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jeudi 12 janvier 2012

les matins de janvier sont tristes sans gâteaux au chocolat


Depuis le nouvel appartement, les choses ont changé. Je ne peux plus vraiment regarder l'amoureux filer sur son vélo par la fenêtre, mais je profite du chat, de la chaleur toute neuve de la cuisine et des fois d'un dernier bol de thé avant de me mettre en route.
Parce que j'ai maintenant, un chouette bureau. Une pièce tout à moi, une bibliothèque pleine, de la place pour mes papiers, des pots pour mes crayons, un rayon de soleil pour mes dessins. C'est plutôt agréable. J'avoue.

Le retour des fêtes de Noël (et d'un nouvel an alsacien), les valises pleines -de cadeaux et de courage.
Les projets de décoration. Les photos de vacances qu'on voudrait accrocher.
Le canapé qui change de place souvent.
La nouvelle lampe.
Florence. Et puis Copenhague.
Les nouvelles bottines.
Les essais de gnocchis (et la sauce tomate de l'amoureux longuement mijotée).
Les hamburgers de mercredi.
Les commandes qui pleuvent (merci!)

Malgré nos réjouissances 2012, les matins froids de janvier passent mieux avec des parts de gâteaux au petit déjeuner. Et avec le café.
(gâteau tiré de chez loukoum°°°, en espérant en manger en vrai ensemble, bientôt...)

LE (presque) GÂTEAU AU CHOCOLAT BELLE-VUE (de christophe felder)
pour quelques matinées... et un moule à cake




3 œufs
125g de sucre (moitié blanc, moitié brun)
125g de chocolat noir 
10cl de crème liquide 
2c. à soupe de lait (végétal chez nous)
1 cuillère à soupe de farine
50g de poudre d’amandes

Préchauffer le four à 180°C
Séparer les blancs des jaunes, pour les monter en neige ferme, en y ajoutant le sucre (quand les blancs sont assez solides et que le fouet y laisse des traces). Réserver.
Au bain marie, faire fondre le chocolat avec le lait et la crème. 

Ajouter les jaunes d’œufs l'un après l’autre tout en remuant bien, puis ajouter la farine et la poudre d’amandes.
Incorporer délicatement les blanc d’œufs à la préparation au chocolat.
Verser dans un moule fariné en silicone (sinon, comme le dit Loukoum°°°, il vaut mieux beurrer ET fariner)

Cuire 35 minutes (le gâteau va gonfler puis retomber).
Démouler quand le gâteau a refroidit. Il se garde plutôt bien quelques jours (à couvrir ou emballer dans du papier alu).

lundi 16 mai 2011

l'anonymat, voir ton visage et manger du chocolat



On découvre une main, le tissus d'une robe aux pissenlits délicats ou les boutons d'une blouse qui semble vaporeuse, souvent très jolie. En s'attardant un peu, une lampe sur le bureau, les petites cuillers, la couleur des torchons. Le formica de la table (un rouge passé et délavé).
J'aime lorsque l'on aperçoit une mèche de cheveux décoiffée par le vent, une ombre qui se découpe sur le sable humide, des ballerines rouges (si possible vernies).
Des choses à la fois personnelles mais anonymes, des indices, des choses qui rapprochent virtuellement de ces interlocuteurs silencieux et sans image. 
Laisser, alors des stylos sur sa table de cuisine, écrire à la main, photographier son verni alors que l'on se régale de pancakes végétariens, ouvrir le livre qui ne nous a pas quitté du weekend (sans oser dire qu'il est vraiment chouette -mais SdB, c'est normal, non?) pour donner de toutes petites indications. Reste à imaginer, derrière, ce que je suis.


Partir pour si peu de temps nous a agacé un peu. Nous avons préparé la valise tellement vite -et sans réfléchir- qu'à peine arrivés, une séance de shopping fut indispensable. 
Dans l'appartement tout vide, nous ne sommes pas resté vraiment, préférant goûter à leurs glaces (en oubliant franchi et le sorbet cacao -dommage) et profiter encore du vent doux et tiède dans les rues animées de Strasbourg.


La terrasse n'était pas au soleil, mais les tartines fidèles à elle même. Je ne crois pas avoir eu de mauvaises surprise (peut-être si j'avais choisi poulet-curry-mayonnaise, gargantuesque et surprenante, même si elle l'a laissé de marbre et il n'a, je crois pas fini son assiette).
La tarte à la rhubarbe n'a pas convaincu tout le monde, mais la crème caramel (ou le flan) est resté dans le doute. Personne ne verra à quoi il ressemblait, en vrai. 
Sorbert-cacao & pistache.
Se quitter sous un ciel qui se couvre.
Trouver, non pas une forêt noire mais un crumble à la rhubarbe (c'est définitivement la saison).


Le weekend a été très chouette. Juste. Et dimanche, pour oublier un temps les branches de rhubarbe rapportées du marché des petits producteurs strasbourgeois, j'ai fait un gâteau au chocolat.




