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mercredi 26 octobre 2011

Les poires pochées (reviens vite, s'il te plait)

(île de ré, 2010)

Un manteau gris, les cheveux dans les yeux. Elle avait oublié ce que c'était, la plage en octobre. Le vent qui glace, l'odeur de l'eau, les grains de sable qu'elle ne sent pas entre les doigts de pied. Etrange. Voilà ce qu'elle pense de la plage, en octobre. Froide, bleue grise et piquante, la mer comme une soie fine qui tremblerait avec le vent.
C'est beau, elle se dit en frissonnant, mais quand même, il fait vraiment pas chaud.


La chambre où elle dort ces derniers jours est au dernier étage d'une grande maison traditionnelle. Propre et bien aménagée, elle n'a pourtant pas osé sortir ses affaires de la valise pour la faire sienne durant cette semaine. Tout est resté plié soigneusement, et la pièce a gardé son caractère anonyme qui lui convient. Murs clairs, lit en bois sombre, rideaux blancs. Seuls le bureau et le fauteuil semblent lui avoir "appartenus" (elle a beaucoup écrit dans son carnet -quelques cartes postales aussi- et rêvé dans le fauteuil tout doux -velours gris foncé et accoudoirs très travaillés). Chaque soir, elle a aimé plonger dans sa profondeur moelleuse -idéalement situé à côté de la fenêtre.

Le matin, après un petit déjeuner copieux comme ils savent bien le faire, ici, elle a refermé sa valise et refait le lit, pour la dernière fois. Il était temps d'y aller -déjà, enfin, elle ne savait plus très bien- pour retrouver son chez-elle, ses meubles, le parquet qui vit et ses dessins encadrés, son canapé et la rue, vue de la fenêtre de la chambre. Rentrer.

Au retour, il y aura dans la cuisine, deux jolies poirées pochées, un sirop aux épices sirupeux. Comme un bienvenue. Et elle a souri.


POIRES POCHEES AUX EPICES
pour 5 poires qui attendent (déjà) noël

5 poires
750ml d'eau
350g de sucre
1c. à café d'épices à vin chaud (un mélange de clou de girofle, gingembre et muscade)
1 petit bâton de cannelle
1 étoile d'anis



Mettre l'eau et le sucre dans une casserole et porter à ébullition. Baisser sur feu doux et ajouter les épices, puis les poires. Laisser cuire environ 20-25 min (selon la taille de vos poires) en les tournant régulièrement.
Quand les poires sont cuites, les ranger dans une boite hermétique et les couvrir du sirop filtré. Entreposer au frais pour 1 nuit.
Le lendemain, on peut préparer des biscuits au gingembre ou des miettes de crumble pour accompagner. Ou les manger comme ça, arrosées du sirop doré.

(une pensée rose, pour C.& sa tribu...)

dimanche 2 octobre 2011

j'avais promis (gâteau de la reine élisabeth)


Québec. Le temps est doux, le ciel s'est doucement teinté d'un bleu-gris profond, laissant la ville s'assombrir avec élégance. C'est beau. Après une longue balade sur le plancher poli de la promenade dufferin, nous retournons dans le centre ville pour dîner. C'est dans un tout petit café d'à peine une dizaine de table qui propose de quoi se restaurer agréablement à moindre coût, que l'on s'arrête. Les murs sont  en bois brut et clair, j'aime le joli papier glacé transparent aux motifs végétaux que la serveuse dépose devant nous -et qui sert de set de table!- et la carte qui décide déjà du dessert (un gâteau au fromage, évidement). L'amoureux est, dans ces moments-là, toujours un brin plus aventurier que moi. Entre le cheesecake et le petit fromage blanc, il choisit le gâteau de la reine élisabeth bien que rien de puisse nous aiguiller sur sa composition. L'amoureux est un aventurier...
Après une soupe de panais (servie accompagnée d'un petit pain croustillant et de beurre) et p'une part de pizza généreuse, on nous apporte les desserts, dans deux jolies assiettes blanches. Le cheesecake est très bon, la croute assez fine, la garniture moelleuse et peu sucrée. Le gâteau de la reine élisabeth se présente en part presque grossière, un gâteau brun, assez épais et dissimulé sous un glaçage ( où l'on devine des zestes d'oranges). Première bouchée, silencieuse - et surprenante, ce gâteau étant servi chaud- fait sourire l'amoureux. Visiblement, c'est bon.

Les fins gastronomes que nous sommes (...) n'ont pas su reconnaitre le délicat parfum de la gourmandise royale. Ce n'est qu'au retour, habitée par l'urgence de retrouver ce goût de là bas, que la réponse s'est trouvée : ce gâteau est principalement constitué d'un mélange de dattes. On comprend mieux sa couleur brune, sa texture riche et moelleuse, son parfum presque miellé.
C'est ici que j'ai trouvé ce qui me semblait être le plus proche de ce que nous avons mangé à Québec. Sans noix de coco, sans litre d'huile, sans raisins secs. Plus simple.



