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lundi 31 janvier 2011

le curry attendu (enfin, déjà , comment, comment je perds ma tête dans les cartons*)

Je bavarde un peu, et quand je dis des choses, j'ai l'impression qu'on les entend. C'est étrange. Souvent, pourtant, je m'applique à ne pas parler trop fort (sauf quand il y a du champagne et des petits fours, des tartelettes aux framboises ou des cubes chocolats).

Je fais des promesses et je n'arrive pas à les tenir (je ne parle même pas des bonnes résolutions).
Tous les ans, à la rentrée, l'idée de tout recommencer me rend forte et déjà fragile. Il arrive quand même que certaines choses changent, vraiment. D'autres pas -et j'accepte- ce qui change la vie aussi, finalement.

Je n'ose plus faire le marché quand il fait trop froid. J'envoie l'amoureux (en vélo) me rapporter tout ce que j'aime : des kilos de panais, une belle courge butternut et plein de petits potimarrons. Je jure que je ne suis pas une tortionnaire (il aime beaucoup manger des cookies en arrivant).

J'ai gardé à peu près tout ce qui me rappelle quelque chose depuis que je suis ici. J'ai un tiroir spécial "papiers bizarres", des petites boites pleines de jolies cartes de visites, des emballages (de pralinés feuilletés offerts à Paris, tellement délicieux, ou d'un petit sablé qui accompagnait le thé pris avec AM à Limoges, le plaisir de se retrouver si simplement après tout ce temps), des objets minuscules et attachants. Chacun a bien sûr, une valeur particulière. Je n'aime pas partir (et je ne suis pas la seule -certaines* se consolent à coup de tarte poire-chocolat, la chance!)

Ici, je vais déjà essayer de pouvoir dire, comme promis...

Comme promis, voilà la recette du curry!

CURRY POTIMARRON & LAIT DE COCO
pour 3 personnes - (ou deux, et ne plus le partager, le soir, réchauffé en écoutant L.V)

Dans une sauteuse, mettre la cuiller d'huile et de curry.
Couper l'oignon en tout petits cubes. Chauffer la poele, faire revennir doucement l'oignon. Profiter des odeurs dans la cuisine, tout en coupant le potimarron (épluché, sauf s'il est bio...) en dés de 2cm. Ajouter les aux oignons, faire dorer puis couvrir à moitié d'eau chaude. Couvrir et laisser cuire 10min. Si vous le voulez, vous pouvez ajouter des lentilles corail (à peu près 80g) en même temps que l'eau.
Quand le potimarron commence à devenir tendre, ajouter le lait de coco (il faut essayer de la choisir de bonne qualité, sans ajout de substances inconnues,hein!) et laisser découvert encore 5min à feu doux.
Au moment de servir, assaisonner (piment d'Espelette, sel -si vous voulez) et parsemer d'amandes grillées. Avec un bol de riz (ou de la semoule, si votre amoureux préfère)
dernier appel à ceux qui ne savent pas quel jour on est...
les calendriers à commander ici!

jeudi 7 janvier 2010

la tarte aux carottes, le thé chaud, le retour des voix l'après midi...


(la recette de janvier)



Ce n'est plus un secret. quand il dit il fait froid, juste ces quelques mots et elle frissonne. Et elle n'aime pas ça.
Ce qu'elle préfère, c'est la douceur des jours de printemps, l'odeur fraîche des jardins, le silence glacé brisé par le chant des oiseaux.
Ou encore, la jolie tasse de thé brulant (qu'elle ne boit que lorsqu'il a déjà tiédi) à serrer fort contre elle, sentir la chaleur qui se dégage comme les calins de ses grands bras.
Elle aime aussi laisser mijoter des curry, les réchauffer le soir, puis le lendemain pour redécouvrir de parfum des épices qui s'épanouit un peu plus à chaque fois.


Et les soupes onctueuses avec les tartines de fromage -en rêvant de croque monsieur, même avec du tofu dedans.


La veille, elle avait préparé un épais gâteau au chocolat, dont le coeur, un peu mal cuit est resté fondant presque 10min après la sortie du four (mais il était vraiment difficile d'attendre plus longtemps). Ils s'étaient un peu disputé, à qui reviendrait le meilleur et puis, il a terminé le plat, en raclant les bords délicieusement craquants au reste de pâte crue.
Il est étrange, elle s'est dit un moment -ou gourmand, tout simplement.