LE FONDANT AU CHOCOLAT DU DIMANCHE,
merci gloubiblog, à cuire dans un petit plat rond d'environ 20 cm de diamètre










85 gr de chocolat noir
2 oeufs
25g de poudre d’amande
1c. à café de farine complète
1c. à soupe de lait (de soja)
5 cl de crème liquide
50g de sucre blond

Préchauffer votre four à 180° (th 6).
Dans une petite casserole, faire fondre le chocolat avec la crème et le lait.
A côté, dans un grand bol, casser les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Incorporer les jaunes au mélange crème-chocolat, puis ajouter la poudre d’amande et la farine.

Battre les blancs avec le sucre le plus ferme possible (je n'ai obtenu qu'un mélange très crémeux -dû au sucre blond plus humide?) et les mélanger délicatement à la préparation.
Huiler un plat (un petit plat à gratin, ici -aussi étrange que cela puisse paraître, on manque de moule à gâteaux pour deux), verser la pâte et enfourner pour 17 à 20 min. Il ne faut pas trop le cuire (le coeur doit rester très humide).
Sur les photos, nous avons été gourmands. D'abord, le gâteau a été mangé en une après midi, mais surtout, nous n'avons pas attendu la fin de la cuisson - d'où un gâteau hyper mousseux à peine cuit mais terriblement bon quand même... 

mardi 14 décembre 2010

presque vivre dans un château (manger des gâteaux à étages)


C'est sur une colline charmante, recouverte d'arbres aux cimes curieuses qui veulent toutes chatouiller le ciel, qu'elle avait choisi de construire son édifice. Un château pas trop somptueux -mais chaleureux et ensoleillé- pour réfléchir, rêver, regarder.
Elle imagina chaque recoin, les dessina avec soin, se voyait déjà sous la tonnelle, l'été, dans la jolie bibliothèque, sous de grosses couvertures à relire J.A. ou B.P. tout en buvant du chocolat.
D'avance, elle était heureuse.
Et puis, le château pris forme. Chaque couloir, chambre, salon. Les papiers peints posés, les meubles apportés. Elle ne lassait pas de sentir le bois de merisier, d'admirer les fleurs qui habillaient si bien les murs.

Le temps passa.
La pluie. L'été. Les années.

De sa fenêtre, elle pouvait voir les oiseaux, seulement eux d'ailleurs, les seuls à arriver à cette hauteur. Elle ne descendait plus jamais dans les autres pièces du château. La petite chambre bleue, celle où les tapisseries racontaient l'histoire d'une bergère tombant amoureuse d'un vaillant soldat tout en laissant s'échaper son troupeaux entier, cette chambre était devenue sa préférée. De temps en temps, le bruit venant du dessous l'intrigait, jamais assez pour oser redécouvrir ce qu'elle imaginé tant d'années auparavant.
Les arbres se penchaient à ses balcons, sans l'appercevoir. Elle ferma même les rideaux.
Le château se laissât dépérir. Il y eu des ronces, les racines firent craquer les carrelages de mosaïques comme pour faire oublier qu'un jour, quelqu'un avait habité là.


LE GÂTEAU A ETAGES
pour 8 invités
à préparer dans un grand plat de 24cm de diamètre

(A commencer la veille)

Pour la base chicorée :



2 oeufs
30g poudre d’amandes
1c. à soupe bien bombée de chicorée
1c. à soupe de farine
50g de sucre
1c. à café de levure
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger d’un côté les amandes, la farine, la chicorée, la levure et le sel. Dans un autre bol, battre les jaunes d’oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le mélange amandes/farine/chicorée/levure. Battre les blancs en neige. Verser 1/3 dans l’appareil en mélangeant rapidement avec une spatule, puis le reste en incorporant délicatement les blancs. Verser dans un moule à charnière (indispensable pour démouler) et cuire 15 min.

Couche mousse de poires :

4 grosses poires (comices)
3 oeufs
75g de sucre
30g de farine

Mélanger les ingrédients dans l’ordre. Verser sur la base chicorée, cuire 30 min à 160°. Bien laisser refroidir.


Couche crème chocolat :

120g de chocolat noir
2c. à soupe de sucre
1 verre de crème liquide
 1 verre de lait
1c. à café d’agar agar

Hacher le chocolat assez finement.
Dans une petite casserole, mettre le lait, la crème et l’agar agar. Porter doucement à ébullition, fouetter énergiquement pendant 30sec environ. Verser le chocolat haché dans la crème bouillante, mélanger pour le faire fondre. Sucrer. Verser sur la couche de poire bien froide. Laisser refroidir à nouveau (au moins 2 heures).


Répartir 2 belles poignées d’amandes grillées et hachées grossièrement.