GÂTEAU DE LA REINE ELISABETH,
pour tout un tas de goûter, de journées à la neige, de thé après le magasinage hivernal

250 ml dattes hachées grossièrement 
250 ml d'eau bouillante 
1 c. à café de bicarbonate 
375 ml de farine 
1 pincée de sel1 oeuf 
65 ml de d'huile et de crème d'amande mélangées (ou la même quantité de beurre)
200 ml de sucre 




Préchauffer le four à 180°.
Mettre les dattes dans un bol avec le bicarbonate et l'eau bouillante.
Mélanger la farine, la levure et le sel. Réserver.
Dans un autre bol, battre l'oeuf, puis ajouter le mélange huile-crème d'amande et le sucre. Bien incorporer (la pâte doit être lisse). Ajouter la pâte de dattes et le mélange de farine, bien mélanger.
Verser l'appareil dans un moule à gâteau beurré et fariné (le notre fait 14x8) et laisser cuire 25 à 30 min.
Manger chaud, de préférence, avec un thé brûlant (ou un verre de lait frais, si on préfère) en écoutant les bruits de l'automne (et les feuilles tomber)


mardi 21 juin 2011

la demoiselle (étrange, étrange)



Sortir sans se coiffer les cheveux était pour elle juste impensable. Elle était coquette, certes, mais mettait un point d'honneur à n'être jamais sophistiquée, ce qu'elle attribuait volontiers à la vulgarité.
Elle aimait profiter des jours entre deux -automne-hiver, jours où la lumière décline, où le temps est déjà frais mais pas humide pour autant. Elle était précieuse et adorait par dessus tout les petites cerises très sucrées que l'on trouvait sur les pâtisseries du bonmarché.


S'il ne fermait pas sa valise ce soir, il avait de grandes chances de ne pas partir, et il le savait très bien. Pourtant, comment choisir entre sa chemise bleue turquoise (celle qu'il portait lors de cette promenade délicieuse sur la plage et qu'il avait d'ailleurs tachée de glace), son tee-shirt qui faisait si bien ressortir la couleur de ses yeux ou ce polo vert d'eau à rayures tellement agréable?
La valise restait ouverte.

Le paquet qu'elle rapporta à la maison ce dimanche là avait la particularité d'être bien garni. En effet, elle avait de la visite et avait prévu de quoi gâter ses amis. Millefeuille au chocolat, tartelettes aux prunes (elle n'avait définitivement pas su résister au parfum des fruits sucrés, imaginant déjà le sirop savoureux qui aurait impreigné la pâte), un baba au rhum (surtout pour la cerise).
En arrivant chez elle, elle rangea toutes ses trouvailles sur le rebord de la fenêtre -il était bien frais et ombragé- et vaqua à ses occupations.


Le tee shirt. Enfin. La chemise. Non. Enfin... Si.
Il retira les trois (qui empêchaient de toutes façons que tout cela ferme) et s'assit sur la valise.


Les pâtisseries eurent du succès, comme le rôti aux poires et les tagliatelles, le plateau de fromages et les bouchées tellement mignonnes qu'elle avait servi à l'apéritif.


Il s'était endormi dans le train, n'ouvrit un oeil qu'à Bruxelles, imaginant les gaufres qu'il pourrait enfin goûter, le chocolat (il en rêvait depuis des nuits).
Il descendit sur le quai. C'était une belle journée. Déjà.


...


En attendant autre chose, il a préféré la simplicité.
Quelques fraises (dodues, sucrées, bourguignonnes et délicieuses), un peu d'eau, du sucre qui compotent doucement. Mixer : la purée doit être à peine épaisse, comme un coulis, à faire épaissir avec un peu d'agar agar. C'est très flou, n'est ce pas? C'est comme ça.
Il a osé ajouter une petite feuille de basilic (mais son goût s'est perdu sous celui assez appuyé des fruits). C'est à voir.
Quand le coulis de fraises est pris (1 à 2h au frigo devrait suffire), il proposa la minuscule coupe avec un petit-suisse et un filet de sirop d'agave -ou de sucre, tout simplement.


C'est l'été ou presque -et je n'arrive pas à faire grand chose. Si je peux (et si c'est bon), je vous parlerais des petits pois (c'était pas mal la dernière fois).



(merci d'être encore là! - merci M. de m'avoir convaincue, un dimanche ensoleillé de pique nique à publier, encore un peu)

lundi 19 juillet 2010

big in japan (3)

Atterrir.
Revenir.
Rêver.
Se rappeller. Sentir l'odeur du riz, le maquereau mariné.
Cuisiner du thé matcha (dans le moule à chiffon cake ramené de là bas).
Classer ses photos.
Dessiner un peu...
& partager ses souvenirs...
GELEE DE BANANES A L'AGAR AGAR
pour un grand moule à cake et plein de petites bouchées
2 bananes
1 verre de thé vert (ou de lait infusé au thé)
1c. à soupe (bombée) de farine de blé (ou de maizena -mais je suis fachée avec elle)
1c. à soupe rase d'agar agar
60g de sucre roux


Mixer la banane en purée.
Dans une casserole, diluer la farine dans le thé, ajouter l'agar agar et le sucre. Porter à ébullition doucement, puis mélanger au fouet pendant 30 sec. Enfin, arrêter le feu, ajouter la banane et bien mélanger.
Verser le mélange dans un moule à cake (je l'ai couvert de film étirable pour que ça se démoule bien une fois pris) et laisser refroidir avant de mettre au frais 6 heures minimum (au plus 1 nuit -après, l'agar agar a tendance à faire de l'eau).
Quand le mélange a bien pris, démouler, couper en dés et goûter... (euh...avec un verre de saké, par exemple)

BISCUITS A LA PÂTE DE SESAME NOIR
pour accompagner les bouchées


100g de farine de blé

20g de poudre d'amande (maison)

2c. à soupe de purée de sésame noir

1grosse c. à soupe de sirop d'agave

du lait de soja

Mélanger la farine et la poudre d'amande, ajouter le sésame noir, le sirop d'agave, mélanger du bout des doigts. Verser le lait petit à petit pour former une boule lisse.