Pas question de gâteaux moelleux ni de chocolat. ni de galette, d'ailleurs.
Juste de la tarte aux carottes qui aurait dû être partagée... et que l'on a mangé tous les deux, finalement.


TARTE AUX CAROTTES
pour manger l'hiver à 4 gourmets


140g de farine de sarrasin
50g de flocons d'avoine
4c. à soupe d'huile d'olive
1/2 verre d'eau
un peu de sel

6 belles carottes
1 échalotte
2 oeufs
100g de chèvre frais (type petit billy)
2 grosses poignées de raisins de corinthe
1 belle c.à café de curry
1 petite c. à café de piment d'espelette, pour réchauffer...


Préparer la pâte en mélangeant les flocons, le sel et la farine avec l'huile. Sabler. Ajouter ensuite l'eau et pétrir jusqu'à obtenir une belle boule.
Etaler, mettre dans un moule à tarte huilé. Laisser reposer.
Préchauffer le four th. 6.
Hacher l'échalotte, raper les carottes et faire dorer doucement le mélange dans une sauteuse. Ajouter un peu d'eau si besoin (il faut laisser les légumes, jusqu'à ce qu'il soient un peu fondants.)
Pendant ce temps, battre les oeufs avec le fromage de chèvre. Ajouter délicatement les raisins, assaisoner avec le curry et le piment (à doser selon vos goûts -on peut également glisser un voile de cannelle, c'est très bon).
Quand les carottes sont prêtes, les ajouter au mélange avant de verser sur le fond de pâte.

Enfourner le tout pendant 40min environ.


Elle a trouvé que tout cela se mangeait bien froid (malgré le temps), l'imagina déjà dans un pique nique estival -mais tu as dit que tu mangeais de l'hiver -j'ai juste changé d'avis, elle a dit. Et elle a repris deux carrés de chocolat.

dimanche 8 mars 2009

l'automatisme, même s'il fait froid -et manger sur ma feuille...


Le ciel était bleu et glaçant, on s'attendait à ce qu'il reste dégagé pour devenir doux dans l'après midi. J'avais pris mes gants par précaution, mais je les ai gardé dans ma main même en sortant du bus, sur la place wilson baignée de lumière.
Si j'avais su marcher à reculons, je l'aurais fait. Dans ma tête, l'idée de ces épreuves bien trop longues pour quelqu'un qui n'a pas travaillé flottait -et puis ce soleil trop rare, dont j'allais oublier la présence pour me concentrer sur l'assemblage dans une salle de classe d'un lycée.
Pourtant, j'ai fait tout ce qu'il fallait -me lever tôt en vacances, préparer mon sac avec des cartouches d'encre noire et du correcteur, des biscuits pour tenir 5h et puis sortir dans le froid trop matinal presque en souriant, me perdre autour du lycée (pour ne même pas arriver en retard), arriver en courant et en sueur. Tout ça, sans réfléchir ou presque. Sans me demander si tout ça, sans aucune préparation, valait réellement le coup de s'ennuyer avec 14 autres étudiants bien plus serieux que moi.

Dans la première salle, au troisième étage, j'ai pu voir le ciel s'assombrir et les toits des maisons. La sculpture de Nam June Paik en téléviseurs, l'envolée de l'immeuble d'un cabinet d'avocat, un poumon bleu.


Le lendemain, j'avais pris dans un joli sac quelques crayons de couleurs, des feutres et des papiers différents, une barre au miel et au sésame, du chocolat et quelques cubes de terrines aux lentilles corail. Je me suis perdue, encore, peut être pour me convaincre de mon envie de ne pas y aller.

(Incitation : faire face.
L'austère figure de la famille frescobaldi.)


Entre l'ennui, la gourmandise est arrivée une idée étrange (j'aurais bien du mal à l'expliquer ici) qui m'a fait travaillé jusqu'au bout, entre deux bouchées de chocolat. Des découpages, pliages minutieux -tout en observant les futurs professeurs s'armer souvent de peinture épaisse pour tenter de répondre au sujet.

En sortant, il pleuvait. J'ai serré tous mes sacs contre moi pour ne pas mouiller les papiers et les dessins que je ramenais, je suis rentrée doucement, légère, amusée.
Il restait juste un morceau de terrine, alors je l'ai mangé.


