Affichage des articles dont le libellé est goûter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est goûter. Afficher tous les articles

mardi 10 janvier 2012

les gaufres! (la recette de A.)


Les lendemains de fêtes, elle garde plus souvent un goût amer de ne s'être jamais vraiment sentie présente au bon moment. Elle était pourtant là, avec ses parents et sa soeur, les cadeaux, le sapin tellement grand cette année qu'il s'approche du plafond, les biscuits que P. a préparé avec une ardeur qu'elle ne lui connaissait pas, quelques jours avant Noël.
Mais ce lendemain matin, elle se sent triste. Noël est passé sans qu'elle l'ai vu. Ou presque. Quelque chose comme ça, quelque chose d'un peu gris et brumeux. Quelque chose qui lui donne envie de pleurer.

P. est toujours forte pour redonner le moral. P. ne se laisse pas abattre aussi facilement. P. est gourmande. P. a mérité que l'on fasse des gaufres -cela faisait si longtemps!- et A. a accepté de donner sa recette. Je ne sais pas d'où elle vient, mais les gaufres étaient délicieuses.

LES GAUFRES DE A.
pour P. et quelques 16 gaufres à partager...




300g de farine
1sachet de levure
2 oeufs
50cl lait
1 pincée de sel
60g de sucre (à équilibrer avec sucre vanillé)
100g de beurre fondu


Mélanger la farine, le sel et le sucre, puis ajouter les oeufs, le beurre fondu. 
Dans un bol, diluer la levure dans un peu de lait tiède, puis ajouter au mélange.
Laisser reposer 2h près d'un radiateur.
Cuire!
La soirée gaufres fut douce et chaleureuse. Ils ont beaucoup rit devant la table pleine de pots de confiture et de crème de marron, se sont disputés les premières avant de capituler devant un peu trop de gourmandise. 
C'était bien chouette -et il fallait le raconter ici, non?
(d'ailleurs, bientôt, une recette de gâteau au chocolat -il fut parfait la semaine dernière, pas trop fort mais chocolaté, bref, je le garde précieusement... )


& a happy 2012!

lundi 12 décembre 2011

où je suis chez moi (les muffins butternut & amandes)




Il y a aurait plein de choses à dire.
La semaine de travail intensif pour finir ça. Qui m'a empêché d'aller patiner, d'assister au concert, de voir ce que le cinéma nous réservait, depuis tout ce temps.
La semaine de travail qui donne l'occasion à l'amoureux de cuisiner, des lasagnes poireaux-saumon, un risotto aux champignons mais aussi une mousse au chocolat bien aérée mais chaleureuse et corsée et des muffins à la butternut (car chanceux que nous sommes, avons un maraîcher qui en vend des terribles, au goût sucré, sentant la noisette et le marron -terrible, quoi...)


MUFFIN BUTTERNUT & AMANDES,PRESQUE COMME CHEZ JAMIE
pour 12 muffins (& devenir gourmands en hiver)


400g de butternut cuite, réduite en purée pas trop liquide
300g de sucre bond
4 œufs 
1 pincée de sel
300g de farine T110
½ sachet de levure chimique
1 poignée de amandes concassées 
1 cuillère à café de cannelle en poudre
1 petit suisse (60g)



(l'amoureux a cuit la butternut, mais jamie l'utilise cru -ce qu'il faudra qu'on essaye, en vrai!).


Mélanger la purée de butternut avec le sucre, les œufs, le sel, la farine, la levure, les noisettes et la cannelle. Mélanger bien puis ajouter le petit suisse.
Garnir des moules à muffin avec la préparation. 

Cuire 20min (vérifier que la cuisson est bonne : la pointe d'un cure-dent plantée dans un muffin doit ressortir propre et sèche.)
Laisser les muffins refroidir sur une grille. 


A manger entre mars et avril (en découpant des fleurs et imaginant les motifs sur la jupe de la grand mère) ou à partager avec des (presque) parfaits inconnus qui aiment parler cuisine...

Il y a le sapin de noël qui a trouvé sa place dans le nouveau chez nous. L'odeur si particulière quand on entre au salon, les guirlandes et les bougies. Devenu l'endroit préféré pour lire (même si j'ai du mal à me fixer sur quelque chose... des conseils seraient les bienvenus!)

Bientôt, la cuisine qui va se remplir de petits biscuits... Cette année, uniquement nos préférés : les zimsterne, les vanille kipferl, les brunsli et pour un peu de nouveauté, les bouchées aux noix et chocolat...

Et puis...
Ils sont terminés, prêts à être envoyés...