Etaler sur un plan de travail légèrement fariné. Découper des biscuits (en forme de fleurs) et enfourner sur une plaque recouverte de papier sulfurisé pendant 10min.

Croquer quand ils ont refroidi, trempé dans un verre de lait glacé (ou un matcha latte, si quelqu'un a une recette...)

samedi 8 mai 2010

think pink...


Des pyjamas en pilou (il paraît qu'il y en a des jolis!), des doudoux usés.
Des films où de beaux garçons (avec de grands nez) aiment de jolis filles aux cheveux longs (on imagine qu'ils sentent bon le parfum fleuri, des touches de jasmin printanier) dont les robes légères donnent envie d'été et de promenades au bord de l'océan. Enfin, j'imagine...
Un salon aspiré dans tous les coins (jusque sous le canapé) pour accueillir des demoiselles qui ont besoin de confort -et des idées merveilleuses- devant un écran tout petit (et de vieilles cassettes vidéo, si je vous jure, cela existe encore).
Des surprises et des choux à la crème presque roses...


LES PETITS CHOUX A LA CREME des copines
d'après une autre copine tout aussi chouette -aux idées terribles, elle aussi!-

2 oeufs
75g de farine tamisée (j'ai pris de la T80)
40g de beurre coupé en petits dés
une pincée de sel

Dans une casserole, faire chauffer 125ml d'eau froide, le beurre et la pincée de sel. Porter à ébullition, puis ôter du feu lorsque le beurre est fondu.
Ajouter la farine en un coup et mélanger energiquement avce une cuillère en bois. Remettre sur feu doux tout en remuant : la pâte doit se décoller des bords de la casserole.
Laisser refroidir quelques minutes avant d'ajouter les oeufs un par un (bien amalgamer avant d'incorporer le deuxième).
Préchauffer le four th.7. Pendant ce temps, former vos choux à la poche à douille (j'ai pu faire une vingtaine de petits choux) sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Baisser le four th.6 et enfourner pendant 35min (mon four chauffe bien!).
Laisser refroidir avant de fourrer...

Pour la crème patissière, je n'ai pas suvi la recette de Loukoum°°° parce que la chantilly et moi, on a un peu de mal à s'apprivoiser (sauf quand elle est faite par quelqu'un d'autre, qu'elle est un peu épaisse tout en restant légère, et peu sucrée comme en Italie) et que voulais une belle couleur rose. Je suis partie d'une recette de crème patissière de Claire (qui a l'avantage de necessiter un seul oeuf -et pas de blanc qui reste, après- qui est donc un peu moins onctueuse mais très bonne quand même)
Il faut :

250ml de lait (celui de soja est possible)
150ml d'eau de cuisson d'une betterave (pour la couleur rose, sinon, mettre 400ml de lait)
30g de farine
1 oeuf
50g de sucre (rapadura)
un peu de vanille -oubliée-

Porter à ébullition le lait et l'eau de betterave dans une petite casserole.
Dans un saladier stable, battre l'oeuf et le sucre, puis ajouter la farine. Quand le lait est brûlant, le verser sur le mélange oeuf/sucre/farine et mélanger sans s'arrêter. Remettre le tout dans la casserole sur feu doux et faire épaissir la crème. Ajouter la vanille (si elle est en gousse, on peut la faire infuser dans le lait, c'es tmieux). Transferer dans un bol, filmer au contact de la crème (pour éviter que celle ci fasse une petite peau). Laisser refroidir.

Ensuite, il suffit de faire une petite entaille dans les choux pour les fourrer (avec une poche à douille, c'est plus pratique).

Laisser au frigo jusqu'à la dégustation -surprise, devant quoi?- avec de chouettes filles aux yeux qui brillent...

mercredi 13 janvier 2010

il faut de la patience, essayer les macarons & le gâteau basque...


...
J'aime quand on rentre d'une balade les deux pieds trempés -toujours pas de chaussures pour affronter la neige- et que le lait chauffe doucement pour le cacao en poudre. Et que l'amoureux sort mes tasses préférées (et que des moustaches brunes se dessinent sous mon nez).
Dimanche, en revenant du cinéma où tant de plats ont défilés de la cuisine aux tables de petits déjeuners, on a aimé les cookies tout chaud amandes chocolat et le grand verre de lait en discutant du regard de fanny, perdue et amoureuse, entourée de papillons.
On a aimé aussi, refaire le plat des soirs l'on a rien envie de faire, avec du fenouil caramélisé. Et manger avec des baguettes.
On a aimé bright star, le champs de fleurs violettes, la grande maison animée en été, le thé et les biscuits, les chapeaux ornés et exentriques.
(La veille, on a aussi été émus par les chats persans -on a presque eu besoin de silence pour pouvoir parler, après, des images et des sons qui ont longuement habité nos têtes).

J'aime, quand l'amoureux, en nouant son écharpe rayée avant de partir, me demande une galette des rois. Ou un moelleux au chocolat. Ou un gâteau basque.