TERRINE DE LENTILLES CORAIL
pour un moule à cake et passer les épreuves de la vie



120g de lentilles corail
1 oeuf
1 carotte rapée
1 gousse d'ail
1 grosse poignée d'amandes hachées finement
1 c. à soupe de yaourt
du cumin, du curry
un peu de piment d'espelette et de gomasio

Préchauffer le four th. 6-7.
Cuire les lentilles avec la gousse d'ail 15min environ, comme indiqué sur le paquet.
Les égouter sans trop les presser (elles doivent garder un peu d'eau pour que la terrine soit moelleuse).
Dans un grand bol, mélanger les lentilles, les épices, la carotte, puis ajouter l'oeuf et les amandes.
Verser la prépartion dans un moule à cake et enfourner pendant 45-55min environ. Laisser tiédir un peu, démouler, couper en petits carrés ou en jolies tranches. A grignoter dans son bento (mais on n'est pas obligé de faire des miettes sur ses dessins)

samedi 21 février 2009

sentir l'hiver et les épices...

Le froid dans mes chaussures, l'écharpe enroulée plusieurs fois autour de mon cou.
Les mains glacées.
Le ciel bas et poussiéreux.

L'amoureux a continué, jusque sous la neige, à prendre son vélo.
L'encourager, tous les matins, à coup de cakes parfumés, de muffins moelleux, de brioches dodues.
Le voir disparaitre fièrement.

Le chat, sur le bord de la fenêtre, a surveillé les flocons, la pluie couler sur les vitres, le soleil déposer ses rayons.

Pourtant, je sens qu'il s'accroche, ce froid.
Le thé, les jolies couvertures n'y font rien. L'envie de cocottes où auraient gentiment mijotés quelques légumes de saison habite toujours notre cuisine, comme la nostalgie des repas du dimanche...


RUTABAGA & PANAIS, PETITES GALETTES VEGETALES
pour 2 rafraîchis


1/2 rutabaga
1 gros panais
2 carottes
2 gousses d'ail
2 petites échalottes
1 petite c. à café de curry
1/2 c. à café de cumin
un peu de bouillon de légumes
un filet d'huile d'olive

pour les galettes
80g de flocons d'avoine
1 petite c. à café de moutarde
1 poignée de noix ou d'amandes
des épices (cumin, curcuma...)
poivre, gomasio
un filet de sauce soja

Eplucher et couper en gros dés (1cm environ) le panais, le rutabaga et les carottes. Tailler les échalottes en 4 morceaux, éplucher les gousses d'ail.
Dans une sauteuse, mettre un filet d'huile d'olive, faire revenir doucement les échalottes, l'ail et les épices. Ajouter les légumes, les poeler pour les enrober d'épices pendant 3-4min.
Couvrir de bouillon et laisser mijoter 35-40min, jusqu'à ce que les légumes soient tendres.

Pendant ce temps, faire gonfler les flocons d'avoine avec de l'eau tiède (ou du lait, du bouillon...) Ajouter les aromates (moutarde, épices)
Former des galettes. Chauffer un peu d'huile dans une poele, mettre les galettes, saisir puis baisser le feu, laisser cuire 5 min de chaque côté.

Servir les légumes mijotés avec les petites galettes, saupoudré de piment d'espelette...
il y a ici une jolie cocotte toute douce aussi... merci belleblé!


Le petit plus, le délice au chocolat...

PETITE CREME AU CHOCOLAT
pour 2 pots à finir avec les doigts
40g de chocolat
30g de farine de quinoa
1 verre de lait
1 filet de sirop d'agave
1 yaourt nature
1 gousse de cardamome
Casser le chocolat en petits morceaux.
Dans une petite casserole, diluer la farine dans le lait avec la gousse de cardamome.
Mettre à chauffer sur feu moyen et faire épaissir tout en mélanger au fouet. Arrêter le feu, sucrer.
Ajouter le chocolat, le faire fondre en mélangeant bien, puis ajouter le yaourt.
Verser dans deux petits pots, laisser au frigo pour une nuit...

lundi 12 janvier 2009

parce qu'il fait froid, tes bras, du choux rouge & chataîgnes...


Glacée de ces derniers matins où l'on n'ose même plus regarder les thermomètres de la ville, mes journées se rêvent à l'interieur, douillet, et enveloppant. Les livres qui se sont entassés sur ma table de nuit avancent presque aussi vite que cet été en terasse, où les pages de Valérie Mréjen, ou Simone de Beauvoir se tournaient au soleil sans voir le temps passer. L'hiver, forcément, voit ses nuits tomber si tôt, et sa lumière décliner avec l'heure du goûter. C'est dans ce moment là, où quelques frissons me parcourent souvent, que commence à s'animer la cuisine.