Pour commander, voir le mode d'emploi juste là!

lundi 21 février 2011

Juste un moment s'il te plait (ce que j'aime de toi) - les biscuits du goûter


Le fauteuil à bascule de P., dans son appartement bien rangé, où bien installée, le thé bu dans un service à café coloré prenait une saveur particulière.
Ces petits photophores rouges que V. m'avait envoyé de Toulouse, dont un était arrivé cassé et dont le chat a consciencieusement pris le temps de les briser un par un. Il n'en reste qu'un seul, rescapé et que je n'utilise plus beaucoup (il est devenu une espèce protégée, en quelque sorte).
Les mots que M. sait envoyer avant les moments importants et qui me font rire.
Ceux que j'ai reçu d'A., remplis d'angoisse juste le jour de mon anniversaire. 
La robe à pois que tu m'as prêté à Hambourg, alors que je voyageais sans valise. La veste bleue marine rapportée (avec l'intérieur des manches rayées et une martingale, comme j'aime) parce qu'il avait fait... tellement chaud, finalement.
Les faire part sur le frigo. Ou dans le salon. Ou sur le bureau.
La fierté toute neuve, de devenir quelqu'un de particulier pour R., même s'il ne s'en rend pas encore bien compte. 
Manger ses lasagnes, préparées en secret un soir où j'avais pensé ne pas les mériter. (je crois d'ailleurs que cette recette va rester secrète, l'amoureux cuisinant seul -sans spectateur- et souvent... à l'oeil)
Sa liste de livres.
Les biscuits du goûter, toujours préparés à la va vite (je ne sais jamais si je vais avoir faim) et que je mange TOUJOURS chauds (ils sont meilleurs) en oubliant tout.
Cette recette est une base : elle est à accomoder selon vos goûts (à voir, si vous préférez lire dans le bus avec la vie autour, si vous aimez les dessins d'edward gorey, si vous avez vu somewhere, et que vous n'aimez pas être en maillot de bain, peut être... seront-ils comme les miens)


LES BISCUITS DU GÔUTER
à manger seule -en plusieurs fois- ou à partager (deux amoureux feront bien l'affaire)






3c. à soupe bien bombées de farine
1grosse c. à soupe de purée d'oléagineux (préférence de la maison, cacahuete, mais amandes, sésame passent très bien aussi)
1petite c. à soupe de sucre (facultative -pour moi- si j'y mets des pépites de chocolat)
du lait (un peu moins d'1/2 verre environ)
des noix, des amandes, des fruits secs, des pépites de chocolat, du thé, de la vanille...


Sabler la purée d'oléagineux avec la farine (et le sucre, si vous en mettez). Ajouter le lait, bien amalgamer et former un boudin. Le découper en tranche d'un demi cm environ, les poser sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé et enfourner 12 min. 
Manger chaud (tout en prenant garde de ne pas se brûler). Il y a souvent un joli bol de thé pas loin.

jeudi 6 janvier 2011

(souvent, en hiver-les cookies de P.)



Souvent, l'hiver, elle ne sort pas. 
Elle met de la musique, des choses douces ou mélancoliques, le plus souvent eux, sans se l'expliquer vraiment, mais il y a quelque chose qui la bouleverse là dedans.

Ce qu'elle préfère, c'est regarder les flocons se poser sur les fenêtres, faire des dessins dans les nuages de buée éphémères sur les vitres.
Le côté silencieux de la neige, qui imprègne les bruits, les rend fluides, ralentis.

Elle aime l'odeur du sapin dans l'appartement, la guirlande qu'ils se sont offert l'an dernier, celle avec des étoiles dans de jolis pompons blancs.


Quand les jours sont un peu tristes (ce qui arrive souvent quand on doit laisser la lumière allumée toute la journée tant le ciel est gris -léger mais gris) elle prépare des bredele en pensant à sa grand mère, qui, sans être alsacienne, préparait d'énormes boîtes de sablés de toutes les formes : des ours, des oies, des étoiles bien sûr, et des sapins -c'était noël quand même. 
Parfois, elle en offre à ses amis (ceux qui gardent son chat quand elle part en vacances) ou à sa famille (qui se disputent rapidement les vanillekipferl, irrésistibles biscuits noisette-vanille), mais surtout, surtout, elle en garde une boîte entière pour son amoureux. D'ailleurs, lui n'attendrait pas toujours les fêtes pour se lancer dans une dégustation.

L'hiver, elle porte un manteau gris assez doux et chaud trouvé l'an dernier pendant les soldes et son écharpe préférée, avec deux pompons. Elle n'oublie plus ses gants et marche vite, très vite pour ne pas avoir le temps de sentir des frissons remonter tout au long de sa colonne.
Elle s'arrête souvent dans des cafés -le même, surtout le mercredi, quand un groupe de jeunes gens se retrouvent après les cours et discutent de la prof d'anglais, d'une copine qui ne vient plus en soirée (et ils regrettent beaucoup qu'elle ait autant changé), de musique (des choses qu'elle ne connait pas), elle aime les entendre rire, se chercher, la façon qu'ils ont de se regarder, de se tenir…

Depuis que noël est passé, la boîte à biscuit est vide. Si l'amoureux a trouvé ça triste, en rentrant, mardi soir, il s'est ravisé quand il a vu la plaque couverte de gros cookies encore tièdes. (Il a moins aimé apprendre qu'ils n'étaient pas -tous- pour lui, mais il les a apprécié au point qu'elle a du se remettre au travail pour en faire une nouvelle fournée. Décidément, ce n'est une surprise pour personne, mais cette demoiselle n'a que de très bonnes recettes).