LE GÂTEAU BASQUE
pour 2 petits gâteaux
(10cm de diamètre environ)


pour la pâte :
1 jaune d'oeuf
70g de beurre
90g de farine (T110, chez nous)
50g de sucre complet
une pincée de sel
pour la crème :
16cl de lait (de soja pour nous, mais la crème sera peut être plus onctueuse avec du lait de vache, je ne sais pas...)
2 jaunes d'oeuf
30g de sucre
12g de farine
30g d'amandes moulues finement
de la vanille en poudre
Préparer la pâte en premier.
Dans un saladier, mettre la farine en fontaine. Ajouter le jaune d'oeuf, puis le beurre en morceaux, le sucre et la pincée de sel. Travailler le tout assez vite, amalgamer avant de laisser reposer au frigo pendant 2h environ (certains mettent une nuit entière).

Pour la crème :
Porter le lait à ébullition avec 20g du sucre et la vanille en poudre (ne pas en mettre trop, 1/2c. à café devrait suffire).
Dans un plat à part, mélanger les jaunes d'oeuf et le reste de sucre, puis la farine et la poudre d'amandes. Verser le lait bouillant dessus, en mélangeant toujours, puis remettre dans la casserole et faire épiassir la crème à feu doux (cela prend deux minutes environ).
Enfin, transvaser dans un bol, couvrir d'un film pour protéger la crème. Laisser refroidir.
Montage :
Préchauffer le four à 180°.
Séparer la pâte en 2/3 - 1/3.
Avec les 2/3, étaler sur un plan de travail fariné, découper deux cercles plus grands pour mettre dans les deux moules huilés et farinés.
Napper généreusement de crème (on aurait pu aussi mettre de la confiture -normalement de cerises noires, mais testé et apprécié à la mûre).
Etaler le tiers restant, y découper le chapeau et fermer le gâteau. Dorer (au lait), dessiner des carrés sur le dessus, avant d'enfourner pendant 30 à 35min.
A la sortie du four, attendre qu'ils aient refroidis avant de démouler. On peut les manger tout de suite, ou les laisser au frigo une nuit (attendre, encore...)

L'amoureux a été conquis. Moi, je dois remercier Sophie, chez qui j'ai puisé grandement cette recette...

dimanche 9 août 2009

les vacances en vrai (1)

(le beaujolais au mois d'aôut, les vignes de pizay)


(Le début des vacances, enfin)


Vendredi midi, le ciel était discret sur ses intentions -plutôt gris et poussiéreux, mais une brise douce et tiède promenait les feuilles sur leurs branches.

On a fermé la boite à pique nique sur une salade toute fraîche -des lamelles de courgettes citronnées, de petits dés de tomate, de la féta émiéttée et quelques herbes fraîches arrosées d'huile d'olive- et de jolis sandwichs au saumon fumé (plus pratique à manger pour celui qui conduit, c'est sûr...) avant de monter en voiture et parcourir (encore une fois) la route des vins.

L'arrivée au château en milieu d'après midi nous laisse le temps de nous poser, de découvrir le parc vert et boisé, le calme des environs couvert de vignes lourdes de raisins presque mûrs.

(...)


Le soir, le restaurant est presque plein; on se sent pourtant seuls au monde, les tables nappées de fleurs brodées de blanc, la salle organisée en espaces plus intimes. Je vois la nuit tomber doucement, à mesure que les mets se posent sur la table et s'apprécient doucement. L'artichaut poivrade en salade rafraîchissante et le sablé à la cervelle de canut, le féra du Léman meunière, le bouillon de laitue et les petits légumes à la fève tonka, un pré dessert dont on risque de reparler bientôt tant on l'a adoré, et des framboises et du chocolat pour clore ce repas gastronomique et copieux (ça arrive, quand même).

Le lendemain, on s'est promené dans les vignes en discutant, le soleil a continué à se cacher et pourtant, il faisait chaud. Les jardins à la française -presque comme ceux dans Alice- étaient fleuris et colorés.
Sur la route, on s'est arrêté découvrir une petite ville un peu sentimentale pour moi. Il y avait une minuscule exposition de travaux de Yan Pei Ming -d'immenses dessins à la plume, un rêve américain noirci et morbide- juste avant de faire le marché (et rêver à toutes les sortes de fromages de chèvre que l'on y a trouvé). Les ruelles sont adorables, pavées, douces.
Et puis, il a fallu repartir. On a admiré la pluie tambourinant sur la départementale encombrée en roulant vers dijon.


(cluny)



On a grignoté des tartines à la caponata (préparée la veille) et au chèvre
passée très vite sous le grill.









Et, au dessert, on a eu envie de glace -pourtant, il n'y en a jamais dans notre congélateur, je sais, c'est incroyable- alors on bricolé un peu, d'après les idées des autres qu'on n'avait pas vraiment essayé.

Et j'ai pensé fort à mes frères -il y en a un qui pourra s'en régaler parce qu'elle est toute bien comme il te faut.


COMME UNE GLACE, FRAMBOISE AMANDES
pour 2 petits bols, à manger tout de suite!


4 belles poignées de framboises surgelées
1 yaourt brassé nature
du sirop d'agave (1c. à café, environ)
1c. à café bombée de purée d'amandes complète


Tout placer dans un petit hachoir et mixer par acoups, jusqu'à obtenir une belle purée. Servir et manger immédiatement...

L'amoureux a émietté un speculoos, moi, j'y ai trempé un carré de chocolat. A vous de voir...