Glaçage chicorée (le lendemain matin)  :

1 verre de lait
1 verre de crème liquide
1c. à soupe de chicorée
un peu de sucre (à doser selon vos préférences, environ 1 à 2c. à soupe)
1c. à café d’agar agar

Dans une petite casserole, porter à ébullition le lait et la crème avec l’agar agar, fouetter 30 sec., ajouter la chicorée, le sucre, verser sur le gâteau. Laisser refroidir jusqu’au moment de déguster (quelques heures).

jeudi 4 novembre 2010

en croisant les doigts, (l'après midi crèpes merveilleuse)

Il y a des choses qu'on ne dit pas avant.
Il y a des choses qu'on ne sait pas, la première fois. Et qui sont de toutes façons différentes, après.
Des moments où ce que l'on vit nous dépasse. Mais c'est chouette quand même.
Il y a des choses qu'on attend et qui arrivent, inattendues.
Des après midi promises qui tournent en après midi surprise (avec des crèpes quand même).
J'avais juste préparé un pot de tartinade chocolat-banane-amande (et comme j'ai noté la recette, cette fois ci...)

PETIT POT DE CHOCOLAT A TARTINER
(pour V-M-C-C-M-J-M-F)
75g de chocolat noir (possible avec du chocolat au lait ou moitié/moitié)
2c. à soupe de crème de soja
40g d'amandes grillées (non salées, hein!)
du sirop d'agave
1 pointe de vanille en poudre
1 banane
huile d'olive
1 pincée de fleur de sel

Faire fondre le chocolat selon votre méthode préférée (version bain-marie une casserole dans une poele remplie d'eau marche bien). Lorsqu'il est bien fondu, ajouter la crème de soja.
Couper la banane en rondelle et la poeler dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elle soit tendre.
Mixer les amandes très très finement. Ajouter la banane, la vanille et la fleur de sel, mixer à nouveau.
Dans un bol, verser le chocolat fondu tièdi puis le mélange amandes-banane, bien incorporer. Goûter, vérifier que c'est assez sucré (sinon, un peu de sirop d'agave -j'en ai mis juste 1c. à café, à ajuster comme vous préférez!). Mettre la pâte dans un joli pot et laisser au frigo. La pâte ne se conserve pas très longtemps (1 à 2 jours je pense) mais ça doit se manger aussi sur du pain grillé, dans des petits suisses, avec de la brioche, à la petite cuiller...


(& attendre -parce qu'il n'y a que ça à faire...)

dimanche 24 octobre 2010


On a des saisons où l'on aime prendre son temps. Le temps d'apprécier la chaleur sous la couette le matin, celui d'ouvrir les yeux pour voir la lumière, grise les jours de pluie -et de bruit des gouttes sur les carreaux- bleue et or les matinées d'automne sublimes et glacées.
Le temps de choisir la robe que l'on va porter, celle avec des fleurs ou la rouge, pour le noeud dans le dos. Le temps où l'on reste dans le canapé, à lire des histoires de suicidaires très drôles avec le tout nouveau thé groseille-vanille (ça faisait longtemps que l'on en n'avait plus).
Le temps passé devant de vieux papiers, une table lumineuse et des mots bien écrits -des mots qui intriguent, reviennent dans la tête comme une deuxième réalité. Du temps pour tailler ses crayons.
Le temps d'aller au cinéma (surtout le dimanche après midi). De rire un peu -imaginer le goût du sherry- de rentrer en cherchant pourquoi ce n'était pas aussi séduisant qu'un beau et sombre inconnu.
Le temps d'allumer le chauffage, d'éplucher des pommes.
Le temps d'attendre 25 min.
L'heure de goûter.


LE GÂTEAU AUX POMMES
le presque tout simple des dimanches à la campagne,
(avec les placards du dimanche)




2 pommes
5c. à soupe de farine
4c. à soupe de sucre (rapadura)
2c. à soupe d'amades moulues
1 paquet de levure chimique

2 oeufs
4c. à soupe de lait
2c. à soupe d'huile
1c. à soupe de purée d'amande
1/4 c. à café de vanille en poudre
et autant de cannelle

Préchauffer le four th7.
Dans un premier bol, mélanger la farine, le sucre, les amandes et la levure. Former un petit puits.
Dans un autre bol, mélanger les oeufs, le lait, l'huile, la purée d'amande et les épices. Verser dans le petit puits et mélanger.
Peler, couper les pommes en tranches très fines. Les répartir au fond d'un moule beurré et les recouvrir de pâte avant d'enfourner 25 min.
(il manque la dernière étape du gâteau de Gracianne -plus d'oeuf!- mais n'hésitez pas : 70g de beurre (1/2 sel), un oeuf et 4c. à soupe de sucre et ré-enfournez pendant 15 min.

Le temps de préparer une compote pomme banane, c'est prêt. Ne reste qu'à servir les parts de gâteau avec la compote tiède et du thé brûlant.
(Le temps de remercier Gracianne... aussi pour la chanson de prévert)

jeudi 16 septembre 2010

il y a, ce que mon coeur peut porter...