LES COOKIES DE P. (ici en vrai)
pour presque 20 biscuits (les miens étaient plus petits qu'elle)






100g de beurre mou
100g de sucre blond 
1 œuf
1 c. à café de vanille en poudre
220g de farine T110
1 c. à café de bicarbonate de soude
3 cuillères à soupe de poudre d'amande
2 poignées de pépites de chocolat
1 pincée de sel (ici, du sel ramené d'Australie, légèrement acidulé et parfumé -ceci dit, ça se fait très bien sans ;))


Préchauffer le four à 180°C. 
Mélanger le beurre et le sucre puis ajouter l'œuf. 
Dans un autre bol mélanger la farine, le bicarbonate, la levure, et la poudre d'amande, puis la pincée de sel et la vanille.
Ajouter cette poudre au mélange précédent, bien mélanger jusqu'à former une boule de pâte homogène. 
Incorporer les pépites de chocolat.
Avec les mains, former une boule de pâte (de la taille d'une noix, à peu près), les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (un peu espacées parce que les cookies s'étalent un peu) et les aplatir de la paume de la main. Cuire 10-11 minutes à 180°C.
Déguster entourés de gens très sympathiques et plein d'idées et des verres de cidre, ou avec son amoureux (et un verre de lait, c'est bien aussi)


*édit* 
il est encore possible de commander des calendriers! à voir ici!

jeudi 4 novembre 2010

en croisant les doigts, (l'après midi crèpes merveilleuse)

Il y a des choses qu'on ne dit pas avant.
Il y a des choses qu'on ne sait pas, la première fois. Et qui sont de toutes façons différentes, après.
Des moments où ce que l'on vit nous dépasse. Mais c'est chouette quand même.
Il y a des choses qu'on attend et qui arrivent, inattendues.
Des après midi promises qui tournent en après midi surprise (avec des crèpes quand même).
J'avais juste préparé un pot de tartinade chocolat-banane-amande (et comme j'ai noté la recette, cette fois ci...)

PETIT POT DE CHOCOLAT A TARTINER
(pour V-M-C-C-M-J-M-F)
75g de chocolat noir (possible avec du chocolat au lait ou moitié/moitié)
2c. à soupe de crème de soja
40g d'amandes grillées (non salées, hein!)
du sirop d'agave
1 pointe de vanille en poudre
1 banane
huile d'olive
1 pincée de fleur de sel

Faire fondre le chocolat selon votre méthode préférée (version bain-marie une casserole dans une poele remplie d'eau marche bien). Lorsqu'il est bien fondu, ajouter la crème de soja.
Couper la banane en rondelle et la poeler dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elle soit tendre.
Mixer les amandes très très finement. Ajouter la banane, la vanille et la fleur de sel, mixer à nouveau.
Dans un bol, verser le chocolat fondu tièdi puis le mélange amandes-banane, bien incorporer. Goûter, vérifier que c'est assez sucré (sinon, un peu de sirop d'agave -j'en ai mis juste 1c. à café, à ajuster comme vous préférez!). Mettre la pâte dans un joli pot et laisser au frigo. La pâte ne se conserve pas très longtemps (1 à 2 jours je pense) mais ça doit se manger aussi sur du pain grillé, dans des petits suisses, avec de la brioche, à la petite cuiller...


(& attendre -parce qu'il n'y a que ça à faire...)

dimanche 24 octobre 2010


On a des saisons où l'on aime prendre son temps. Le temps d'apprécier la chaleur sous la couette le matin, celui d'ouvrir les yeux pour voir la lumière, grise les jours de pluie -et de bruit des gouttes sur les carreaux- bleue et or les matinées d'automne sublimes et glacées.
Le temps de choisir la robe que l'on va porter, celle avec des fleurs ou la rouge, pour le noeud dans le dos. Le temps où l'on reste dans le canapé, à lire des histoires de suicidaires très drôles avec le tout nouveau thé groseille-vanille (ça faisait longtemps que l'on en n'avait plus).
Le temps passé devant de vieux papiers, une table lumineuse et des mots bien écrits -des mots qui intriguent, reviennent dans la tête comme une deuxième réalité. Du temps pour tailler ses crayons.
Le temps d'aller au cinéma (surtout le dimanche après midi). De rire un peu -imaginer le goût du sherry- de rentrer en cherchant pourquoi ce n'était pas aussi séduisant qu'un beau et sombre inconnu.
Le temps d'allumer le chauffage, d'éplucher des pommes.
Le temps d'attendre 25 min.
L'heure de goûter.


LE GÂTEAU AUX POMMES
le presque tout simple des dimanches à la campagne,
(avec les placards du dimanche)




2 pommes
5c. à soupe de farine
4c. à soupe de sucre (rapadura)
2c. à soupe d'amades moulues
1 paquet de levure chimique

2 oeufs
4c. à soupe de lait
2c. à soupe d'huile
1c. à soupe de purée d'amande
1/4 c. à café de vanille en poudre
et autant de cannelle

Préchauffer le four th7.
Dans un premier bol, mélanger la farine, le sucre, les amandes et la levure. Former un petit puits.
Dans un autre bol, mélanger les oeufs, le lait, l'huile, la purée d'amande et les épices. Verser dans le petit puits et mélanger.
Peler, couper les pommes en tranches très fines. Les répartir au fond d'un moule beurré et les recouvrir de pâte avant d'enfourner 25 min.
(il manque la dernière étape du gâteau de Gracianne -plus d'oeuf!- mais n'hésitez pas : 70g de beurre (1/2 sel), un oeuf et 4c. à soupe de sucre et ré-enfournez pendant 15 min.

