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mercredi 26 octobre 2011

Les poires pochées (reviens vite, s'il te plait)

(île de ré, 2010)

Un manteau gris, les cheveux dans les yeux. Elle avait oublié ce que c'était, la plage en octobre. Le vent qui glace, l'odeur de l'eau, les grains de sable qu'elle ne sent pas entre les doigts de pied. Etrange. Voilà ce qu'elle pense de la plage, en octobre. Froide, bleue grise et piquante, la mer comme une soie fine qui tremblerait avec le vent.
C'est beau, elle se dit en frissonnant, mais quand même, il fait vraiment pas chaud.


La chambre où elle dort ces derniers jours est au dernier étage d'une grande maison traditionnelle. Propre et bien aménagée, elle n'a pourtant pas osé sortir ses affaires de la valise pour la faire sienne durant cette semaine. Tout est resté plié soigneusement, et la pièce a gardé son caractère anonyme qui lui convient. Murs clairs, lit en bois sombre, rideaux blancs. Seuls le bureau et le fauteuil semblent lui avoir "appartenus" (elle a beaucoup écrit dans son carnet -quelques cartes postales aussi- et rêvé dans le fauteuil tout doux -velours gris foncé et accoudoirs très travaillés). Chaque soir, elle a aimé plonger dans sa profondeur moelleuse -idéalement situé à côté de la fenêtre.

Le matin, après un petit déjeuner copieux comme ils savent bien le faire, ici, elle a refermé sa valise et refait le lit, pour la dernière fois. Il était temps d'y aller -déjà, enfin, elle ne savait plus très bien- pour retrouver son chez-elle, ses meubles, le parquet qui vit et ses dessins encadrés, son canapé et la rue, vue de la fenêtre de la chambre. Rentrer.

Au retour, il y aura dans la cuisine, deux jolies poirées pochées, un sirop aux épices sirupeux. Comme un bienvenue. Et elle a souri.


POIRES POCHEES AUX EPICES
pour 5 poires qui attendent (déjà) noël

5 poires
750ml d'eau
350g de sucre
1c. à café d'épices à vin chaud (un mélange de clou de girofle, gingembre et muscade)
1 petit bâton de cannelle
1 étoile d'anis



Mettre l'eau et le sucre dans une casserole et porter à ébullition. Baisser sur feu doux et ajouter les épices, puis les poires. Laisser cuire environ 20-25 min (selon la taille de vos poires) en les tournant régulièrement.
Quand les poires sont cuites, les ranger dans une boite hermétique et les couvrir du sirop filtré. Entreposer au frais pour 1 nuit.
Le lendemain, on peut préparer des biscuits au gingembre ou des miettes de crumble pour accompagner. Ou les manger comme ça, arrosées du sirop doré.

(une pensée rose, pour C.& sa tribu...)

lundi 31 janvier 2011

le curry attendu (enfin, déjà , comment, comment je perds ma tête dans les cartons*)

Je bavarde un peu, et quand je dis des choses, j'ai l'impression qu'on les entend. C'est étrange. Souvent, pourtant, je m'applique à ne pas parler trop fort (sauf quand il y a du champagne et des petits fours, des tartelettes aux framboises ou des cubes chocolats).

Je fais des promesses et je n'arrive pas à les tenir (je ne parle même pas des bonnes résolutions).
Tous les ans, à la rentrée, l'idée de tout recommencer me rend forte et déjà fragile. Il arrive quand même que certaines choses changent, vraiment. D'autres pas -et j'accepte- ce qui change la vie aussi, finalement.

Je n'ose plus faire le marché quand il fait trop froid. J'envoie l'amoureux (en vélo) me rapporter tout ce que j'aime : des kilos de panais, une belle courge butternut et plein de petits potimarrons. Je jure que je ne suis pas une tortionnaire (il aime beaucoup manger des cookies en arrivant).

J'ai gardé à peu près tout ce qui me rappelle quelque chose depuis que je suis ici. J'ai un tiroir spécial "papiers bizarres", des petites boites pleines de jolies cartes de visites, des emballages (de pralinés feuilletés offerts à Paris, tellement délicieux, ou d'un petit sablé qui accompagnait le thé pris avec AM à Limoges, le plaisir de se retrouver si simplement après tout ce temps), des objets minuscules et attachants. Chacun a bien sûr, une valeur particulière. Je n'aime pas partir (et je ne suis pas la seule -certaines* se consolent à coup de tarte poire-chocolat, la chance!)

Ici, je vais déjà essayer de pouvoir dire, comme promis...

Comme promis, voilà la recette du curry!

CURRY POTIMARRON & LAIT DE COCO
pour 3 personnes - (ou deux, et ne plus le partager, le soir, réchauffé en écoutant L.V)

Dans une sauteuse, mettre la cuiller d'huile et de curry.
Couper l'oignon en tout petits cubes. Chauffer la poele, faire revennir doucement l'oignon. Profiter des odeurs dans la cuisine, tout en coupant le potimarron (épluché, sauf s'il est bio...) en dés de 2cm. Ajouter les aux oignons, faire dorer puis couvrir à moitié d'eau chaude. Couvrir et laisser cuire 10min. Si vous le voulez, vous pouvez ajouter des lentilles corail (à peu près 80g) en même temps que l'eau.
Quand le potimarron commence à devenir tendre, ajouter le lait de coco (il faut essayer de la choisir de bonne qualité, sans ajout de substances inconnues,hein!) et laisser découvert encore 5min à feu doux.
Au moment de servir, assaisonner (piment d'Espelette, sel -si vous voulez) et parsemer d'amandes grillées. Avec un bol de riz (ou de la semoule, si votre amoureux préfère)
dernier appel à ceux qui ne savent pas quel jour on est...
les calendriers à commander ici!

samedi 5 décembre 2009

mes hommages, mesdames!