Un matin, elle s'est réveillée seule, la fenêtre entrouverte laissant passer le soleil.
je me suis perdue...
Elle se parle seule. Cela arrive parfois. Les mauvais jours, les jours aux matins mélancoliques, ceux où le thé se doit d'être vanillé, les biscuits encore tièdes (ou les tartines généreusement recouvertes de miel).
je me suis perdue sans le voir...
Et cela, ça lui fait peur... En refermant les yeux, des souvenirs lui reviennent, la partie de volley dans le sable envahi de mauvaises herbes, accompagnée de fou rires (et pourtant, elle n'avait pas gagné), les vacances à vélo sous un ciel bleu absolu, sa chambre de petite fille où les dessins du papier peint offraient mille histoires, les sandwichs jambon beurre qu'elle adorait (surtout quand elle était malade -comme la fois où malgré les maux, elle écouta charlie et la chocolaterie sur son petit lecteur cassette trois fois et que son frère, attentionné lui avait préparé trois sandwichs minuscules (pour ménager son estomac) qui se révélèrent divins).
perdue dans sa jungle de toute petite vie, dans ce cocon qui s'est enroulé tout autour d'elle et qui la protège si bien.
perdue dans ses rêves, sa nostalgie, ses regrets, perdue dans ce qu'elle aurait voulu être et qu'elle attend encore.
perdue dans des images d'un atre temps, des parfums de sucre et d'épices, de goûters sous les arbres, l'été.
il y a, ce que je peux faire - et ce que je ne peux plus changer.



LES COOKIES DE R.




50g d'amandes entières moulues
100g de farine (blé, T80)
30g de flocons d'avoine
50g de sucre intégral
une pincée de fleur de sel (de l'île de ré)
3c. à soupe d'huile d'olive
2 bonnes poignées de pépites de chocolat
un peu d'eau ou de lait

Préchauffer le four th. 7.

Mélanger les amandes, la farine, les flocons, le sucre et le sel dans un grand bol. Ajouter l'huile d'olive et sabler la pâte (comme pour faire un crumble). Mettre les pépites de chocolat puis le lait afin de rendre la pâte bien homogène. Former des petites noix et les écraser du bouts des doigts sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 13 à 15 min. Les cookies doivent être colorés. Laisser refroidir sur une grille.

Déguster tiède, avec un verre de lait frais, en réfléchissant à ce que l'on a envie de faire, en vrai, finalement.

mardi 23 mars 2010

écrire vite, pour les filles et les garçons qui aiment le thé à la vanille


Avec le retour du beau temps, elle aime à nouveau flaner sur les terrasses et regarder les vies qui passent. Elle garde toujours une grande écharpe -la violette et grise rayée- et commande un thé (là où on les sert dans de belles théières en fonte et où l'on peut sentir le thé dans un tout petit verre à côté). Les tables sont en bois peint, rose, bleue, mauve, verte, c'est doux, joyeux, printanier. De sa chaise, elle voit presque tous les clients venus profiter eux aussi de la chaleur nouvelle de l'après midi.

Elle ferme les yeux, comme pour mieux écouter les bruits qui l'entourent.
Je suis allée à la piscine hier -et elle pense à celle qui aime tant les bassins chlorés- j'ai nagé un bon moment, si tu veux, en rentrant, je téléphone à ton amie, elle pourra venir dormir mercredi, et cette fête, c'était bien?

Entre les odeurs de café moulu et de mousse de lait, elle s'étire, s'emplit de ce bonheur délicieux qui semble errer, se promener, s'attarder autour d'elle.

Quand elle ouvre ses yeux, le ciel est toujours immensement bleu, un bleu d'hiver qui se termine, un bleu moins glaçant, un bleu cotonneux.

Elle aime, alors, finir son thé avec les miettes de brioche roulée préparées avec le levain -celui qui restait de la pizza de lundi- avec des abricots secs moelleux et plein d'amandes...


ROULE ABRICOTS-AMANDES de l'anniversaire terminé
pour un plat de 26cm de diamètre, de quoi régaler les invités

250g de farine, blé et épautre mélangé (T80 chez nous)
40g de levain déshydraté
une pincée de sel
1 petit suisse
1/3 de verre de lait tiède (soit 5cl environ)
1c. à soupe de purée d'amandes complète
1c. à café de sirop d'agave
Le matin, alors que le petit déjeuner vient d'être lavé et rangé et que le soleil occupe la cuisine, commencer à préparer la pâte (celle ci doit monter 2h).
Dans un saladier, mettre le levain, le réhydrater avec le lait tiède, puis le sirop d'agave. Laisser quelques instants. Enfin, ajouter le petit suisse et la purée d'amandes et enfin, la farine et la pincée de sel. Pétrir pendant un bon quart d'heure (la pâte doit être souple à travailler et ne pas coller). On peut pétrir directement sur la table (surtout une fois que la pâte commence à être homogène, c'est plus simple). Mettre dans un saladier propre et à peine fariné, couvrir soit d'un torchon propre, soit d'un film étirable, placer sur la cuisinière que la douceur de la journée a réchauffé et laisser monter 2 h environ.
Pendant ce temps, on peut préparer ce qui va garnir généreusement la brioche. Pour cela, on doit avoir dans ses placards :