Il faut ranger les crayons de couleurs (qui n'ont, malheureusement que peu l'occasion de sortir...) empiler les papiers, dégager la table.

Ecouter colette Fellous partager avec son invitée sur la gourmandise, puis les histoires enfantines (des histoires d'ânes, de noël et de petits légumes) tout en découvrant le frigo presque vide, grignoter un carré de chocolat.

Remplir la cuisine de plats mijotés fumants, sentir les épices.
Ouvrir une boîte de chataîgnes (mais pour la dernière fois, promis, ils sont meilleurs sous vides, et délicieux frais...) pour préparer ce qui sera bon à réchauffer, plus tard, quand l'appétit sera là et l'amoureux aussi...


CHOU ROUGE CONFIT ET CHATAÎGNES
à accomoder, pour 2


1/2 chou rouge (un petit chou bio du marché)
2 poignées de chataîgnes
3 abricots secs
un peu de bouillon de légumes
une pincée de curry
du gomasio
des noisettes ou des noix

Tailler le chou en fines lamelles, bien s'appliquer, parce qu'on sait que c'est bien plus agréable, après.
Dans un wok ou une grande sauteuse, mettre un filet d'huile d'olive, le curry et faire y faire sauter le chou (on peut mettre une échalotte, si on en a une, bien entendu). Baisser le feu, mettre de l'eau (1 petit verre), le bouillon émiété, remuer. Ajouter enfin les abricots secs haché finement, couvrir et laisser mijoter 45min. (Il faut quand même surveiller un peu, que ça ne manque pas d'eau, ça commencerait alors à brûler et ça ne serait plus très bon après). A la fin de la cuisson, le chou est tendre, fondant. C'est le moment d'ajouter les chataîgnes, coupées en morceaux -plus ou moins gros, comme on préfère- de remuer délicatement, d' assaisonner.

A coté, faire griller dans une poele à sec les noisettes. Servir le chou dans une assiette creuse et parsemez de noisettes. Manger, vite, parce que ça réchauffe bien l'amoureux qui tremble (il va encore en vélo tous les jours).


Pour accompagner cette poelée toute douce, j'ai préparé une jolie soupe, vue chez BelleBlé...


SOUPE CAROTTES-CHATAIGNES
2 gros bols, une soirée au chaud




2 belles carottes
2 poignées de chataîgnes
gomasio, poivre
lait de soja
une pincée de cannelle

Eplucher et couper les carottes en dés. Les faire revenir dans un mince filet d'huile d'olive, puis couvrir d'un mélange d'eau bouillante et de lait. Cuire à feu doux pendant 30min, ajouter les chataîgnes, assaisonner. Mijoter encore 3-4min, puis mixer en velouté. Ajouter du lait, si la soupe n'est pas assez liquide, la pincée de cannelle, puis servir dans de jolis bols...

dimanche 16 novembre 2008

les petits plats du dimanche... (1)


J'ai découvert, il y a quelques semaines, que certaines ont des dimanches tout à fait délicieux. Un énorme thé gourmand, avec autant d'enfants que de gourmandises, de multiples choses à goûter, avec ou sans confiture, juste trempé dans la tasse, une cuillère de crème, saupoudré de sucre glace.
Avant, nos fins de semaines pouvaient ressembler à ça. Le repas de famille, les grands plats de gratins dauphinois que ma maman fait si bien, les jolies serviettes accordées à la nappe fleurie, mozart en musique de fond, les discutions qui s'éternisent autour du café, le gâteau soit disant raté et finalement savoureux, la table qui s'est quelque peu agrandie, les années passant...
Depuis que l'on a quitté nos chez-nous parentaux, ces journées ont un goût particulier. La distance nous laisse des dimanches bien solitaires, souvent comblés par de longues heures dans la cuisine, à préparer pour 10 ce que l'on ne sera que 2 à manger. L'idée nous avait déjà traversé d'apporter un gros gâteau chez des gens inconnus où le repas dominical paraissait convivial. On s'est imaginé arriver, un petit paquet de patisseries bien emballées et une bonne bouteille que l'on partagerait avec les gressins maison de l'hôte bienveillante et les dernières tomates cerise du jardin. Mais la distance a rendu ce rituel en un lointain cliché, rare et idyllique. La famille, aux pièces rapportées, a souvent du mal à être au complet. Et le moment, plus clairsemé nos 365 jours, souffre de ne pas être à la hauteur de nos rêves. Peu importe, il reste néanmoins précieux. Et Noël apportera de quoi rattraper tous ces dimanches de gourmandise isolée...
Et puisqu'il ne faut pas se laisser abattre, du saumon grillé, et un cheesecake à venir, parce qu'augustine adore ça.