(suite au prochain billet - les vacances en vrai (2) )

lundi 20 juillet 2009

le brownies, les ombres de toi*...















* (il y a des jours sans lui qu'elle raconte délicieusement ...)

PRESQUE LE BROWNIES DE MINGOU


100 g de chocolat noir (chez nous, 70 % de cacao)
1 banane mixée en purée
1 oeuf
25 g de farine
30 g de noix de pécan (concassées)

Faire fondre le chocolat au bain marie.
Dans un saladier, mélanger les œufs, la farine et les noix, puis ajouter la banane et le chocolat fondu.
Verser dans un moule carré (le notre est tout petit, il doit faire 15X15) -préalablement beurré ou sulfurisé.
Enfourner environ 15 minutes à 180°, il faut que le centre ne soit pas cuit, pour qu'il reste fondant, après (soit, suivant le four, entre 12 et 15min)
Laisser refroidir, mettre au frais pendant plusieurs heures ou jusqu'au lendemain, avant de découper en petits carrés.
Ne reste plus qu'à déguster, avec un verre de lait, ou sur le bord du lac à la fin d'un pique nique plein de mamans gourmandes et de chouettes copains (qui font bien les rouleaux de printemps).

mercredi 17 juin 2009

le Fooding à la cloche, l'été, et la tarte aux framboises



Hier soir, l'amoureux et moi, séduit par la douceur de l'air et les belles journées prometteuses, avons profité des heures bleues de la soirée. Après les visites routinières -la librairie grangier et ses grandes fenêtres, la jolie boutique de design et oh! ces ballerines rouges, hum, je les aurais bien aux pieds- nous nous sommes arrêtés par curiosité devant l'hôtel de la Cloche.
Si l'hôtel nous interresse peu, le restaurant, lui, nous est un peu particulier.
L'entrée fait grandiose, les plafonds hauts, et on peut appercevoir le petit bar feutré où il est possible de déguster une part de tarte l'après midi (mais nous n'avons jamais essayé, succomber à la gourmandise s'est concentré, pour l'instant sur l'intimité du salon de thé la causerie des mondes où la tarte au citron était sublime et les fianciers au thé matcha parfaits).
L'année dernière, nous avions mangé dans la salle sous la coupole, où les murs sont tout de velours élégant, les tables bien mises, la vaisselle sobre, la vue sur le jardin. Un chouette repas, d'ailleurs, avec un velouté de potimarron aux amandes onctueux et des petits pains aux noix exquis, même si le risotto aux courgettes -en décembre- était un brin décevant.
Et puis, hier, les grandes fenêtres fumées du restaurant annonçait un événement Fooding. Après les comptes rendus -anciens (et dans mon ancienne école...)et récents- dont on s'était largement régalé, il y a eu l'envie de tester. Avec l'occasion de grignoter dehors, dans le ravissant jardin de l'hotel...

L'idée de la Cloche (détachée du Fooding en tant qu'événement) c'est de proposer une ardoise de sandwichs au choix -5- accompagné d'un gaspacho et de quelques chips maison.
L'ardoise arrive, avec ses 3 mini baguettes choisies (thon rouge -oui, c'est mal!- fraîcheur, chèvre frais pour moi et boeuf, mozzarella -et thon rouge encore) bien garnies. Le gaspacho est bon, un peu épais, il sent surtout le poivron mais c'est agréable (ce qui l'est moins, c'est le petit verre haut dans lequel il est servi, qui a beau être joli mais pas très pratique quand on veut finir...) , les chips craquantes, pas trop salées.
Et les petits sandwichs... le premier, fraîcheur, est aux oeufs de caille, petites crudités (carottes, pousses soja, salade verte...) sur une petite sauce au raifort (délicieuse, légèrement piquante). Le pain est frais, craquant, mais les légumes ont trop peu de goût, dommage...
Le sandwich au thon rouge est fondant, mariné à la coriandre un peu légère (trop, pour nos palais). Nos préférés, le boeuf, encore chaud et juste poélé dans un beurre frais, et le chèvre frais où le mélange avec le poivron, pas surprenant mais efficace, se laisse très bien déguster...
En rentrant, le soleil n'est toujours pas couché et empli l'appartement de lumière.
Heureusement, il y a une tarte aux framboises -on pourrait croire qu'il y a toujours un dessert quelque part, chez nous- toute simple et légère, pour terminer les kilos de fruits ramassés ce weekend, en bavardant de bensimon et autres choses...





TARTE FRAMBOISES VANILLE
pour une belle tarte, et quelques cueilleurs du dimanche

100g de farine de blé semi complète
1 grosse c. à soupe de purée d'amandes
1c. à soupe de yaourt nature
1c. à soupe de sucre complet
1/2 gousse de vanille (gratée pour récupere les grains)
du lait

beaucoup de framboises

le reste du yaourt nature
du sirop d'agave

Préchauffer le four à 180°.
Préparer la pâte en mélangeant les ingrédients.
Etaler, foncer un cercle (18 cm chez nous) couvrir d'un papier sulfurisé et répartir des pois. Enfourner pendant 15min, sortir, retirer les pois et remettre pour 10 à 15min environ, la pâte doit être joliment dorée. Laisser refroidir.