1 autre petit suisse
une dizaine d'abricots secs (ou de la bonne confiture, mais ne pas re sucrer, en ce cas là!)
des amandes (une poignée, mondées ou non, selon vos préférences)
un peu de sirop d'agave ou de miel
Mettre les abricots et les amandes dans un bol et couvrez d'eau chaude. Laisser mariner 1 à 2 heures. Egoutter en gardant un peu de liquide et mettre les fruits dans le bol du mixer, ajouter le reste des ingrédients. On peut bien sûr ajouter un peu de cannelle ou de vanille, peut être même du gingembre si l'on est audacieux. Mixer en purée, goûter et réserver.
Quand la pâte est belle et a bien gonflé, étaler sur un plan de travail fariné (mais avant, on préchauffe le four, th.7). Il faut l'étaler en longueur pour pouvoir découper ensuite plein de tranches!
Répartir équitablement la garniture en évitant soigneusement le bord le plus proche de nous (ou le plus loin, suivant comment on roule) pour fermer le tout. A ce moment là, peut également penser au pot de caramel au beurre salé qui apporterait un petit je-ne-sais-quoi-de-pas-désagréable. Ce n'est bien sûr pas obligatoire.
Ensuite, on roule la brioche, on coupe en tranche de 2.5 à 3 cm et on réparti en escargot dans le plat (recouvert de papier sulfurisé)... Dorer au lait ou à l'oeuf, l'important, c'est que ce soit joli.
Le four est chaud, c'est parfait, il ne reste qu'à enfourner pour 25 min.

mercredi 13 janvier 2010

il faut de la patience, essayer les macarons & le gâteau basque...


...
J'aime quand on rentre d'une balade les deux pieds trempés -toujours pas de chaussures pour affronter la neige- et que le lait chauffe doucement pour le cacao en poudre. Et que l'amoureux sort mes tasses préférées (et que des moustaches brunes se dessinent sous mon nez).
Dimanche, en revenant du cinéma où tant de plats ont défilés de la cuisine aux tables de petits déjeuners, on a aimé les cookies tout chaud amandes chocolat et le grand verre de lait en discutant du regard de fanny, perdue et amoureuse, entourée de papillons.
On a aimé aussi, refaire le plat des soirs l'on a rien envie de faire, avec du fenouil caramélisé. Et manger avec des baguettes.
On a aimé bright star, le champs de fleurs violettes, la grande maison animée en été, le thé et les biscuits, les chapeaux ornés et exentriques.
(La veille, on a aussi été émus par les chats persans -on a presque eu besoin de silence pour pouvoir parler, après, des images et des sons qui ont longuement habité nos têtes).

J'aime, quand l'amoureux, en nouant son écharpe rayée avant de partir, me demande une galette des rois. Ou un moelleux au chocolat. Ou un gâteau basque.


LE GÂTEAU BASQUE
pour 2 petits gâteaux
(10cm de diamètre environ)


pour la pâte :
1 jaune d'oeuf
70g de beurre
90g de farine (T110, chez nous)
50g de sucre complet
une pincée de sel
pour la crème :
16cl de lait (de soja pour nous, mais la crème sera peut être plus onctueuse avec du lait de vache, je ne sais pas...)
2 jaunes d'oeuf
30g de sucre
12g de farine
30g d'amandes moulues finement
de la vanille en poudre
Préparer la pâte en premier.
Dans un saladier, mettre la farine en fontaine. Ajouter le jaune d'oeuf, puis le beurre en morceaux, le sucre et la pincée de sel. Travailler le tout assez vite, amalgamer avant de laisser reposer au frigo pendant 2h environ (certains mettent une nuit entière).

Pour la crème :
Porter le lait à ébullition avec 20g du sucre et la vanille en poudre (ne pas en mettre trop, 1/2c. à café devrait suffire).
Dans un plat à part, mélanger les jaunes d'oeuf et le reste de sucre, puis la farine et la poudre d'amandes. Verser le lait bouillant dessus, en mélangeant toujours, puis remettre dans la casserole et faire épiassir la crème à feu doux (cela prend deux minutes environ).
Enfin, transvaser dans un bol, couvrir d'un film pour protéger la crème. Laisser refroidir.
Montage :
Préchauffer le four à 180°.
Séparer la pâte en 2/3 - 1/3.
Avec les 2/3, étaler sur un plan de travail fariné, découper deux cercles plus grands pour mettre dans les deux moules huilés et farinés.
Napper généreusement de crème (on aurait pu aussi mettre de la confiture -normalement de cerises noires, mais testé et apprécié à la mûre).
Etaler le tiers restant, y découper le chapeau et fermer le gâteau. Dorer (au lait), dessiner des carrés sur le dessus, avant d'enfourner pendant 30 à 35min.
A la sortie du four, attendre qu'ils aient refroidis avant de démouler. On peut les manger tout de suite, ou les laisser au frigo une nuit (attendre, encore...)