En m'asseyant dans le petit salon de thé au nom évoquant un arbre parfumé, j'ai essayé d'imaginer à quoi elle ressemblait. Et puis j'ai commencé à regarder, de loin, les plats immenses de crumbles, les tartes gourmandes qui allèchent les passants dans la vitrine. J'ai eu faim, très faim d'un coup.

Et puis elles sont arrivées.
L'une dans une veste grise, un foulard fleuri lumineux négligement noué, l'autre dans un manteau chiné, une jolie écharpe beige rosé enroulée délicatement autour de son cou.

Le thé, le chocolat, les parts de crumbles arrivent. J'aime leur voix, leurs questions, les leçons de photographie et l'apprivoisement difficile des chiffres. J'aime encore plus la petite boîte ramenée (presque) vide mais qui sentait divinement bon. Les détails d'une tartine de cancoillote, de spaghetti bolognaises, d'un laksa qui laisse rêveuse (même avec le poulet dedans).

En rentrant, un peu toute nostalgique et rêveuse de ces moments à part, j'ai eu des envies de pain d'épices. Celui que l'on trouve à Dijon est très sec et pas très épicé -en général, on l'apprécie tartiné de beurre ou de crème épaisse (et d'un verre de rouge)- mais il y a un nette préférence pour un pain plus humide dans lequel j'essaierai prochainement de glisser de la confiture d'orange (en souvenir d'un cake délicieux).


LE PAIN D'EPICES


150g de farine de blé complet
100g de farine de sarrasin
20 cl de lait (moitié lait de soja, moitié lait ribot)
150g de miel liquide (mille fleurs)
60g de sucre rapadura
1 sachet de levure chimique
1c. à café de bicarbonate
2c. à café de 4 épices
1c. à café de cannelle

Préchauffer le four à 150°.$
Tiédir le lait. Y diluer le miel. Mélanger le sucre avec la farine, la levure et le bicarbonate.
Verser le lait, ajouter les épices. Bien battre.
Mettre l'appareil dans un moule à cake et enfourner pendant 40-45min.
Attendre qu'il refroidisse avant de le démouler.
Il se conserve divinement bien, se déguste au goûter, au petit déjeuner, même en dessert, quand le repas s'allonge (ou pour des saints nicolas enflammées...)

jeudi 18 décembre 2008

les carrés aux carottes pour le repas du jeudi


Les matins sont difficiles, ces derniers jours. D'abord, il faut se réveiller, alors que les rêves sont beaux et qu'on les oublie à peine les yeux ouverts, et puis, enlever la couverture est comme une petite mutilation tellement la chambre est froide et piquante.

Les petits déjeuners à la lumière triste du plafonnier, la théière qui devrait ne jamais se vider, parce qu'elle réchauffe si bien, les parts de gâteaux.

...

Si le froid persiste à entrer par les fins espaces sous les portes, entre les fenêtres, les repas du jeudi pris sur le pouce à la cafétéria aussi.

Une seule (toute) petite heure pour arriver, manger, discuter, se réchauffer, se caliner puis se dire au revoir, c'est un peu court. Surtout quand les embouteillages retardent l'amoureux, le professeur polonais s'attarde sur cézanne, les couloirs encombrés m'empêchent de réserver une table, si possible, plus près du bar pour être protégés des courants d'air.

Mais ce rituel instauré depuis la rentrée est resté, par obligation et puis par plaisir de manger ailleurs, des petites choses préparées la veille à deux, suivant la gourmandise et le contenu de saison fu frigo. Il y a eu la tarte au potimarron, la salade de lentilles carottes-saumon, le clafouti aux anchois, la terrine aubergines au tahin ou les crèpes poireau-miso de cléa (épaisses et fondantes, un délice).

Et puis cette semaine, entremêlés de révisions, d'exposés et de fatigue, on a trouvé des carrés aux carottes dans notre boîte à pique nique.

CARRES AUX CAROTTES ET CHEVRE
pour une boîte à pique nique,



2 grosses carottes rapées (300g)
150g de farine de seigle
1 oeuf
1/2 yaourt
2 grosses c. à soupe de chèvre frais
1 verre de lait de soja
1 petite c. à café de bicarbonate
cannelle, cumin, cardamome
poivre, gomasio
1 poignée d'amandes

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger la farine, le bicarbonate et les carottes rapées dans un grand saladier.
Dans un autre bol, mettre l'oeuf, le demi yaourt et le chèvre, puis ajouter le mélange farien-carotte. Assaisonner, puis verser le lait. Mettre le tout dans un moule à gratin rectangulaire, parsemer d'amandes (ou les glisser dans la pâte, ou les deux...) et enfourner pour 40min.

Laisser refroidir, puis découper en carrés, pour ne pas avoir à penser aux fourchettes dans la boîte à pique nique...

mardi 9 décembre 2008

les cocottes de l'hiver...