SAUMON GRILLE ET LEGUMES RÔTIS
pour 2 rémi sans famille


2 beaux pavés de saumon bio

du jus de citron

du wasabi en poudre

du pavot

1 fenouil

1 panaïs

du curry, du piment doux

de l'huile d'olive

de la sauce soja


Préchauffer le four à 180°.
Eplucher le panaïs, le couper pour obtenir des frites. Bien laver le fenouil, enlever les branches, puis le couper en lamelles un peu épaisses. Assaisonner avec l'huile d'olive, la sauce soja (environ 1c. à soupe de chaque) puis de curry et de piment doux.
Glisser au four pendant 45min.
20min avant la fin de la cuisson des légumes, mettre le samon dans un plat, l'arroser de sauce soja et du jus de citron, puis d'1c. à café de wasabi en poudre (voire plus, car le goût est assez léger). Saupoudrer de pavot. Enfourner pour le 1/4 d'heure restant.


Dresser les assiettes, et déguster, vite, pendant que tout est encore chaud...


édit du soir...
la gourmandise promise testée aujourd'hui... à savourer tous les jours de la semaine... merci Loukoum°°°!

samedi 5 juillet 2008

manger des biscuits, la voir, puis une tarte aux carottes


Nous avions préparé un pic nique, emballé des fruits et quelques biscuits, si nous avions encore un petit creux. Nous avions ressorti nos vieux jeans (ceux qui ne sont jolis que retroussés...), de vieilles paires de baskets qui n'ont plus peur de rien, de toutes façons, là bas, c'est toujours sale.
Là bas, ce sont les eurockéennes.

La route fut plus longue que prévue. Des camions, les tracteurs nous ont largement retardé, et malgré notre avance, nous avons raté le premier concert, T (dont le site des eurockéennes faisaient des éloges alléchantes).
Arrivés sur le site, nous avions donc un peu de temps avant le prochain groupe qui avait retenu notre attention. L'ambiance à malsaucy me paraît changé. Il est à peine 18h et l'ombre des arbres accueille ses premiers buveurs abusifs...
Il fait beau, encore doux même. C'est une chance. Sur la plage, nous voyons Yules, deux frères de besançon qui ont du beaucoup écouter Radiohead et qui auraient mérité un lieu plus intime pour livrer leurs chansons chimériques, enfantines, un peu triste à la fois.
La suite nous apparut plus déçevante. La bande originale qui devait réunir olivia ruiz, daniel darc, camille et d'autres ne nous ont laissé que le goût aigre de la voix de M. wampas... et un spectacle en miniature sur une scène immense qui perd encore plus de charme en plein jour.

Et puis, nous sommes surtout venus pour elle.
Nous avons fait nos groupies, faufilés dans la masse pour être devant, tout devant pour la voir (faut-il rappeller que je suis vraiment petite?). En attendant le début, nous avons mangé nos biscuits, dont je vous reparlerai peut être, parce qu'ils étaient délicieux.
C'est un petit bout de femme qui est arrivée sur scène. Chan marshall, dans un jean brut -qu'elle n'arrêtera pas de remonter, comme un tic- un chemisier kaki fermé d'une cravatte et des souliers blancs, bouge sur scène comme personne. Ses gestes sont saccadés, presque désordonnés, c'est étrange et surprenant, fascinant de la voir nous regarder aussi intensément, de la voir s'articuler de la sorte d'un bout à l'autre de la scène. Les musiciens derrière elle sont une drôle tapisserie, chevelue, barbue et rock n'roll dans des pantalons très moulants. Sa voix, elle est là, chaude, suave, presque rauque, parfois douce, plus soul. J'aime. Et chéché aussi.
Le concert se termine avec un grand vide. Le monde se dissipe aussi vite qu'il est venu se presser sous le chapiteau. Moi, je rêve d'un rappel, de la revoir débarquer sur scène, embrasser son piano de ses doigts tendus pour me chanter "maybe not". Mais non.
Et puis le froid prend le relai de notre coup de blues momentané ; un froid glaçant, humide qui accompagne la nuit tombée. La soirée s'écourte, et surtout, nous sommes encore loin...
Le retour se fait tranquillement -your are free en fond sonore me berce- chéché conduit en silence.