L'amoureux a été conquis. Moi, je dois remercier Sophie, chez qui j'ai puisé grandement cette recette...

vendredi 1 janvier 2010

la nouvelle année, la neige, le cake à la vanille...


Quand le jour a commencé à décliner hier soir, le four ronronnait doucement. Les lumières de la ville faisaient briller les arbres, le ciel bleu gris profond s'étendait de tout son long. A l'interieur, le chaud et les parfums de vanille du cake que l'amoureux avait réclamé pour le dernier goûter de l'année.
Il y a eu quelques bulles et juste quelques mots pour marquer le changement. Et puis... Cette nouvelle année -étrange impression qu'on pourrait tout changer malgré une matinée comme les autres- sera pleine de symboles... Après les mystères de l'an dernier, il ne reste que peu de temps pour finir... Et attendre le mois de mai...
Le cake à la vanille sent encore délicieusement bon ce matin. Dans les grands bols blancs, j'ai préparés deux chocolats bien mousseux, redécouvrant avec bonheur les plaisirs de la boite orange de mes petits déjeuners, avant. Le canapé est tout doux, l'année commence bien.




LE CAKE A LA VANILLE
simple, tout simple pour les premiers jours de l'année...

inspirés des goûters de belleblé, la princesse des moelleux à partager

3 oeufs
80g de sucre
20g de cassonade vanillée
2c. à soupe d'huile d'olive
1c. à soupe de crème de soja
140g de farine (blé et sarrazin mélangées)
2c. à café de levure
1 pincée de sel
60g d'amandes entières moulues

Préchauffer le four th. 7.
Dans un saladier, battre ensemble les oeufs et le sucre, jusqu'à ce que le mélange mousse et augmente de volume.
Ajouter l'huile, la crème de soja et la cassonade, puis les farine, la levure, les sel et les amandes.
Verser le tout dans un moule à cake, saupoudrer de cassonade sur le dessus en enfourner pendant 45min.

On peut encore compter les jours... les commandes sont ouvertes jusqu'à la fin du mois...
Et un doux merci à tous ceux qui guettent leur boîte aux lettres... (les envois sont -un peu- retardés... mais ça arrive!)
très belle année 2010!

vendredi 13 novembre 2009

les petits financiers


Il faut passer par un petit jardin, peuplé de bancs en bois et d'arbres pointant vers le ciel, avant de tomber dans leur rue. Les trottoirs que je connais presque par coeur, le rythme avec lequel on y avance, le feu tricolore, les creux bétonnés, les vitrines lumineuses des grands magasins et puis l'immeuble, enfin. La porte lourde sent l'ancien, la poignée dorée usée d'avoir été tournée. Je pousse des deux mains.
Monter les marches le nez en l'air, guetter le sourire qui apparait à l'étage.
Il fait chaud, aussi chaud que la tendresse des bonjours, des abats-jour de l'entrée fleurie. Et ça sent bon.
Il ouvre la porte, nous embrasse. J'aime son élégance de vieux monsieur, le pull bleu clair, le foulard de soie pour se tenir chaud -il est frileux, un peu- sa stature. Il aime faire la cuisine, excelle dans le sauté de volaille à la moutarde, toujours coloré, moelleux, ou les légumes mijotés -une pointe d'ail et des olives.
Elle est drôle, rassurante. Elle rit souvent, sait raconter des histoires de goûters de veuves délicieuses, ou chuchoter des anecdotes improbables -et quelques regards complices. Elle a fait des robes de petites filles, celles qui tournent, avec des smocks parfaits et de jolis boutons nacrés.
Sur son frigo, on trouve un carte postale qui calme les envies de glaces décadentes qui a amusé tous ses petits enfants. Mais les petits financiers préparés juste pour eux, je crois, ont réveillé sa gourmandise. Je crois qu'elle a aimé. Et lui aussi.

LES FINANCIERS DE MA GRAND MERE
pour un sachet de gourmandises et de quoi goûter, avant (environ 11 financiers)


2 oeufs
65g de sucre intégral
1c. à soupe de jus de citron
4c. à soupe d'huile d'olive
50g de farine, dont 40g de chataîgne
80g d'amandes entières hachées finement
Préchauffer le four à 150°.
Battre les oeufs et le sucre au batteur éléctrique jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter la cuiller de jus de citron, l'huile d'olive, mélanger. Terminer avec les farines et les amandes.
Remplir les moules jusqu'aux bords (ça ne va pas déborder) et enfourner 12 à 15 min.
Laisser refroidir quelques minutes pour ne pas se brûler les doigts puis démouler sur une grille. Avec le sucre intégral, les financiers vont être un peu collants, mais un peu plus caramélisés, mais on peut les faire avec moitié intégral, moitié roux (ils seront plus moelleux).