Peu avant de servir, sucrer le yaourt au sirop d'agave (1petite c. à soupe environ) étaler sur le fond de pâte, puis répartir les framboises, les ranger proprement, pour que ce soit joli, avant de déguster avec un thé, le soleil par la fenêtre, l'ombre des arbres, les oiseaux...

jeudi 7 mai 2009

le moelleux au chocolat


L'humeur encore un brin étrange, l'inquiétude pas tout à fait passée. Les envies de chocolat accompagnent toutes les saisons, le printemps ensoleillé de ce matin autant que l'hiver glacé (mais pendant ces grands froids, on préfère le chocolat chaud -ou le gâteau craquant sur le dessus avec une surprise onctueuse et fortement cacaotée dessous).
Envoi vers celui qui en a besoin, et des promesses (les lasagnes et la tarte aux pommes, je n'oublie pas).


(L'hiver au grand café est plus snob encore que dans les rues de Dijon. De longs manteaux de fourures se promènent entre les tables, la lumière feutrée les rend luisants, presque vivants tant ils ondulent autour de leurs propriétaires.)

(s'il y avait mieux à faire...)

GATEAU BANANE CHOCOLAT
pour un moule à cake




100g de chocolat (70%)
2 oeufs, blancs et jaunes séparés
2c. à soupe de sirop d'agave
1 trait de miel
2c. à soupe de crème de soja
1 grosse c. à café de levure
60g de farine de quinoa
20g d'amandes moulues
1 banane

Faire fondre le chocolat au bain marie.
Dans un saladier, mélanger les jaunes d'oeufs avec le sirop d'agave et le miel. Ajouter le chocolat, puis la crème de soja. Bien mélanger, mettre la farine et la levure.
Battre les blancs en neige.
Réduire la banane en purée (avec un trait de citron, si on veut) et la mélanger à la préparation.
Enfin, incorporer délicatement les oeufs dans la pâte.
Verser le tout dans un moule à cake, et cuire 25 à 30min environ (la pointe du couteau -ou d'un cure dent, comme le fait discrètement patoumi) doit ressortir sèche.

Démouler, laisser refroidir, puis couper en carrés -ils pourraient rentrer dans une enveloppe, non?- et savourer le réconfort.

(je t'embrasse!)

dimanche 8 février 2009

les petits plats du dimanche... (3)


Si le soleil nous a presque réveillé, il n'a, comme à son habitude, fait qu'une très brève apparition. Le thé est doré, heureusement, comme les yeux encore un peu éteints de l'amoureux. Le cake à l'orange est délicieux, les sourires si matinaux le sont tout autant.

Encore un dimanche où l'on regarde le temps passer de l'interieur. Rester dans ce cocon, profiter de la chaleur du four, de la jolie couverture bleue sur mes genoux, alors que je dessine, du chat qui ronronne doucement sur une chaise, une envie d'apaisement. Dehors, le ciel se couvre et se découvre sans laisser passer un rayon jusque par la fenêtre. La fumée s'échappe nonchalament des cheminées, la cours est déserte, silencieuse. Elle porte le froid de l'hiver, ce gris pâle rapeux, sa lumière blanche.

Je n'aime ce décor fade que derrière la vitre, quand le thé fait alors de la buée dans laquelle je trace des formes -le soleil absent ou des mots d'amour que seul celui aux yeux dorés peut comprendre.

Après le cheesecake de Loukoum°°° -fromage de chèvre et petits suisses, pâte d'olive citronnée- j'avoue que parfois, n'être que deux a du bon...
Il ne nous restait malgré tout qu'une toute petite place pour un dessert...


PETITES CREMES POIRES VANILLEES
pour 3 petits pots

1 verre et demi de lait végétal
1 gousse de vanille
1grosse c. à soupe de sirop d'agave
1 petite poire
35g de farine de riz

Eplucher et mixer la poire en purée fine.

Délayer la farine dans le lait dans une petite casserole. Porter doucement à ébullition avec la gousse de vanille grattée, tout en fouettant régulièrement. Ajouter le sirop d'agave. Arrêter le feu et verser la purée de poire. Répartir dans de petits pots et entreposer au frais pour quelques heures.


Manger avec une toute petite cuiller, doucement...

dimanche 4 janvier 2009

les longs petits matins, du chocolat au soleil...


Les lumières de la ville vont bientôt redevenir banales, froides et blanches, en attendant que rallonge le jour. Sur le trottoir, j'ai déjà apperçu quelques sapins abandonnés, des emballages à foison, des branches de houx enrubannées. Chez nous, les guirlandes s'acrochent, j'ai tant de mal à terminer cette période féerique qui chaque année m'échappe un peu plus. L'exitation qui m'habitait dès les premiers flocons, l'odeur des mandarines, les salons brillants et décorés d'or, l'idée de fêtes à venir... ces réjouissances transformées en tristes banquets trop chargés, en commandes au père noël, en courses éffrénées.. J'aurai sûrement préféré rester une petite fille, pour arriver encore à trouver fabuleux ce bel envers du décors, ne jamais passer de l'autre côté.
Grandir...

Et puis, la rentrée qui s'approche, ses obligations, son empressement.

La nostalgie de ces journées ensoleillées de vacances où la famille, même un peu abîmée, s'est retrouvée...
Les pensées d'une jolie chose à venir.
Un retour gâteau au chocolat, moêlleux, simple, tiède, saupoudré d'or parfumé...


UN GÂTEAU AU CHOCOLAT
réconfort à partager, juste à 2...