Le temps de préparer une compote pomme banane, c'est prêt. Ne reste qu'à servir les parts de gâteau avec la compote tiède et du thé brûlant.
(Le temps de remercier Gracianne... aussi pour la chanson de prévert)

jeudi 7 octobre 2010

il est encore temps pour une glace...




Lorsque les dimanches d'été se font en Alsace, avec un petit jardin, un prunier pourpre, des frères et soeur qui ont des envies de tartes, juste assez de soleil pour ne pas redouter une averse, il est arrivé qu'on organise une cueillette de fruits.
C'est chouette pour ça, l'Alsace. On trouve assez facilement des petits producteurs qui laissent les clients citadins se servir et faire des réserves de framboises, cerises, et autres fruits pour un prix plutôt dérisoire (face aux mini-barquettes-boîte-à-bijoux).

Cette année, après de belles séances de framboises, nous avons trouvé des myrtilles. Biensûr, il n'y a pas le charme de ramasser ces baies noires-violacées en pleine forêt, avec la fierté de reconnaître parmis la flore les vraies qui feront des tartes divines, mais le plaisir de se promener entre les pieds de myrtillier, de saisir les petites billes fragiles et délicates est bien là.
Comme celui de rentrer les bras chargés, de faire un gâteau vite, et de partager le reste -que chacun profite de ce travail de collaboration si efficace.

En arrivant à la maison, j'ai bien lavé mes myrtilles avant de les mettre au congélateur. J'aime bien garder un peu des souvenirs de ces moments (et la possiblité de faire une tarte cet hiver).

Et puis, finalement, on a fait une glace...


GLACE EXTRA RAPIDE MYRTILLE VANILLE
juste pour deux!


Dans le bol du mixer, mettre 2 bonnes poignées de myrtilles congelées, deux petits suisses, 1c. à soupe de crème d'amandes, du sirop d'agave (ou du miel) autant que vous voulez, et de la vanille en poudre (1 petite c. à café à peu près). Mixer le tout et servir aussitôt.

Pour conserver (vraiment pas longtemps) cette glace, il suffit de la mettre dans un bac à glace, la couvrir avec du film alimentaire au contact, la mettre au congélateur et la remuer régulièrement (toutes les 30min). Mais elle reste à manger très rapidement.

jeudi 16 septembre 2010

il y a, ce que mon coeur peut porter...


Un matin, elle s'est réveillée seule, la fenêtre entrouverte laissant passer le soleil.
je me suis perdue...
Elle se parle seule. Cela arrive parfois. Les mauvais jours, les jours aux matins mélancoliques, ceux où le thé se doit d'être vanillé, les biscuits encore tièdes (ou les tartines généreusement recouvertes de miel).
je me suis perdue sans le voir...
Et cela, ça lui fait peur... En refermant les yeux, des souvenirs lui reviennent, la partie de volley dans le sable envahi de mauvaises herbes, accompagnée de fou rires (et pourtant, elle n'avait pas gagné), les vacances à vélo sous un ciel bleu absolu, sa chambre de petite fille où les dessins du papier peint offraient mille histoires, les sandwichs jambon beurre qu'elle adorait (surtout quand elle était malade -comme la fois où malgré les maux, elle écouta charlie et la chocolaterie sur son petit lecteur cassette trois fois et que son frère, attentionné lui avait préparé trois sandwichs minuscules (pour ménager son estomac) qui se révélèrent divins).
perdue dans sa jungle de toute petite vie, dans ce cocon qui s'est enroulé tout autour d'elle et qui la protège si bien.
perdue dans ses rêves, sa nostalgie, ses regrets, perdue dans ce qu'elle aurait voulu être et qu'elle attend encore.
perdue dans des images d'un atre temps, des parfums de sucre et d'épices, de goûters sous les arbres, l'été.
il y a, ce que je peux faire - et ce que je ne peux plus changer.



LES COOKIES DE R.




50g d'amandes entières moulues
100g de farine (blé, T80)
30g de flocons d'avoine
50g de sucre intégral
une pincée de fleur de sel (de l'île de ré)
3c. à soupe d'huile d'olive
2 bonnes poignées de pépites de chocolat
un peu d'eau ou de lait

Préchauffer le four th. 7.

Mélanger les amandes, la farine, les flocons, le sucre et le sel dans un grand bol. Ajouter l'huile d'olive et sabler la pâte (comme pour faire un crumble). Mettre les pépites de chocolat puis le lait afin de rendre la pâte bien homogène. Former des petites noix et les écraser du bouts des doigts sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 13 à 15 min. Les cookies doivent être colorés. Laisser refroidir sur une grille.