Emballer, préparer une étiquette, fermer. Esperer fort de faire plaisir un peu, même pour un anniversaire surprise...

samedi 3 octobre 2009

le moelleux des beaux jours (mais il n'y a pas de chocolat)

(dans les rues de lons, la jolie jupe, le sourire de ma maman, sa voix, le dimanche sur la terrasse)
L'anniversaire imprévu a croulé sous les fruits de saison -des figues fraîches et pulpeuses, le raisin doucement sucré- les biscuits iraniens (à la cardamome et aux pistaches, un peu croquants et miellés), les gâteaux au chocolat, les délicieuses et minuscules figues séchées (qui ressemblent à de petites noix). Le crémant rosé pétillait dans les coupes, c'était chouette.
En rentrant dans la nuit fraîche, discuter des coings -et des quelques kilos offerts qu'il va falloir cuisiner (ce matin, j'ai essayé de me souvenir des recettes qui m'avaient tellement fait envie -après une première séance d'épluchage, je me dis qu'il faudra les mériter)





Le ciel bleuté de la matinée est une jolie surprise. La chambre envahie de lumière, à peine filtrée par les rideaux ondulants sur la brise glacée.
L'automne est vraiment exquis, parfois.
Dans la cuisine baignée de cette même chaleur dorée, il reste une part bien emballée du moelleux déjà promis, un moelleux sans chocolat (mais, si tu veux charlotte, je t'en prépare un juste pour toi) mais du gingembre et du pavot et quelques cranberries...


LE PETIT MOELLEUX du petit déjeuner
pour un moule en coeur, et un ramequin (comme ça, il en restera pour le goûter)



1 oeuf
2 à 3c. à soupe de fromage blanc
1c. à soupe de sirop d'agave (ou de sucre blond)
1 belle c. à café de crème d'amandes complètes
80g de farine de blé T110
20g d'amandes moulues
1/2c. à café de levure
1c. à café de gingembre
1 poignée de cranberries coupées en petits morceaux
1c. à soupe de pavot bleu

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger l'oeuf et le sucre dans un bol, puis ajouter le fromage blanc et la purée d'amandes.
Dans un autre bol, mélanger la farine, les amandes, le gigembre en poudre et la levure et ajouter les cranberries.
Incorporer le mélange farine-amandes-gingembre à l'autre. Bien mélanger, avant de répartir dans le petit moule en coeur (15 cm environ) et dans le petit ramequin. Cuire 20 à 25 min (l faut que la pointe d'un couteau ressorte propre)

Attendre que ça refroidisse un peu sur une grille, préparer le thé et servir -l'amoureux a préféré une jolie compote de pommes, à vous de voir...

Et puis, le moelleux des amoureux, ici, qui a inspiré le mien... merci Flo!

dimanche 9 août 2009

les vacances en vrai (1)

(le beaujolais au mois d'aôut, les vignes de pizay)


(Le début des vacances, enfin)


Vendredi midi, le ciel était discret sur ses intentions -plutôt gris et poussiéreux, mais une brise douce et tiède promenait les feuilles sur leurs branches.

On a fermé la boite à pique nique sur une salade toute fraîche -des lamelles de courgettes citronnées, de petits dés de tomate, de la féta émiéttée et quelques herbes fraîches arrosées d'huile d'olive- et de jolis sandwichs au saumon fumé (plus pratique à manger pour celui qui conduit, c'est sûr...) avant de monter en voiture et parcourir (encore une fois) la route des vins.

L'arrivée au château en milieu d'après midi nous laisse le temps de nous poser, de découvrir le parc vert et boisé, le calme des environs couvert de vignes lourdes de raisins presque mûrs.

(...)


Le soir, le restaurant est presque plein; on se sent pourtant seuls au monde, les tables nappées de fleurs brodées de blanc, la salle organisée en espaces plus intimes. Je vois la nuit tomber doucement, à mesure que les mets se posent sur la table et s'apprécient doucement. L'artichaut poivrade en salade rafraîchissante et le sablé à la cervelle de canut, le féra du Léman meunière, le bouillon de laitue et les petits légumes à la fève tonka, un pré dessert dont on risque de reparler bientôt tant on l'a adoré, et des framboises et du chocolat pour clore ce repas gastronomique et copieux (ça arrive, quand même).

Le lendemain, on s'est promené dans les vignes en discutant, le soleil a continué à se cacher et pourtant, il faisait chaud. Les jardins à la française -presque comme ceux dans Alice- étaient fleuris et colorés.
Sur la route, on s'est arrêté découvrir une petite ville un peu sentimentale pour moi. Il y avait une minuscule exposition de travaux de Yan Pei Ming -d'immenses dessins à la plume, un rêve américain noirci et morbide- juste avant de faire le marché (et rêver à toutes les sortes de fromages de chèvre que l'on y a trouvé). Les ruelles sont adorables, pavées, douces.
Et puis, il a fallu repartir. On a admiré la pluie tambourinant sur la départementale encombrée en roulant vers dijon.


(cluny)



On a grignoté des tartines à la caponata (préparée la veille) et au chèvre
passée très vite sous le grill.