50g de chocolat
1/2 verre de lait de soja
2 figues sèches, gonflée dans de l'eau bouillante
2c. à café de farine de quinoa
1 oeuf
1c. à café de crème d'amande complète

Préchauffer le four th5-6, position four ventilé.
Dans une casserole, faire fondre le chocolat et le lait.
Hacher les figues, puis les ajouter au mélange précédent, quand le chocolat est bien fondu. Arrêter le feu, ajouter l'oeuf, la crème d'amande puis la farine. Bien mélanger.
Verser le tout dans un petit moule couvert de papier sulfurisé, enfourner pendant 15 min.

Sortir, laisser refroidir un peu, démouler ou manger à même le plat, à peine orné de cannelle moulue.
Regarder le soleil qui se couche encore un peu tôt, rêver à ces longues journées qui vont venir... bientôt...
un délice inspiré d'ici et de...

mercredi 1 octobre 2008

les feuilles mortes, un gâteau aux poires, et puis...


Mes premiers pas à la faculté d'histoire de l'art et d'archéologie ne sont pas ceux que j'attendais. Pour l'instant. Alors que je rêvais de tableaux sublimes à annalyser, d'oeuvre d'art à observer de près, de site archéologique à découvrir, je dois pour l'instant me satisfaire de cours très scolaires où messieurs les professeurs rappellent à leurs élèves studieux l'importance de venir en cours. Même si certains me paraîssent particulièrement perdu dans cette fillière, j'imagine, en grande utopique, qu'ils ne sont pas venu ici pour rien.
Bref, apparement, ils -enfin, nous- avons besoin d'être régulièrement recadrés plutôt que d'être instruits, notament introduits dans l'univers des églises médiévales, des vases à cratères, des différentes couches archéologiques prévues au programme de l'année. Pour ce qui est de l'art moderne (qui se situe à dijon, à la renaissance, ne demandez pas d'explications) et de l'art contemporain (comme van gogh, ah, oui!) il faudra attendre demain pour voir si enfin, ils nous considèrent aptes à commencer des cours.

En attendant que cela devienne un peu plus consistant, je dessine.
Je profite de toute cette galerie de portraits que m'offre mes camarades ainsi que les professeurs. Leurs mimiques, leur timidité ou leur aisance, leurs tenues vestimentaires, leur façon d'écrire, tout est un régal pour mes crayons endormis. Mais avant d'exposer ces personnages délicieux, un gâteau aux poires, doré et moelleux, pour accueillir l'amoureux tout en douceur...


GATEAU AUX POIRES
pour un petit moule carré (15 à 20 cm)
inspiré de Cléa

75g de farine de blé complète
1 oeuf
1 belle c. à soupe de sirop d'agave
1 poignée d'amandes
1c. à soupe de fromage blanc
2c. à café d'huile d'olive
1 poire
1 verre de lait
1c. à café de bicarbonate
1 filet de jus de citron
du thé ou une infusion

Préchauffer le four th.6-7.
Faire infuser la tisane ou le thé dans le lait chaud.
Mixer en purée grossière la moitié de la poire et les amandes.
Dans un saladier, mélanger l'oeuf, l'huile et la poire mixée. Ajouter la farine, puis le bicarbonate, le sirop d'agave, le citron et le lait.
Huiler un moule carré, verser la préparation. Eplucher l'autre moitié de la poire, la couper en tranche et la disposer sur le gâteau. Enfourner pour 30min.




dimanche 28 septembre 2008

les chéchés se font rares... et mangent des tartes aux figues


La semaine avait délicieusement commencé. La promesse d'un bon film lundi, avec en prime, quelques mots complices échangés avec celles et ceux venus chercher leurs places. Se retrouver dans le hall du cinéma avec la preuve d'un télérama diminué afin de profiter des invitations crée un lien curieux entre nous...
Le retour dans ce salon de thé charmant, pour y finir les histoires d'une demoiselle bien comme il faut.
La découverte, par surprise, de l'une de nos multiples bibliothèques, ancienne église, à l'éclairage discret et où l'ambiance studieuse rappelle celles des facultés américaines, petites lampes aux tables en bois vernies, grandes étagères austères remplies de livres reliés à l'ancienne.
Mes premiers pas à l'université, le campus ensoleillé, l'archéologie à venir.
Un mail précieux, qui remonte le moral d'une illustratrice en berne.
Un livre à réfléchir. A partager avec celle qui à pensé, déjà. Et dévorer encore, ses pages...


Une semaine, pressée où le temps nous a un peu échappé...

Quelques figues trouvées sur le marché, ce samedi matin... et une envie de tarte...


PETITES TARTES AUX FIGUES
pour une nouvelle semaine qui s'annonce à deux

30g de farine complète
10g de flocons d'avoine
1c. à café de purée d'amande
1c. à café d'huile d'olive
1c. à café de sirop d'agave
un peu d'eau

3 figues
1/2 pomme
une poignée d'amandes
un peu de crème fraîche (de soja, ou autre)
un peu de cannelle
du sucre roux, au goût

Préchauffer le four à 180°.
Dans un saladier, mélanger la farine et les flocons. Ajouter l'huile d'olive et la purée d'amandes et sabler le mélange. Ajouter le sirop d'agave et de l'eau jusqu'à ce que l'on obtienne une belle boule pâte. Etaler, froncer deux petits moules à tartelettes. Piquer et enfourner quelques minutes (3 à 5 min)
Eplucher et couper la pomme en petits dés. La laisser compoter, avant de la mixer avec la crème fraîche et les amandes.
Etaler sur le fond de pâte précuit, mettre les figues en quartiers, saupoudrer de sucre roux et glisser au four pour 30 min. Laisser tiedir.