Depuis que la buée est revenue sur les fenêtres, à chaque fois que je prépare un gâteau, l'envie de rester au lit avec un bon livre est plus forte que les autres jours. Des journées entières dans les arbres lues sous une grosse couverture. L'été 80 dévoré avec des muffins au pavot. Feuilleter les pages du dernier télérama entre deux gorgées de thé.
J'aime Noël qui arrive et la prévision d'une journée entière à préparer des bredeles. J'aime la neige tombée en petits flocons délicats sur les toits la semaine dernière, alors que je suis dedans, dans les bras de l'amoureux. J'aime ces journées plus courtes quand la ville est pleine de guirlandes et d'odeur de clémentines.
Dimanche dernier, le ciel est passé d'un bleu plein et glacial à un gris pluvieux. Après une balade un peu triste au jardin botanique, dénudé et en friche, nous sommes rentrés nous mettre au chaud. L'appartement à peine ensoleillé a gardé un peu l'ambiance douce de l'été, la table accueille la lumière légèrement dorée, le chat se roule dans les flaques de soleil sur le carrelage.
Il y avait une belle tranche de potiron trouvée au marché, de petits oignons jaunes. Un livre qui nous avait mis l'eau à la bouche. Alors, on a préparé un curry bien épicé. Parce que lilie nous a donné envie de réchauffer nos dîners de piment et de voyages...

(Et oh, bonheur, il m'en restait une petite assiette le lendemain midi...)

CURRY DE POTIRON ET EPINARDS
pour deux frigorifiés




1 belle tranche de potiron (environ 350-400g)
2 petits oignons
1 gousse d'ail
2 grosses poignées d'épinard en branches (surgelés)
du bouillon de légumes
de la cannelle, du curry, des graines de fenouil, de la coriandre, du cumin
1 petite c. à café de pâte de piments (la notre est forte!)
1c. à café de pâte de gingembre (ou une noix de gingembre frais haché)
des amandes grillées (éffilées, si possible)

Dans une sauteuse, mettre un filet d'huile d'olive et mettre les oignon et l'ail émincés. Ajouter les épices, bien remuer jusqu'à ce que le mélange embaume. Ajouter alors le potiron et les épinards, faire revenir rapidement, puis verser du bouillon (à mi hauteur environ, il ne faut pas couvrir les légumes!). Laisser cuire à feu doux pendant 1/4h. Le potiron doit être tendre.

Servir avec du riz basmati et parsemé d'amandes grillées (et éventuellement, légèrement saupoudré de cannelle).

Profiter pleinement de ce petit plat qui réchauffe tout à l'interieur, et qui se prépare facilement la veille pour le lendemain...

et parce que c'est important... un noël sans ogm...

jeudi 4 décembre 2008

le plaisir de l'ennui, l'hiver, des cheesecakes aux carottes


Assise juste en face de moi, emitouflée dans une épaisse veste beige toute douce, regarde souvent par la fenêtre alors que ses yeux ont l'air plein de larmes. Elle tient solidement dans ses mains un sac d'où dépasse deux pâtes feuilletées embalées. Ca a l'air précieux, pour elle. Ses lèvres tremblent. Le froid, ou la peine qui l'habite, la tristesse de voir les arbres si nus, les gens aussi mornes autour. Au moment de descendre, elle ose un discret pardon avant de s'agriper à une poignée et de disparaître, elle et ses promesses de tourtes.

Elle ne parle pas, elle rêve, appuyée contre la vitre couverte de buée. Ne pas faire semblant de regarder le paysage. Préferer l'imaginer défiler. Qu'y voit-elle? Elle remet en place sa frange qui lui cache presque le regard, remonte son col.

La fatigue s'est posée sur ses traits. La lassitude. Encore un peu endormi, flottant dans le bus encombré, bousculé. Rester debout. Rester éveillé. Pourtant, le bus le berçe, la promenade lui paraît fluide, les va et vient des autres passagers comme des vagues qui nous emmènent loin de la berge pour mieux nous en rapprocher ensuite.

Les pages de mes livres m'empêchent parfois de rencontrer tous ces regards.
D'autres fois, c'est le nez plongé dedans que je rêve aux petits plats qui m'attendent, comme aux autres vies que j'aimerai avoir.
Entre un gâteau au chocolat fondant et une maison à l'autre bout du monde, un cheesecake aux carottes et l'amoureux à retrouver. Il arrive que ces vies rêvées soient les nôtres... non?




CHEESECAKE CAROTTES...
pour un midi heureux, pour 2


40g de flocons d'avoine
40g de farine de blé complète
1 petite poignée d'amandes hachées
2c. à café bien bombées de tahin
un peu de lait, s'il faut

2 carottes rapées finement (300g)
3/4 d'un pot de ricotta
1oeuf
1c. à café de gingembre
un peu de cannelle (1/2c. à café environ)
2c. à soupe de yaourt
du poivre (du sel, si vous voulez)


Préchauffer le four à 150°.
Mettre tous les ingrédients de la pâte dans le bol d'un hachoir (sauf le lait, qu'il faut ajouter si la pâte ne paraît pas assez humide), transférer le mélange dans un moule à charnière préalablement couvert de papier sulfurisé au fond. tasser pour former une croûte, mettre au four le temps de préparer la garniture (5à 10 min).

Dans un saladier, battre la ricotta au fouet, puis ajouter le yaourt, l'oeuf, et enfin les carottes et les épices. Verser sur le fond précuit. Enfourner pendant 55min, puis laisser le cheesecake dans le four pendant 1h au moins, avant de la mettre au frigo. Attendre 24h avant de le manger, avec une jolie salade verte aux amandes, la radio, ou des sourires, si on peut...


dimanche 30 novembre 2008

des étoiles dans les yeux, un peu dans le ventre aussi


J'ai vu le lac kir depuis le train, scintillant et désert.
J'ai regardé mes nouveaux cheveux dans le tunnel, juste après. Je me suis perdue dans le bleu de l'hiver; un avion a transpercé le ciel.
J'ai écouté les gens parler. J'ai parlé avec eux, dans ma tête.
J'ai tout trouvé, tout de suite, le métro pour montreuil, le salon. J'ai promené ma boule au ventre, mes angoisses, montré mes dessins. Et puis j'ai retrouvé l'amoureux à la gare...