Ce soir, pour ne pas oublier ces images, l'ambiance, la musique, comme il y eu une tarte aux légumes d'été pour keren ann, il y aura une tarte aux carottes et au comté pour cat power.


TARTE AUX CAROTTES ET AU COMTE
pour 2 amoureux de catpower

1 pâte à tarte comme on les aime
2 à 3 belles carottes taillées en rondelles
1 petit oignon
1 oeuf
un peu de lait
un morceau de comté (affiné 12 mois)
du poivre
une picée de curry et de cumin

Préchauffer le four à 180°.
Dans une poêle, faire chauffer un peu d'huile avec les péices et faire revenir l'oignon. Ajouter les carottes, un peu d'eau pour que ça n'attache pas. Laisser cuire sur feu doux 15min environ. Les carottes doivent commencer à être tendres.
Dans un saladier, casser l'oeuf, mettre le lait et le comté rapé, bien mélanger. Assaisonnez. Répartir les carottes sur le fond de pâte que vous aurez préalablement étalé dans un petit moule à tarte, puis couvrir du mélange oeuf comté. Enfourner pour 30min.



Manger chaud, avec une salade verte à l'huile de noix. Se rappelant vivement des souvenirs, les fleurs distribuées à la fin...

lundi 21 avril 2008

du vélo tout les jours... une terrine pour mon amoureux...


parce que c'est meilleur pour l'environnement et que ça fait du bien , chéché va travailler en vélo. je le trouve plutôt méritant. le trajet n'est pas très beau, et il y a des jours il il fait vraiment froid, mais tout de même, tous les matins, il sort son vélo du garage et pédale jusqu'à son boulot...

pendant ce temps, je m'organise... je termine de ranger le petit déjeuner, des fois, je profite d'être à la cuisine pour préparer un dessert pour midi ou faire des muffins à mettre au congélateur qu'on pourra sortir un soir où l'on aura plus besoin de réconfort...

puis je m'installe à mon bureau et je travaille.

je sors les images que j'ai bien entamé, celle que je dois avancer, je place mes crayons de couleurs tout près de moi, rangés par teintes, mon critérium, si précieux, ma gomme bleue dont je ne me passe plus tellement elle est pratique, un grand verre d'eau...

j'aime ces petits rituels...
dire "c'est le moment de travailler..."

il y a des matinées où mes crayons ne me disent rien... où mes images attendront pour être finies... des matinées où me mettre au travail me parrait presque insurmontable, au point que je prolonge discrètement mon passage à la cuisine...

un joli cake à la pomme rapée...
puis une terrine à la farine de pois chiches et au curry...
parce qu'ils y en a qui travaillent...




TERRINE DE POIS CHICHES
pour 2 travailleurs éffrénés

75g de farine de pois chiches
1 petit oignon
1 belle carotte rapée
1 gousse d'ail hachée
du curry, du cumin, du piment d'espelette
25cl d'eau
un peu d'huile d'olive




Préchauffer le four th7.
Poêler l'oignon émincé finement dans un peu d'huile d'olive, ajouter les épices, l'ail et la carotte, laisser mijoter quelques minutes (j'aime bien garder un peu le craquant de la carotte)
Dans une casserole, verser la farine de pois chiches et la délayer avec l'eau. Bien mélanger sur feu doux jusqu'à obtenir une crème épaisse. Ajouter l'oignon et la carotte. Rectifier l'assaisonnement (je ne mange pas très salé...)
Verser dans un petit moule rond, ça fera de jolies parts.
Enfourner 35 min. Laisser refroidir avant de manger avec une petite salade de chou aux noisettes...

on retrouve plein de versions de cette délicieuse recette... celle ci est très jolie... celle là aussi...

dimanche 27 janvier 2008

petites galettes comme des soleils...

Dimanche matin... du soleil plein ma cuisine...


PETITES GALETTES VEGETARIENNES
pour 2 amoureux

80g de flocons d'avoine et de seigle mélangés
1 échalotte émincée finement
1 oeuf
1 c. à café de moutarde en grains
du bouillon de légumes (maison c'est bien meilleur...)
sel, poivre, cumin, curry... selon vos envies...

Faire gonfler le mélange de flocons dans le bouillon chaud.
Pendant ce temps, faire suer l'échalotte, puis l'ajouter dans les flocons avec la moutarde, les épices et l'oeuf.
Bien mélanger. Former à la cuillère 6 petites galettes et les poeler dans 1 c.à café d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées...


Déguster chaud (ou froid) avec une sauce tomate maison, des lamelles de fromage, une salade bien relevée...