mercredi 21 juillet 2010

la lassitude, des tartes de l'été

Dans mes souvenirs, la maison était plutôt grande. Les volets en bois rouges habillaient chaque fenêtres, s'ouvrant sur des façades en pierre. Autour, un vaste jardin verdoyant (le petit jardin devant la maison suffisait à y jouer au ping pong, manger sous le tilleuil -dressant alors de grandes tablées bruyantes- ou donner de petites pièces de théâtre (dont je reparlerai peut être), tandis que celui au fond, après le bac à sable où dormait paisiblement une vieille voiture en fer, était un furieux repère de serpents et donc, interdit aux enfants -ma grand mère, valeureuse, allait pourtant y étendre le linge).
Les étés s'organisaient dans la maison avec une rigueur dont je ne me souviens pas. Enfant, j'étais moins soucieuse du contenu du garde manger tant qu'il y avait dans mon assiette de quoi me restaurer agréablement. Pourtant, derrière, 5 frères et soeurs, parfois plus, étaient à nourrir, ainsi qu'autant de cousins cousines tout aussi affamés par les jeux en exterieur qu'offraient la maison ces belles journées. Chacun avait un rôle bien établi et à tenir, pour la bonne marche des vacances...
Je ne garde que des souvenirs très doux de ces moments un peu perdus dans mon enfance, dans ce petit coin d'Isère où je ne suis pas retournée vraiment.
A l'étage, l'une des chambres, appellée le dortoir, se composait de 4 lits, d'une grande armoire et d'une malle énorme. Dans l'armoire, on y avait rangé de vieux livres de la bibliothèque rose : tout ou presque des écrits de la comtesse de Ségur que j'ai dévoré assise sur les marches de la terrasse, ou dans mon lit les soirs où l'orage me faisait trembler (comme on peut avoir peur dans une vieille maison paraissant fragile sous les éclairs violents).
J'adore ces vieux livres, les pages jaunies sur lesquelles ont peut sentir les mots -les caractères en plomb ont légèremet creusé le papier- les couvertures épaisses cartonnées, les jolies illustrations d'André Pécoud, mais aussi, la délicatesse de Camille et Madeleine (mes héroïnes préférées avec la désobéïssante Sophie), les fruits du vergés gorgés de soleil et engloutis en cachette, les promenades dans le parc, les robes en percale blanche...


Pour prolonger parfois ce sentiment que l'été peut être aussi une belle saison -pas qu'une exposition de vacances les plus lointaines- on a préparé des tartes, dimanche. Et c'était tout ensoleillé dans la maison.


TARTE FETA COURGETTES
pour un moule de 20cm de diamètre, un repas de midi dans un jardin pas ordianire

50g de farine de blé
20g de flocons d'avoine
10g de farine de sarrasin
2c. à soupe d'huile d'olive
1c. à soupe de pavot bleu
de l'eau

Préparer la pâte en sablant les farines, les flocons d'avoine et l'huile d'olive. Ajouter l'eau petit à petit (il faut environ un demi verre d'eau)et le pavot, former une belle boule de pâte qui se travaille bien.
Etaler dans un moule huilé et reserver.
Préchauffer le four th.6-7.

Ensuite, il faut :

2 courgettes bio (pour les raper avec la peau!) pas trop grosses
de la féta (une grosse tranche)
1 poignée de noisettes
poivre/piment d'espelette
Raper les courgettes bien lavées en fines lamelles. Les égouter dans un chinois pour enlever le maximum d'eau (c'est important, sinon, le fond de tarte sera détrempé et ça risque de ne pas être bon). Assaisoner de poivre ou de piment d'espelette (et de basisil frais si vous en avez à disposition).
Garnir la tarte de courgette rapée en tassant bien. Répartir la féta coupée en petits dés, puis les noisettes hachées grossièrement.
Glisser au four pour 30 min.
Laisser refroidir un moment sur une grille, le temps de préparer une jolie table sous les arbres...

LA TARTE DE NINNIE, RHUBARBE ET CHEVRE
pour un pique nique à deux
(j'ai utilisé la même pâte pour les deux tartes, mais on peut s'inspirer de celle de Ninnie, délicieuse aussi!)
3-4 branches de rhubarbe
2 bonnes c. à soupe de chèvre frais
5cl de lait (soja ici)
20g d'amandes finement moulues
un filet de miel




Préchauffer le four th.6-7.