Et, au dessert, on a eu envie de glace -pourtant, il n'y en a jamais dans notre congélateur, je sais, c'est incroyable- alors on bricolé un peu, d'après les idées des autres qu'on n'avait pas vraiment essayé.

Et j'ai pensé fort à mes frères -il y en a un qui pourra s'en régaler parce qu'elle est toute bien comme il te faut.


COMME UNE GLACE, FRAMBOISE AMANDES
pour 2 petits bols, à manger tout de suite!


4 belles poignées de framboises surgelées
1 yaourt brassé nature
du sirop d'agave (1c. à café, environ)
1c. à café bombée de purée d'amandes complète


Tout placer dans un petit hachoir et mixer par acoups, jusqu'à obtenir une belle purée. Servir et manger immédiatement...

L'amoureux a émietté un speculoos, moi, j'y ai trempé un carré de chocolat. A vous de voir...







(suite au prochain billet - les vacances en vrai (2) )

lundi 15 juin 2009

les biscuits promis...


(quand les piques niques deviennent gargantuesques et chaleureux, les vignes sous un ciel lourd se laissent approcher...)

Il y a, en ce moment, trop de choses qui se bousculent. Et un sentiment de fragilité qui rend hésitant, réfléchi, angoissé.
Les crèmes au chocolat onctueuses n'ont pas suffit à rendre le parcours plus facile, les mots plus évidents.
J'ai causé un peu, des dessins dans un joli creux du monde bourguignon, et travaillé en secret...
Mais c'est encore le silence qui nous va le mieux, le silence et la gourmandise, parce que l'appétit est encore là.

Pour croquer, avec le thé de la causerie des mondes, le café du mayence, dans le jardin derrière le musée, des biscuits au grué de cacao, pour utiliser l'amaranthe (il m'est un peu difficile d'apprécier cette texture de billes très fines, en crèmes ou en versions salées)
Ici, l'amaranthe apporte un parfum légèrement amer et donne des biscuits très croustillants.
Des petits coeurs que je laisse à l'amoureux aussi, quand ses journées sont trop longues et que l'on se manque un peu...
BISCUITS A L'AMARANTHE
pour une grande plaque de biscuits à croquer tous les jours
65g d'amaranthe cuite 20min dans de l'eau
1c. à soupe de crème d'avoine (ou de yaourt brassé, ça marche aussi)
1c. à soupe d'huile d'olive
1c. à soupe de crème d'amandes
100g de farine de seigle
3c. à soupe de sucre intégral
50g de noisettes hachées
1 pincée de bicarbonate
1c. à soupe de grué de cacao
Préchauffer le four à 180°.
Mélanger tous les ingrédients, malaxer jusqu'à former une boule de pâte souple et qui ne colle pas (ajouter de la farine s'il faut)
Etaler sur une plaque, découper des coeurs, des fleurs, des étoiles avant d'enfourner 20min environ. Les biscuits doivent être dorés (après, ils seront plus secs et plus croquants).

Ils se gardent très bien dans une boite hermétique, se grignotent avec le thé du goûter, le soleil qui se couche, la pluie épaisse et interminable...

jeudi 7 mai 2009

le moelleux au chocolat


L'humeur encore un brin étrange, l'inquiétude pas tout à fait passée. Les envies de chocolat accompagnent toutes les saisons, le printemps ensoleillé de ce matin autant que l'hiver glacé (mais pendant ces grands froids, on préfère le chocolat chaud -ou le gâteau craquant sur le dessus avec une surprise onctueuse et fortement cacaotée dessous).
Envoi vers celui qui en a besoin, et des promesses (les lasagnes et la tarte aux pommes, je n'oublie pas).


(L'hiver au grand café est plus snob encore que dans les rues de Dijon. De longs manteaux de fourures se promènent entre les tables, la lumière feutrée les rend luisants, presque vivants tant ils ondulent autour de leurs propriétaires.)

(s'il y avait mieux à faire...)

GATEAU BANANE CHOCOLAT
pour un moule à cake




100g de chocolat (70%)
2 oeufs, blancs et jaunes séparés
2c. à soupe de sirop d'agave
1 trait de miel
2c. à soupe de crème de soja
1 grosse c. à café de levure
60g de farine de quinoa
20g d'amandes moulues
1 banane

Faire fondre le chocolat au bain marie.
Dans un saladier, mélanger les jaunes d'oeufs avec le sirop d'agave et le miel. Ajouter le chocolat, puis la crème de soja. Bien mélanger, mettre la farine et la levure.
Battre les blancs en neige.
Réduire la banane en purée (avec un trait de citron, si on veut) et la mélanger à la préparation.
Enfin, incorporer délicatement les oeufs dans la pâte.
Verser le tout dans un moule à cake, et cuire 25 à 30min environ (la pointe du couteau -ou d'un cure dent, comme le fait discrètement patoumi) doit ressortir sèche.

Démouler, laisser refroidir, puis couper en carrés -ils pourraient rentrer dans une enveloppe, non?- et savourer le réconfort.

(je t'embrasse!)