A manger à la fin d'un petit repas qu'on aurait prit le temps de préparer à deux, comme un risotto au potiron et aux noix, par exemple, et un verre de vin blanc...

mercredi 23 avril 2008

chocolat à en tomber amoureux...


elle s'était encore levée tard
tout comme les autres jours
mais ce matin là, au réveil
pas de trace d'oreiller sur la joue

elle s'habille avec soin
enfile petite robe et escarpins
une effluve de parfum
elle attrape son sac à main

elle sort dans l'air doux
de cette matinée printanière
elle connait le chemin par coeur
la ruelle pavée, quelques marches d'escalier
le jardin à traverser

l'épicier a tout sorti
des légumes verts jusqu'aux fruits
elle tâte:
les artichauts ont l'air très beaux

elle prend aussi du chocolat

elle ne sait pas pourquoi, elle a envie de gâteau...


TARTELETTES EXPRESS AU CHOCOLAT
à partager à 2...

50g de chocolat bien noir (70%)
20g de beurre salé
20g de sucre
15g de poudre d'amandes
1 oeuf

Préchauffer le four th.7
Faire fondre le chocolat au bain marie avec le beurre.
Hors du feu, ajouter le sucre, la farine puis l'oeuf. Verser dans des petits moules à tarte et enfourner pour 10 petites minutes...
Se délecter de l'odeur puissante du chocolat... Attendre un peu à la sortie du four... Démouler et savourer à deux, autour d'un thé tout doux et d'une petite compote de fruits pommes-poire...

Merci Belleblé pour cette délicieuse recette...


sa tête était bien loin
posée sur un nuage
elle était tombée amoureuse...

vendredi 22 février 2008

une tarte pomme poire amandes...

Aujourd'hui chéché est en vacances... et ce soir, on a promis d'amener le dessert...
C'est un grand plaisir que de concocter un petit truc tout sympathique à partager...
Envie de tarte aux pommes... pour moi, c'est le dessert de mon enfance, la tarte que ma maman faisait, sa pâte sablée craquante, les pommes fondantes... Une douce odeur de dimanche, de repas de famille, de discutions interminables... Peut être quelque chose que je cherche à recréer ici, puisque je suis dijonnaise depuis peu... Donc nous avons mis nos 4 petites mains (2 chacuns hein, on n'est pas des monstres...) pour fabriquer cette tarte toute simple et conviviale...



TARTE POMME POIRE AMANDES
pour une p'tite famille de 4

pour la pâte
40g de flocons d'avoine
40g de farine de kamut
40g de farine complète
2 c. à soupe de purée d'amandes complète
2 c. à soupe d'huile d'olive

Tout mélanger dans l'ordre. Ajouter un peu d'eau pour former une belle boule.
Etendre au fond d'un moule. Enfourner pour un bon 1/4 d'heure.

pour la compote de pommes
2 belles pommes
1 c. à soupe de sirop d'agave

Eplucher les pommes et les couper en petits dés. Mettre un peu d'eau dans une casserole et y faire compoter les pommes. Ajouter le sirop d'agave lorsqu'elles sont bien fondues et écraser à la fourchette (ou au mixer si vous préférez une compote bien lisse).

1 poire épluchée, coupée en 2 puis en lamelles.

Monter la tarte: la compote au fond, puis les lamelles de poires. On peut saupoudrer d'amandes éffilées.
Enfourner 20 min, th.6.

Attendre avant de déguster... Et prendre son temps...




lundi 28 janvier 2008

Ma première des dernières galette royale...

Ca va bien faire 1 mois que j'ai promis à chéché de lui faire une galette des rois... et puis, les jours passant, les occasions n'ont pas manqué de goûter les galettes dijonnaises ( avec un faible pour celle de Regazzoni au subtil parfum de vanille ) et même franc-comtoise ( pas de frangipane mais une texture de flan le plus souvent à la fleur d'oranger )...

Et moi alors? Le trio pâte feuilletée/amandes/beurre ne me gourmande (je sais ça n'existe pas ) pas plus que ça...

Mais comme j'ai promis ( et qu'il ne reste plus que quelques jours de permission galettes des rois ) je me suis lancée... Voici le résultat...




















MA TOUTE TOUTE PREMIERE FOIS GALETTE
pour 2 rois

Préchauffer le four th.7.

pâte :
30g de flocons d'avoine
40g de farine complète
1/2 oeuf battu avec un peu de lait
1 c. à soupe d'huile
Mélanger tous les ingrédients pour former une pâte homogène. Réserver.

Farce :
40g d'amandes réduites en poudre
2 c. à soupe de compote de pomme maison
30g de sucre complet
le 1/2 oeuf au lait restant ( on garde 1 c. à c. pour dorer)
Bien mélanger le tout.

Etaler la pâte et y découper 2 petits cercles. Disposer sur une plaque couverte de papier suflurisé. Déposer la farce en laissant 1/2 cm environ, puis refermer la galette avec le 2ème cercle de pâte. Dorer avec l'oeuf au lait.
Enfourner pour 35 min environ.

PS : c'est goûté, approuvé, adoré!