Paris s'est laissé découvrir autrement, suivant ces pas. Traverser la ville à pied, du très calme 15ème à l'animation de la rue Oberkampf, voir la tour eiffel bleutée, les quais de seine la nuit, longer le jardin des tuileries, admirer les vitrines décorées. S'asseoir, en fin d'après midi, au café charbon pour prendre un verre de chardonnay. Manger un clafouti rue Fleurus, respirer derrière les grilles du luxembourg, passer rue Madame.


(les arbres sont carrés, parfois)

Nos papilles ont pu goûter à la génoise au matcha roulée, chantilly et azuki d'Aoki, au velouté de coco de l'os à moelle, à la croûte craquante délicieuse des pains d'éric kayser.

Boire des thés chauds avec des bloggeuses qu'on n'aurait jamais imaginé rencontrer un jour. Être heureux, parce que c'était chouette, vraiment.
On a profité du temps, flâné dans le 14ème, mangé des sandwichs exquis qu'on nous a si bien conseillé.
On a léché les vitrines, vu des photos de Cartier-Bresson, en vrai.
Le samedi matin, on a pu acheter des clémentines au marché d'Aligres, avant de monter au panthéon. Balader nos fruits tout l'après midi, de monparnasse à la rue tiquetone.

Rire.


Repartir le coeur lourd, avouer que l'on est bel et bien tombé amoureux de cette ville si grande, que l'on a déjà envie d'y revenir. Tester de nouveaux restaurants de son carnet, visiter des expos, bouquiner à la butte de chaumont, pique niquer au canal st martin.
Pour des mercis de tous ces petits bonheurs qui nous ont rendus si heureux et nostalgiques, des biscuits qui sentent, un peu, Noël, des pensées aux épices étoilées...


ETOILES AU GINGEMBRE
pour une vingtaine de mercis^^

5 grosses c. à soupe de farine (blé et seigle)
2c. à soupe de sirop d'agave
1 jaune d'oeuf
2c. à soupe d'huile d'olive
1 petite c. à café de bicarbonate
2 poignées d'amandes hachées
2 à 3c. à soupe de lait
1 grosse c. à café de gingembre en poudre

Dans un saladier, mélanger la farine, le bicarbonate, le gingembre et les amandes moulues. Mettre l'huile d'olive et sabler. Ajouter le sirop d'agave et le jaune d'oeuf, puis le lait, afin d'obtenir une belle pâte.

Etaler à l'aide d'un rouleau à pâtisserie (pas trop épais, 1/2 cm environ)
Découper avec des emporte-pièces, mettre sur une plaque couverte de papier sulfurisé, enfourner pour 10min. Sortir et laisser refroidir.
On peut, si l'on est un peu gourmand, faire un petit glaçage bien chocolaté. C'est délicieux aussi.

mardi 18 novembre 2008

Les dimanches pluvieux (2)


Il aurait fallu en garder un petit bout, une petite tranche, rien que pour y goûter encore...
Chose promise, chose due, la recette du cheesecake qui a terminé notre repas du dimanche. D'ailleurs, je tiens à remercier la lectrice anonyme qui nous a gentillement invité à venir partager leur déjeuner dominical... Même si je crois que ma timidité me laissera plus rêveuse à ces improbables partages...


CHEESECAKE & PAIN D'EPICE
pour un petit moule à charnière



60g de spéculoos
1 grosse c. à café de crème d'amandes
un peu de lait (si besoin)

250g de ricotta de buflone
2 petits suisses (soit 60g en tout)
1c. à soupe de fromage blanc
1 oeuf
1c. à café de sucre complet
1c. à café de gingembre frais rapé
2c. à soupe de liqueur de pain d'épices

Préchauffer le four à 150-160°.

Ecraser les spéculoos au mixer, puis ajouter la crème d'amandes et une c. à café de lait, pour obtenir une chapelure humide. Mettre dans un moule à charnière, tasser à l'aide d'un verre ou le dos d'une cuillère. Enfourner, le temps de préparer la garniture.

Dans un grand bol, détendre la ricotta au fouet, puis ajouter les petits suisses et le fromage blanc. Battre l'oeuf avec la liqueur de pain d'épices, intégrer au mélange précédent, puis le sucre complet et le gingembre.

Sortir le fond du four, verser et répartir la crème. Enfourner pour 55min.

A la fin de la cuisson, éteindre le four et laisser le cheesecake dedans 1h encore, sans ouvrir la porte! Ensuite, le placer au frigo pendant 24h au moins, voire plus, il est encore meilleur...

Le petit suisse dans la pâte au lieu du fromage blanc donne une garniture plus compacte, épaisse et crémeuse & c'est délicieux...

samedi 15 novembre 2008

les mirages, des muffins, pour se consoler...


