâte comme on les aime
1 poireau
1 pavé de saumon (de 100g environ)
1 oeuf
1 c. à soupe de yaourt de soja
1 larme de vin blanc sec
du gingembre frais râpé
des graines de pavot et de sésame


Préchauffer le four à 180°.
Couper et laver le poireau, avant de le faire fondre dans une poêle, avec un peu de vin blanc sec et le gingembre. Détailler le saumon en dés et les faire sauter rapidement. Dans un saladier, battre l'oeuf et le yaourt. Assaisonnez.
Foncer la pâte dans un moule. Y mettre les poireaux au fond, puis le saumon et couvrir du mélange oeuf-yaourt. Saupoudrer de sésame et pavot et enfourner pour 30 min.

Laisser refroidir sur une grille pour l'emmener en pic nique, déguster encore tiède avec une jolie salade de mâche...

dimanche 2 mars 2008

des tartes encore des tartes toujours des tartes...







c'est ça d'avoir 25 ans... bon, je resigne pour les 25 prochaines alors...











une petite recette vite dite, vite mangée... pour rêver un peu à l'été...


TARTELLETTES TOMATES PIGNONS de PIN
pour un buffet garni et quelques invités

pour la pâte, c'est comme d'habitude...
cette fois ci je me suis juste permis une folie... une petite c. à café de piment d'espelette...

pour la garniture
4 tomates (oh le joli légume de saison...)
1 belle gousse d'ail
du thym
du sel, du poivre
1 poignée de pignons de pin (ou plus, parce que c'est super bon)

Faire confire les tomates lavées et coupées en quartiers dans une poêle avec un peu d'huile d'olve, la gousse d'ail entière et le thym. Il faut 20 min environ (les tomates ne doivent pas non plus se transformer en purée...) Assaisonner selon vos goûts. Dans les fonds de tartes (j'ai utilisé des petits moules parce que c'est plus simple pour ne faire qu'une bouchée...) placer 2 quarts de tomates, une petite pincée de thym et les pignons torréfiés. Enfourner pour 20 à 30 min, à 180°.
On peut servir avec quelques feuilles de roquette...