Déguster tiède, avec un verre de lait frais, en réfléchissant à ce que l'on a envie de faire, en vrai, finalement.

mardi 27 avril 2010

par moins 30, de délicieux pains de mie...


Il a osé, et depuis, cela a remué bien des choses.
Il a aimé, le champagne, les larmes émues, la moquette fleurie rouge et verte sur laquelle la neige lumineuse de ce 23 décembre semblait danser.

Elle, séduite par les grandes fenêtres qui donnaient sur le jardin tout blanc, dégustant par petites bouchées la fricassée de lentilles à l'aneth n'attendait rien d'autre qu'un dessert au chocolat puissant, réconfortant avant de rentrer dans le froid incisif de l'hiver. Il y a eu autre chose, pourtant.
Ce noël là eu une saveur toute particulière. Un peu de stress, d'hésitation, d'émotion et puis, un Noël au parfum de sapin vert et illuminé, de bredele préparés les premiers jours des vacances (les vanillekipferl ont été dévorés, les zimsterne de mingou aussi).

Plus d'une année est passée, décomptée en plein de "dernière fois", avant de compter en coton, opale et mousseline. Ils ont cousu de fil d'or le papier précieux, rêvé à ce qui allait advenir d'eux, après...
(par moins 30...)


parfumés, faciles, délicieux et très beaux*
pour 4 petits moules, soit deux petits déjeuners d'amoureux


250ml de farine T80
260ml de farine complète (ou de sarrasin, épautre...)
240ml de lait de soja tiède
2c. à café de levain déshydraté
1c. à soupe de crème d'amande
1c. à café de sirop d'agave
1/2c. à café de sel

Dans un saladier, mélanger le levain dans le lait puis ajouter le reste des ingrédients. Amalgamer la pâte (ce n'est pas la peine de pétrir, comme le dit la chef). Couvrir (d'un torchon, comme elle ou avec un film transparent comme moi -les deux marchent) et laisser reposer 2h à température ambiante (s'il fait bon, sinon, laisser reposer un peu plus longtemps).
Enfin, laisser reposer la pâte au frigo pendant une nuit (au moins) voire jusqu'à 3-4 jours. La première fois, j'ai tenu 3 jours (et c'était parfait), la deuxième fois, l'amoureux impatient m'a poussé à cuire les petits pains le lendemain : les deux fois, ils étaient délicieux.

Après tout ce temps de repos, préchauffer le four à 180°, ressortir le saladier, laisser la pâte revenir à température ambiante. La couper en 4 morceaux, former 4 petits pains et les glisser dans des petits moules à cakes (formidables, offerts par des gens que vous appréciez beaucoup et qui savaient très bien que vous alliez vous en servir très souvent -ils n'ont pas eu tord- c'est chouette, les amis!), à peine huilés et farinés.

Enfourner pendant 25 min, les admirer monter, dorer, craquer. C'est trop chic.


(avant de les laisser refroidir, de les démouler, d'en découper un en tranches fines que l'on tartinerait de beurre et d'un peu de cacao en poudre pour le goûter).
Tout pleins de mercis à Madame Makanai et sa recette personnalisée sardine rouge...

mardi 23 mars 2010

écrire vite, pour les filles et les garçons qui aiment le thé à la vanille


Avec le retour du beau temps, elle aime à nouveau flaner sur les terrasses et regarder les vies qui passent. Elle garde toujours une grande écharpe -la violette et grise rayée- et commande un thé (là où on les sert dans de belles théières en fonte et où l'on peut sentir le thé dans un tout petit verre à côté). Les tables sont en bois peint, rose, bleue, mauve, verte, c'est doux, joyeux, printanier. De sa chaise, elle voit presque tous les clients venus profiter eux aussi de la chaleur nouvelle de l'après midi.

Elle ferme les yeux, comme pour mieux écouter les bruits qui l'entourent.
Je suis allée à la piscine hier -et elle pense à celle qui aime tant les bassins chlorés- j'ai nagé un bon moment, si tu veux, en rentrant, je téléphone à ton amie, elle pourra venir dormir mercredi, et cette fête, c'était bien?

Entre les odeurs de café moulu et de mousse de lait, elle s'étire, s'emplit de ce bonheur délicieux qui semble errer, se promener, s'attarder autour d'elle.

Quand elle ouvre ses yeux, le ciel est toujours immensement bleu, un bleu d'hiver qui se termine, un bleu moins glaçant, un bleu cotonneux.

Elle aime, alors, finir son thé avec les miettes de brioche roulée préparées avec le levain -celui qui restait de la pizza de lundi- avec des abricots secs moelleux et plein d'amandes...