Les amphithéatres de la fac, sont, paraît-il, tout petits. Les tables très étroites, et des bancs très peu confortables, surtout quand on voit le temps que l'on passe dessus.
Les cours s'évadent par les quelques fenêtres jamais ouvertes, ceux qui écoutent d'une oreille ont surtout l'autre greffée à un écouteur.
Les tables sont de vraies gravures; on y découvre des histoires d'amour anciennes (et dramatiques?), cécile et jérémy.
Certains s'endorment sur les longues plages artistiques, dans une pose qui aurait inspiré plus d'un peintre florentin, à l'époque.
Les téléphones portables habitent les trousses. Ils sont roses ou argentés, mais toujours indispensables.
On voit de petits écrans se déplier, des rires derrière (sûrement pour la mort de ce pauvre Cézanne, si jeune...)
On devine l'impatience. L'ennui, aussi.
Le bord des feuilles reste un défouloir privilégié. Souvent noircit, même si la page reste blanche.
Parfois, il y a quelques bruits de papiers froissés, ceux qui emballent quelques oursons colorés, ou autre prodige de l'activité industrielle.

Et moi, discrètement, dans une petite boîte, j'ai emmené des muffins maison... Un petit plaisir d'automne, parce que j'ai bien besoin de ça, parfois...


MUFFINS POMME GINGEMBRE
pour 8 muffins et autant de journées de réconfort


1 oeuf
1 belle c. à soupe de sucre roux
1c. à soupe d'huile d'olive
2 verres de lait de soja
260g de farine de blé complète
1c. à café de bicarbonate
1 pomme
1 yaourt
1c. à café de gingembre frais rapé

Préchauffer le four à 180°.
Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs, la farine, le sucre et le bicarbonate.
De l'autre côté, mettre le lait, le yaourt et l'oeuf, bien mélanger. Ajouter l'huile, puis la pomme coupée en petits dés et le gingembre. Incorporer, enfin la farine. Ne pas trop mélanger.
Remplir des moules à muffins, enfourner 20-25min environ (vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau, elle doit ressortir sèche).
Démouler, attendre un peu et goûter tiède (pour voir si le réconfort, demain, sera efficace ou pas)
Emballer soigneusement dans un papier aluminium, glisser dans une boîte et déguster quand vous en avez besoin...

dimanche 28 septembre 2008

les chéchés se font rares... et mangent des tartes aux figues


La semaine avait délicieusement commencé. La promesse d'un bon film lundi, avec en prime, quelques mots complices échangés avec celles et ceux venus chercher leurs places. Se retrouver dans le hall du cinéma avec la preuve d'un télérama diminué afin de profiter des invitations crée un lien curieux entre nous...
Le retour dans ce salon de thé charmant, pour y finir les histoires d'une demoiselle bien comme il faut.
La découverte, par surprise, de l'une de nos multiples bibliothèques, ancienne église, à l'éclairage discret et où l'ambiance studieuse rappelle celles des facultés américaines, petites lampes aux tables en bois vernies, grandes étagères austères remplies de livres reliés à l'ancienne.
Mes premiers pas à l'université, le campus ensoleillé, l'archéologie à venir.
Un mail précieux, qui remonte le moral d'une illustratrice en berne.
Un livre à réfléchir. A partager avec celle qui à pensé, déjà. Et dévorer encore, ses pages...


Une semaine, pressée où le temps nous a un peu échappé...

Quelques figues trouvées sur le marché, ce samedi matin... et une envie de tarte...


PETITES TARTES AUX FIGUES
pour une nouvelle semaine qui s'annonce à deux

30g de farine complète
10g de flocons d'avoine
1c. à café de purée d'amande
1c. à café d'huile d'olive
1c. à café de sirop d'agave
un peu d'eau

3 figues
1/2 pomme
une poignée d'amandes
un peu de crème fraîche (de soja, ou autre)
un peu de cannelle
du sucre roux, au goût

Préchauffer le four à 180°.
Dans un saladier, mélanger la farine et les flocons. Ajouter l'huile d'olive et la purée d'amandes et sabler le mélange. Ajouter le sirop d'agave et de l'eau jusqu'à ce que l'on obtienne une belle boule pâte. Etaler, froncer deux petits moules à tartelettes. Piquer et enfourner quelques minutes (3 à 5 min)
Eplucher et couper la pomme en petits dés. La laisser compoter, avant de la mixer avec la crème fraîche et les amandes.
Etaler sur le fond de pâte précuit, mettre les figues en quartiers, saupoudrer de sucre roux et glisser au four pour 30 min. Laisser tiedir.

A manger à la fin d'un petit repas qu'on aurait prit le temps de préparer à deux, comme un risotto au potiron et aux noix, par exemple, et un verre de vin blanc...

mardi 24 juin 2008

des bouchées légères comme des nuages...


L'air est lourd aujourd'hui, et je n'ai que des choses un peu désagréables à faire : un (gros) brin de ménage, préparer ma valise, terminer mes cartes de visite à imprimer pour vendredi, ranger mes affaires empaquetées depuis une semaine.
Alors je repousse. J'écoute les émissions podcastées en retard, je feuilette le télérama qui vient d'arriver (ammené d'ailleurs par une factrice bien de mauvaise humeur).
On dirait presque que je m'ennuie. Mais non.
Je rêve. Je suis ailleurs, portée par un nuage, tout blanc et tellement doux que je m'enroule dedans... jolie robe! je me dis ; et je tourne un peu. Oh! le nuage se soulève comme les plus belles robes à volants de mon enfance. Celles qui se soulèvent quand on tourne sur nous même, qui nous donnent l'air de flotter... J'aime.

Je garde cette impression si douce et légère. Et une bague en forme de nuage autour du doigt.
Et une recette toute aérienne, pour continuer à flotter...

MADELEINES CITRON GINGEMBRE
pour une plaque de 30 bouchées...

120g de farine de petit épautre
1c. à café de levure
3c. à café sirop agave
1c. à café d'huile d'olive
1 oeuf
1/2 yaourt
1 petit morceau de gingembre frais rapé
2c. à café de jus de citron (on peut y mettre quelques zestes)

Préchauffer le four th. 7.

Dans un saladier, mélanger la farine et la levure. Ajouter l'oeuf puis le sirop d'agave, l'huile d'olive, le demi yaourt.
Terminer avec le gimgembre et le jus de citron.
Répartir patiement la pâte dans les empreintes (1c. à café environ).
Enfourner pour 10 minutes.
Attendre un peu à la sortie du four, le temps de préparer un thé aux amandes. Et goûter.

lundi 19 mai 2008

petit retour sur l'aire d'autoroute... mais plus de vacances


Avant le départ, nous avions réfléchi, chéché et moi, à tout ce que nous devions emmener. Comme nous ne sommes pas très organisés, il ne fallait rien oublier; en plus, le temps plutôt incertain ne rend pas la tâche facile (le plaisir de se retrouver en tongs sous une pluie fraîche ou en pull doux et chaud sur la plage trop ensoleillée...). Et dans notre petite voiture, on est vite serrés comme dans une boîte à sardines... il fallait donc choisir soigneusement ce que l'on voulait prendre.
J'ai plongé mon nez dans l'armoire. Retrouver mes robes de l'été, celles qui ont gardé l'odeur de soleil de l'année passée, les jupes vaporeuses, des chemisiers légers. Pendant que j'essaie de plier correctement mes tenues printanières, afin de faire honneur à l'illusion de saison, chéché me parle... me rappelle le restaurant où il voudrait retourner, le petit marché couvert où il avait trouvé un si bon gâteau basque, le café sur le sable où nous avions goûté le loupiac... Je lui rappelle doucement qu'il faudrait surtout qu'il pense à remplir la valise, lui aussi, et qu'un simple short de bain ne l'habillera pas pendant une semaine, surtout quand on aime à se faire beau... Finalement, chacun arrive à ranger ses vêtements: bien repassés, bien alignés. Je glisse mon livre (je n'ai pas envie de le finir, l'écriture est si belle...), choisi quelques crayons, un petit carnet moleskine. Je suis prête. Enfin je crois.
Ne reste plus qu'à préparer le pic nique. Nous imaginions une boîte parfumée, une pâte fine, des anchois comme en été... un pic nique de vacances...

PISSALADIERE COURGETTES ANCHOIS
pour 2 sardines en exil
pour la pâte à pain
200g de farine (100g d'épautre et 100g de blé complet)
1 sachet de levure boulangère
1c. à soupe d'huile d'olive
1 pincée de sel
de l'eau tiède

Mélanger les ingrédients dans l'ordre. Ajouter 'eau pour obtenir une belle boule de pâte. Couvrir d'un torchon propre et laisser reposer 1h au moins dans un endroit chaud.

pour la garniture
1 courgette
2 oignons
8 anchois (en boite)
Un peu de chèvre frais écrasé avec un peu de lait
du thym, de la cannelle, du piment d'espelette
un peu d'huile d'olive

Préchauffer le four à th7.
Eplucher les courgettes (si elles ne sont pas bio), les couper en rondelles. Faire de même avec les oignons. Mettre le tout dans une poêle avec un peu d'huile d'olive, et laisser compoter 20 petites minutes à feu doux.

Foncer un moule à tarte (il nous est resté un peu de pâte, on en a fait des petits pains aux graines...)
Mettre le mélange chèvre-lait puis celui courgettes-oignons. Déposer les anchois, saupoudrer légèrement de cannelle, généreusement de thym et de piment d'espelette.
Glisser au four pour 20min.
Délicieuse froide aussi, avec des tomates en quartiers... sur une aire d'autoroute, une après midi du 8 mai...
cette recette participe au légume vedette de ligne et papilles...

lundi 21 avril 2008

du vélo tout les jours... une terrine pour mon amoureux...


parce que c'est meilleur pour l'environnement et que ça fait du bien , chéché va travailler en vélo. je le trouve plutôt méritant. le trajet n'est pas très beau, et il y a des jours il il fait vraiment froid, mais tout de même, tous les matins, il sort son vélo du garage et pédale jusqu'à son boulot...

pendant ce temps, je m'organise... je termine de ranger le petit déjeuner, des fois, je profite d'être à la cuisine pour préparer un dessert pour midi ou faire des muffins à mettre au congélateur qu'on pourra sortir un soir où l'on aura plus besoin de réconfort...

puis je m'installe à mon bureau et je travaille.

je sors les images que j'ai bien entamé, celle que je dois avancer, je place mes crayons de couleurs tout près de moi, rangés par teintes, mon critérium, si précieux, ma gomme bleue dont je ne me passe plus tellement elle est pratique, un grand verre d'eau...

j'aime ces petits rituels...
dire "c'est le moment de travailler..."

il y a des matinées où mes crayons ne me disent rien... où mes images attendront pour être finies... des matinées où me mettre au travail me parrait presque insurmontable, au point que je prolonge discrètement mon passage à la cuisine...

un joli cake à la pomme rapée...
puis une terrine à la farine de pois chiches et au curry...
parce qu'ils y en a qui travaillent...