ROULE ABRICOTS-AMANDES de l'anniversaire terminé
pour un plat de 26cm de diamètre, de quoi régaler les invités

250g de farine, blé et épautre mélangé (T80 chez nous)
40g de levain déshydraté
une pincée de sel
1 petit suisse
1/3 de verre de lait tiède (soit 5cl environ)
1c. à soupe de purée d'amandes complète
1c. à café de sirop d'agave
Le matin, alors que le petit déjeuner vient d'être lavé et rangé et que le soleil occupe la cuisine, commencer à préparer la pâte (celle ci doit monter 2h).
Dans un saladier, mettre le levain, le réhydrater avec le lait tiède, puis le sirop d'agave. Laisser quelques instants. Enfin, ajouter le petit suisse et la purée d'amandes et enfin, la farine et la pincée de sel. Pétrir pendant un bon quart d'heure (la pâte doit être souple à travailler et ne pas coller). On peut pétrir directement sur la table (surtout une fois que la pâte commence à être homogène, c'est plus simple). Mettre dans un saladier propre et à peine fariné, couvrir soit d'un torchon propre, soit d'un film étirable, placer sur la cuisinière que la douceur de la journée a réchauffé et laisser monter 2 h environ.
Pendant ce temps, on peut préparer ce qui va garnir généreusement la brioche. Pour cela, on doit avoir dans ses placards :

1 autre petit suisse
une dizaine d'abricots secs (ou de la bonne confiture, mais ne pas re sucrer, en ce cas là!)
des amandes (une poignée, mondées ou non, selon vos préférences)
un peu de sirop d'agave ou de miel
Mettre les abricots et les amandes dans un bol et couvrez d'eau chaude. Laisser mariner 1 à 2 heures. Egoutter en gardant un peu de liquide et mettre les fruits dans le bol du mixer, ajouter le reste des ingrédients. On peut bien sûr ajouter un peu de cannelle ou de vanille, peut être même du gingembre si l'on est audacieux. Mixer en purée, goûter et réserver.
Quand la pâte est belle et a bien gonflé, étaler sur un plan de travail fariné (mais avant, on préchauffe le four, th.7). Il faut l'étaler en longueur pour pouvoir découper ensuite plein de tranches!
Répartir équitablement la garniture en évitant soigneusement le bord le plus proche de nous (ou le plus loin, suivant comment on roule) pour fermer le tout. A ce moment là, peut également penser au pot de caramel au beurre salé qui apporterait un petit je-ne-sais-quoi-de-pas-désagréable. Ce n'est bien sûr pas obligatoire.
Ensuite, on roule la brioche, on coupe en tranche de 2.5 à 3 cm et on réparti en escargot dans le plat (recouvert de papier sulfurisé)... Dorer au lait ou à l'oeuf, l'important, c'est que ce soit joli.
Le four est chaud, c'est parfait, il ne reste qu'à enfourner pour 25 min.

mercredi 24 février 2010

un bruit, la fin de l'hiver et se lever tôt...



Quand au réveil, on découvre qu'il fait bien plus doux que les autres jours, j'ai toujours envie de rire. Plaisir fabuleux de voir de la lumière chaude et orangée sur les façades et entendre le chant magique des oiseaux, celui qui fait tant de bien.

Il y a bien des choses qui se pressent aux portes de la boite à sardines. Des biscuits chèvre-polenta (et apprécier le croustillant très particulier de la semoule), des crèmes au chocolat accompagnées d'indispensables biscuits aux amandes en flocons de neige, des flans à la butternut (de sa faute à elle qui en a toujours tout plein dans sa cuisine), des muffins sésame cacao, des soupes brocolis-anchois. On a aussi eu le bonheur de goûter les vrais filets de truites fumés (sur du pain au sarrazin et du fromage de chez nous, mais j'en reparlerai...) et de déguster un soir tout gris des tartelettes poires cranberies vanillées en imaginant ce que ce sera, dans quelques mois...

On s'est presque perdu dans ces recettes... dans les lignes de cendrillon que je dévore sur le canapé bleu, dans mes dessins encore un peu secrets, dans des papiers vergés, des carnets griffonés, dans les thés vanillés, dans des enveloppes cousues de fil d'or...

Bientôt, j'espère un très beau gâteau que je pourrai partager, avec du chocolat dedans, un peu de citron (ou du yuzu?), un biscuit noisette, du crêmeux, du craquant...
Pendant que j'y réfléchis, tous les souvenirs gustatifs de nos derniers jours, et même, une ou deux recettes pour combler les petits creux -ou manger des légumes.


PETITE SOUPE BROCOLIS-ANCHOIS


Il suffit de prendre une petite échalotte et de la couper assez grossièrement avant de la faire revenir dans un peu d'huile d'olive, dans une casserole à bords haut. Faire bouillir de l'eau.
Dans la casserole, ajouter le brocolis (l'équivalent d'un demi brocolis je pense) et couvrir d'eau. Quand le brocolis est tendre (environ 20-25min), on égoute (un peu, parce que j'aime les soupes un peu épaisses), on ajoute les anchois (8 à 10 filets en boîte) et on mixe finement (ajouter du lait pour arriver à la consistance souhaitée).

On peut saupoudrer d'aneth, un peu, et poivrer, surtout. Manger bien chaud, avec ou sans tartine de gorgonzola.