TERRINE DE POIS CHICHES
pour 2 travailleurs éffrénés

75g de farine de pois chiches
1 petit oignon
1 belle carotte rapée
1 gousse d'ail hachée
du curry, du cumin, du piment d'espelette
25cl d'eau
un peu d'huile d'olive




Préchauffer le four th7.
Poêler l'oignon émincé finement dans un peu d'huile d'olive, ajouter les épices, l'ail et la carotte, laisser mijoter quelques minutes (j'aime bien garder un peu le craquant de la carotte)
Dans une casserole, verser la farine de pois chiches et la délayer avec l'eau. Bien mélanger sur feu doux jusqu'à obtenir une crème épaisse. Ajouter l'oignon et la carotte. Rectifier l'assaisonnement (je ne mange pas très salé...)
Verser dans un petit moule rond, ça fera de jolies parts.
Enfourner 35 min. Laisser refroidir avant de manger avec une petite salade de chou aux noisettes...

on retrouve plein de versions de cette délicieuse recette... celle ci est très jolie... celle là aussi...

jeudi 17 avril 2008

wok udon... et légumes à volonté...

après avoir confié tant de choses intimes sur nos préférences culinaires, voilà une recette vite faite... il y a peu, j'ai découvert les udons, ces jolies pâtes asiatiques au froment et qui intriguaient largement mes papilles... alors en toutes simplicité, elles sont allées rencontrer dans mon wok quelques petits légumes indispensables, une larme de sauce soja... une petite danse sur le gaz et les voilà, chaudes et parfumées dans mon assiette... ne reste plus qu'à m'armer de mes baguettes...



UDONS SAUTEES AUX LEGUMES
pour la découverte d'une amoureuse...


40g de nouilles udon
1 à 2 belles poignées de haricots verts surgelés (eh oui le marché à dijon c'est pas toujours quand on le voudrait...)
1/2 courgette
1 grosse poignée d'épinards (surgelés encore...)
1 gousse d'ail hachée
1c. à café de tahin, dilué dans un peu d'eau et de sauce soja
1 larme de jus de citron
du gingembre
des graines: courge, tournesol, sésame
du piment d'espelette


Cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante (5 min ont suffit pour moi, contrairement aux indications du paquet...)
Dans un wok, mettre l'ail, les haricots verts et la courgette avec un peu d'huile neutre. Ajouter le gingembre (en poudre ou frais, ce sera plus parfumé) et faire poëler 10 petites minutes.
Mettre les nouilles cuites, les épinards, puis le tahin dilué et le citron.

Servir saupoudré des graines et de piment d'espelette. Manger bien chaud...


jeudi 10 avril 2008

des oranges... en attendant le printemps

quand je ne suis pas dans ma cuisine, je passe de longs moments dans les cafés de dijon...

je croque mes voisins ou je dessine, tout simplement, je travaille.

l'ambiance du café me plait énormément. le matin, sur la place du marché, où à coté des tables enjouées fleurissent des paniers chargés et parfois même des gros bouquets de fleurs... l'après midi, c'est une autre clientèle...

il y a les pressés, qui s'installent au comptoir, tout habillés, avalent un café si vite qu'ils n'ont même pas eut le temps de parler. celles qui viennent à deux, un petit sachet en kraft dans les mains -un sablé, acheté dans une boulangerie tout près- qu'elles grignotent tout en buvant un thé petites gorgées par petites gorgées...

il y ceux qui arrivent seuls, se posent à une table un peu reculée et rêvassent devant leur verre en attendant le temps... ceux qui mangent leur carré de chocolat avant, en une seule bouchée, et ceux qui, un fois leur tasse vide, croque le minuscule carré en savourant...

je me demande souvent pourquoi à un moment, on se décide à partir quand on est seul...

aujourd'hui, c'est un gâteau à l'orange qui mûrissait longuement mais sûrement dans ma tête... j'ai bien fait de revenir. en plus, maintenant, il pleut.




GÂTEAU A L'ORANGE
pour 2 après midi pluvieux

80g d'amandes réduites en poudre
30g de farine complète
1/2 sachet de levure
1 grosse c. à soupe de fromage blanc
le jus d'une orange
40g de sucre complet
1 petite c. à café de cannelle

Préchauffer le four th.7
Mélanger soigneusement tous les ingrédients. Verser dans un petit plat à gratin, cuire 30 min environ.
Manger avec des quartiers d'orange fraîche...

lundi 24 mars 2008

des légumes pour mon goûter...

mes plus vieux souvenirs d'enfance culinaires seraient sûrement des petites purées maison de ma maman... tous les légumes ont dû passer dans le mixeur que j'utilise encore aujourd'hui... ma préférence, une douce odeur de carotte à la vache qui rit, onctueuse, fondante... c'est peut être de là que vient mon attachement à ce légume fabuleux qui se prête à toutes les gourmandises...

cet après midi, l'idée de préparer un joli gâteau qui va parfumer l'appartement pour le reste de la journée me ravit... et de cuisiner avec mon amoureux encore plus...



CARRES AUX CAROTTES

2 petites carottes rapées
1 oeuf battu avec un peu de lait
1/2 yaourt nature
120g de farine complète
1/2 sachet de levure
3 abricots secs
1 figue sèche
de la cannelle
un mélange de fruits secs (noix, amandes, noisettes, pistaches...)

Préchauffer le four à 180°.
Couper la figue et les abricots en petits morceaux.
Dans un saladier, mélanger les carottes râpées, la farine, la levure, le yaourt, puis ajouter la cannelle, les fruits secs et enfin l'oeuf battu. Verser la préparation dans un moule carré huilé. Enfourner pendant 30 min environ, (la pointe du couteau doit être sèche).
Laisser refroidir avant de découper en carrés. Et attendre le lendemain matin pour goûter... ou pas...^^
cette recette est respirée chez cléa avec nos petites retouches...


jeudi 6 mars 2008

aux grands froids...




les bonnes soupes chaudes...