LES MUFFINS DE CLEA
(ici en vrai)

150g de farine de blé (on peut mélanger avec un peu de sarrazin)
2c. à soupe de sirop d'agave
1c.à café de levure
un voile de cannelle
1c. à soupe de cacao non sucré
20g de graines de sésame (toastées)
50g de pépites de chocolat
1 oeuf
1 grosse c. à soupe de tahin
un verre de lait (de soja, ici)

Préchauffer le four th.7.
Mélanger la farine, les graines de sésame, le cacao, la levure et les pépites dans un bol.
Dans un autre bol, battre l'oeuf, le lait, le tahin et le sirop d'agave. Verser ce mélange sur l'autre, amalgamer. Remplir les moules à muffins (on en a rempli 7) et enfourner pour 12min.

vendredi 1 janvier 2010

la nouvelle année, la neige, le cake à la vanille...


Quand le jour a commencé à décliner hier soir, le four ronronnait doucement. Les lumières de la ville faisaient briller les arbres, le ciel bleu gris profond s'étendait de tout son long. A l'interieur, le chaud et les parfums de vanille du cake que l'amoureux avait réclamé pour le dernier goûter de l'année.
Il y a eu quelques bulles et juste quelques mots pour marquer le changement. Et puis... Cette nouvelle année -étrange impression qu'on pourrait tout changer malgré une matinée comme les autres- sera pleine de symboles... Après les mystères de l'an dernier, il ne reste que peu de temps pour finir... Et attendre le mois de mai...
Le cake à la vanille sent encore délicieusement bon ce matin. Dans les grands bols blancs, j'ai préparés deux chocolats bien mousseux, redécouvrant avec bonheur les plaisirs de la boite orange de mes petits déjeuners, avant. Le canapé est tout doux, l'année commence bien.




LE CAKE A LA VANILLE
simple, tout simple pour les premiers jours de l'année...

inspirés des goûters de belleblé, la princesse des moelleux à partager

3 oeufs
80g de sucre
20g de cassonade vanillée
2c. à soupe d'huile d'olive
1c. à soupe de crème de soja
140g de farine (blé et sarrazin mélangées)
2c. à café de levure
1 pincée de sel
60g d'amandes entières moulues

Préchauffer le four th. 7.
Dans un saladier, battre ensemble les oeufs et le sucre, jusqu'à ce que le mélange mousse et augmente de volume.
Ajouter l'huile, la crème de soja et la cassonade, puis les farine, la levure, les sel et les amandes.
Verser le tout dans un moule à cake, saupoudrer de cassonade sur le dessus en enfourner pendant 45min.

On peut encore compter les jours... les commandes sont ouvertes jusqu'à la fin du mois...
Et un doux merci à tous ceux qui guettent leur boîte aux lettres... (les envois sont -un peu- retardés... mais ça arrive!)
très belle année 2010!

samedi 5 décembre 2009

mes hommages, mesdames!


En m'asseyant dans le petit salon de thé au nom évoquant un arbre parfumé, j'ai essayé d'imaginer à quoi elle ressemblait. Et puis j'ai commencé à regarder, de loin, les plats immenses de crumbles, les tartes gourmandes qui allèchent les passants dans la vitrine. J'ai eu faim, très faim d'un coup.

Et puis elles sont arrivées.
L'une dans une veste grise, un foulard fleuri lumineux négligement noué, l'autre dans un manteau chiné, une jolie écharpe beige rosé enroulée délicatement autour de son cou.

Le thé, le chocolat, les parts de crumbles arrivent. J'aime leur voix, leurs questions, les leçons de photographie et l'apprivoisement difficile des chiffres. J'aime encore plus la petite boîte ramenée (presque) vide mais qui sentait divinement bon. Les détails d'une tartine de cancoillote, de spaghetti bolognaises, d'un laksa qui laisse rêveuse (même avec le poulet dedans).

En rentrant, un peu toute nostalgique et rêveuse de ces moments à part, j'ai eu des envies de pain d'épices. Celui que l'on trouve à Dijon est très sec et pas très épicé -en général, on l'apprécie tartiné de beurre ou de crème épaisse (et d'un verre de rouge)- mais il y a un nette préférence pour un pain plus humide dans lequel j'essaierai prochainement de glisser de la confiture d'orange (en souvenir d'un cake délicieux).


LE PAIN D'EPICES


150g de farine de blé complet
100g de farine de sarrasin
20 cl de lait (moitié lait de soja, moitié lait ribot)
150g de miel liquide (mille fleurs)
60g de sucre rapadura
1 sachet de levure chimique
1c. à café de bicarbonate
2c. à café de 4 épices
1c. à café de cannelle

Préchauffer le four à 150°.$
Tiédir le lait. Y diluer le miel. Mélanger le sucre avec la farine, la levure et le bicarbonate.
Verser le lait, ajouter les épices. Bien battre.
Mettre l'appareil dans un moule à cake et enfourner pendant 40-45min.
Attendre qu'il refroidisse avant de le démouler.
Il se conserve divinement bien, se déguste au goûter, au petit déjeuner, même en dessert, quand le repas s'allonge (ou pour des saints nicolas enflammées...)

vendredi 13 novembre 2009

les petits financiers


Il faut passer par un petit jardin, peuplé de bancs en bois et d'arbres pointant vers le ciel, avant de tomber dans leur rue. Les trottoirs que je connais presque par coeur, le rythme avec lequel on y avance, le feu tricolore, les creux bétonnés, les vitrines lumineuses des grands magasins et puis l'immeuble, enfin. La porte lourde sent l'ancien, la poignée dorée usée d'avoir été tournée. Je pousse des deux mains.
Monter les marches le nez en l'air, guetter le sourire qui apparait à l'étage.
Il fait chaud, aussi chaud que la tendresse des bonjours, des abats-jour de l'entrée fleurie. Et ça sent bon.
Il ouvre la porte, nous embrasse. J'aime son élégance de vieux monsieur, le pull bleu clair, le foulard de soie pour se tenir chaud -il est frileux, un peu- sa stature. Il aime faire la cuisine, excelle dans le sauté de volaille à la moutarde, toujours coloré, moelleux, ou les légumes mijotés -une pointe d'ail et des olives.
Elle est drôle, rassurante. Elle rit souvent, sait raconter des histoires de goûters de veuves délicieuses, ou chuchoter des anecdotes improbables -et quelques regards complices. Elle a fait des robes de petites filles, celles qui tournent, avec des smocks parfaits et de jolis boutons nacrés.
Sur son frigo, on trouve un carte postale qui calme les envies de glaces décadentes qui a amusé tous ses petits enfants. Mais les petits financiers préparés juste pour eux, je crois, ont réveillé sa gourmandise. Je crois qu'elle a aimé. Et lui aussi.

LES FINANCIERS DE MA GRAND MERE
pour un sachet de gourmandises et de quoi goûter, avant (environ 11 financiers)


2 oeufs
65g de sucre intégral
1c. à soupe de jus de citron
4c. à soupe d'huile d'olive
50g de farine, dont 40g de chataîgne
80g d'amandes entières hachées finement
Préchauffer le four à 150°.
Battre les oeufs et le sucre au batteur éléctrique jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter la cuiller de jus de citron, l'huile d'olive, mélanger. Terminer avec les farines et les amandes.
Remplir les moules jusqu'aux bords (ça ne va pas déborder) et enfourner 12 à 15 min.
Laisser refroidir quelques minutes pour ne pas se brûler les doigts puis démouler sur une grille. Avec le sucre intégral, les financiers vont être un peu collants, mais un peu plus caramélisés, mais on peut les faire avec moitié intégral, moitié roux (ils seront plus moelleux).

Emballer, préparer une étiquette, fermer. Esperer fort de faire plaisir un peu, même pour un anniversaire surprise...

lundi 2 novembre 2009

les goûters du dimanche...




Se réveiller tôt. Ouvrir grand la fenêtre de la cuisine, avec un gros gilet sur les épaules, le thé fumant -thé rouge aux épices- dans le mug que l'amoureux m'avait offert dans ce joli hôtel bisontin, après deux longues semaines sans se voir.

Le dimanche, la cour est calme, la lumière souvent belle avant 9h, quand le soleil vient à peine de se lever. Devant le petit déjeuner copieux de ces week end tranquilles, où les pancakes sont tout frais, le chocolat suit le bol de thé, les fruits en délicieuse compote, on complote des programmes culturels (qu'est ce qu'ils passent à l'eldorado, tiens? et la nouvelle exposition du consortium) de jolies balades autour du lac ou la consultation des cartes des restaurants, histoire de prévoir où nous mènerons nos prochaines envies.
Et puis, l'ouverture de la boîte mail -qui remplace avantageusement l'absence du courrier le dimanche- chamboule tous ces projets. Avec plaisir, un goûter... et quelques biscuits à apporter...


BISCUITS ROULES DE CLEA, MAIS AU THE EARL GREY ET CACAO
pour deux nouveaux parents qui organisent de très très beaux goûters!



125g de farine complète
50g de sucre roux
1/4c. à café de levure
60g de beurre mou
un peu de lait de soja
1c. à café de thé earl grey, finement broyé au mortier
1c. à café de cacao en poudre non sucré

Travailler la farine, le sucre, la levure avec le beurre mou. Ajouter un peu de lait pour former une belle boule de pâte bien lisse. Diviser en deux et ajouter respectivement les parfums : le thé broyé dans une, le cacao dans l'autre. Bien malaxer, filmer et mettre au frais pour 1h environ.
Au bout d'une heure, sortir une boule de pâte, l'étaler sur une feuille de papier sulfurisé en long rectangle (penser qu'il faudra rouler le tout, après). Sortir l'autre et l'étaler à part, puis la superposer, et rouler. Filmer le rouleau et remettre au frais pendant 1h.
Ensuite, préchauffer le four à 150°, découper le rouleau en rondelles (un demi cm d'épaisseur environ) et enfourner pendant 15min. Laisser refroidir avant d'emballer les biscuits dans un sachet transparent, ficeller d'un brin de bolduc, une étiquette, et sortir dans la douceur des dimanches surprenants qui s'éternisent un peu. Et que l'on apprécie beaucoup...