à dijon, le froid est revenu... le ciel est gris et même de l'interieur on sent l'air glacé... je suis bien au chaud, avec mon bol de thé et le chat sur les genoux...

et pour le menu de ce soir, je rêve... un bon gros bol de soupe, veloutée, épicée...




SOUPE AUX CHOUX FLEURS ET AUX EPICES
pour 2 ou 3 frigorifiés de l'hiver

quelques fleurs de choux fleurs
1 oignon
du gingembre, cumin, curcuma (une pincée ou plus, si vous aimez)
des graines de sésame torréfiées

Faire revenir l'oignon émincé grossièrement dans un peu d'huile d'olive et les épices.
Ajouter le choux fleur et couvrir d'eau bouillante. Cuire 15 à 20 min environ. Mixer et servir avec une petite cuillère de graines de sésame.


PETITS PAINS DE CLEA
recette originale ici
100g de farine aux céréales
100g de farine complète
50g de farine de chataigne
1 c. à café de levure
1 c. à café de sel
1 c. à soupe de sucre complet
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
15 cl de lait de soja
graines de tournesol

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger les ingrédients dans l’ordre, sauf les graines de tournesol . Former une boule et l’étaler sur une épaisseur d’1 cm environ. Découper en petits carrés (une petite dizaine) et les passer dans les graines. Les placer sur une plaque et cuire au four 10 minutes environ.
C'est tellement rapide que je me suis laissé aller à goûter moi aussi, juste à la sortie du four... Ils sont trop bons...


mardi 4 mars 2008

j'aime les carottes...

cet après midi, après une semaine de cuisine intensive avec mon amoureux, je dois préparer de petites choses à grignoter pour ce soir...


j'aime bien cuisiner l'après midi... d'abord, ça réchauffe la cuisine qui se rempli d'odeurs délicieuses pendant que je dessine... et puis j'aime le regard de chéché qui rentre avec les yeux tout pétillants de gourmandise en essayant de deviner ce qui est passé au four depuis qu'il est parti... c'est toujours une surprise...
j'aime ouvrir plusieurs fois mes placards, pendant que dans ma tête se construit une recette, boire une gorgée de thé, sortir le grand bol à cuisine, le fouet, les épices, les légumes qui passent si souvent à la casserole ici...
bouchées apéritives... dans le bas du frigo, il y a, oh surprise, des carottes...
et mon moule à madeleines n'a pas encore réussi à me lasser... mmm... ça y est, les carottes à peine rapées, deux oeufs, et hop, tout rapide, voilà une belle plaque de jolies madeleines toutes bombées, légères et... tout à fait délicieuses...





PETITES MADELEINES CAROTTES PAVOT
pour 40 bouchées...





80g de farine complète
1/2 sachet de levure
2 oeufs
1 à 2 c. à soupe de flocons d'avoine, gonflés dans un peu d'eau
4 c. à café d'huile d'olive
1 belle carotte rapée
cannelle, cumin, piment d'espelette, sel
1 c. à café de pavot



Mélanger tous les ingrédients dans l'ordre. Remplir des moules à madeleines. Enfourner 10 min à 180°, tout en surveillant la cuisson...


lundi 3 mars 2008

des biscotti craquants pour apéritiver maison...

c'est bien parce que j'ai dû les manger intégralement samedi soir (ou presque...) que je poste cette recette... ils étaient trop bons... encore avec ces petites tartinades...
mmm... comme c'est bon quand c'est tout fait maison, et puis finalement, c'est pas si long...
sinon, on espère que tous ceux qui étaient là samedi se sont régalés... j'essaierai de glisser par ci par là les recettes des petites choses qu'on a pu goûter samedi soir... en attendant, en bons bourguignons d'adoption, voilà de quoi assurer en apéro (et ici, on sait de quoi on parle...)







BISCOTTI
pour une belle fête d'anniversaire


100g de farine
80g de purée d'oléagineux (tahin, crème d'amandes...)
1 oeuf
épices et graines
ici : tahin, piment d'espelette et graines de tournesol...

Mélanger le tout. Ajouter un peu d'eau si nécessaire. Former un boudin et placer au frigo pour 1/2 heure environ.
Préchauffer le four à 180°.
Couper le boudin en tranches épaisses d'un cm. Disposer sur une plaque et enfourner pour 20 min.





TARTINADE AUX TOMATES
pour quelques gourmands qui réclament...

5 à 6 tomates séchées (pas conservées dans l'huile, c'est inutile...)
2 grosses c. à soupe de chèvre frais (type petit billy)
1 poignée de pignons de pins torréfiés
1 gousse d'ail

Passer le tout dans un petit mixer jusqu'à obtenir une belle crème... On peut biensûr détendre avec un peu de yaourt nature ou même de lait végétal si on veut...
Déguster avec des petits craquers...


Il est tout à fait possible de faire ça avec d'autres légumes, épices, fruits secs...
Les déjà testés et approuvés (toujours sur une base chèvre...) :
carottes/cannelle/ail
courgettes/basilic/pignons
poivrons rouges/noix/ail
champignons sautés/amandes/ail...

Ps : ces biscotti participent à un jeu sur ce blog... si vous voulez croquer à volonté, allez faire un tour... au moins pour le plaisir de vos papilles...