Etaler la pâte préparée comme précédement dans un moule du même diamètre (ou un peu plus grand et aux bords moins hauts, la garniture ici étant plus fine)
Tailler la rhubarbe en tronçons fins et les répartir régulièrement sur le fond de pâte.
Mélanger le lait, le chèvre et les amandes, verser sur la rhubarbe. Glisser le filet de miel avant d'enfourner 35min.
Laisser refroidir complètement. La tarte supporte bien une nuit au frais et être appréciée le lendemain...

lundi 19 juillet 2010

big in japan (3)

Atterrir.
Revenir.
Rêver.
Se rappeller. Sentir l'odeur du riz, le maquereau mariné.
Cuisiner du thé matcha (dans le moule à chiffon cake ramené de là bas).
Classer ses photos.
Dessiner un peu...
& partager ses souvenirs...
GELEE DE BANANES A L'AGAR AGAR
pour un grand moule à cake et plein de petites bouchées
2 bananes
1 verre de thé vert (ou de lait infusé au thé)
1c. à soupe (bombée) de farine de blé (ou de maizena -mais je suis fachée avec elle)
1c. à soupe rase d'agar agar
60g de sucre roux


Mixer la banane en purée.
Dans une casserole, diluer la farine dans le thé, ajouter l'agar agar et le sucre. Porter à ébullition doucement, puis mélanger au fouet pendant 30 sec. Enfin, arrêter le feu, ajouter la banane et bien mélanger.
Verser le mélange dans un moule à cake (je l'ai couvert de film étirable pour que ça se démoule bien une fois pris) et laisser refroidir avant de mettre au frais 6 heures minimum (au plus 1 nuit -après, l'agar agar a tendance à faire de l'eau).
Quand le mélange a bien pris, démouler, couper en dés et goûter... (euh...avec un verre de saké, par exemple)

BISCUITS A LA PÂTE DE SESAME NOIR
pour accompagner les bouchées


100g de farine de blé

20g de poudre d'amande (maison)

2c. à soupe de purée de sésame noir

1grosse c. à soupe de sirop d'agave

du lait de soja

Mélanger la farine et la poudre d'amande, ajouter le sésame noir, le sirop d'agave, mélanger du bout des doigts. Verser le lait petit à petit pour former une boule lisse.

Etaler sur un plan de travail légèrement fariné. Découper des biscuits (en forme de fleurs) et enfourner sur une plaque recouverte de papier sulfurisé pendant 10min.

Croquer quand ils ont refroidi, trempé dans un verre de lait glacé (ou un matcha latte, si quelqu'un a une recette...)

mercredi 7 juillet 2010

big in japan (2) - le billet silencieux...

-KYOTO-
le chateau de Nijo
(côté jardin)


(et sous la pluie - balet)


le pavillon d'or



kyoto
-vue de l'ace café-




pour se purifier les mains et la bouche...
temple
-teramachi dori-




jeudi 17 juin 2010

Big in Japan _ pour commencer


Il y a quelques jours, je relisais un billet délicieux aux histoires d'aéroports tentaculaires et aux destinations mystérieuses d'une demoiselle qui avait certainement déjà parcouru des kilomètres au dessus de ma tête, alors que moi, il y a quelques semaines à peine, je prenais l'avion pour la première fois (jusque là, le bus, le train et la voiture s'était montré arrangeant, m'emmenant dans des endroits très chouettes, où la sangria se sert au pichet, où les gondoles se promènent discrètement sur les canaux, où le pain d'épices se trouve dans des boîtes bien décorées de personnages dorés et rouges -alors que Noël est passé depuis des mois).


J'avoue avoir eu un peu peur à l'idée d'autant de vide, mais j'ai surtout fini par me faire gronder -très gentiment- par l'hotesse de l'air, please, close the porthole! tant j'étais fascinée par les nuages, les plages brunes, ombragées, verdoyantes de mon hublot.


Poser le pied sur le sol japonais, avertie de leur manque de chaleur à l'arrivée dans le pays, s'est finalement bien passée. Le fromage a passé les douanes, et nous avons aperçu nos noms soigneusement écrit au feutre vert. Récupérer nos valises dans le calme organisé, silencieux.
Nous avons découvert Tokyo par les fenêtres de la navette qui nous accompagnait à l'hôtel à la nuit tombée. Des lumières, mais pas encore l'image de la démesure -juste des zones plus industrielles, dissumulée derrière de hauts murs de béton.
Le soir même, nous avons plongé dans l'ambiance tamisée du bar de l'hôtel, leurs bières traditionnelles -mangé des cacahuètes servies à la petite cuiller.

Le matin, le ciel a été gris et a gardé sa couleur délavée toute la journée.


La station de métro, à quelques pas de l'hôtel, se révèle être l'une des plus importantes de la ville. Se retrouver sur les plans de lignes entremêlées, acheter deux billets en direction de Tsukiji (le marché aux poissons) sachant que l'heure est largement passée et qu'il n'y aura plus rien à voir sous les halles que des stands vidés, déserts (mais si vous voulez voir à quoi cela ressemble, allez voir par ici).

Goûter aux premiers suhis qui défilent sur un tapis, entre deux jus de fruits (orange ou raisin) et de belles tranches de melon vert.


Autour, Ginza regroupe des rues larges -et piétonnes ce jour là- aux magasins de 10 étages. Les enseignes s'étalent verticalement comme autant de cartes de visite suspendues aux immeubles.
J'aime tout particulièrement les parapluies danser avec grâce sur les pavés, abritant des japonaises sophistiquées, perchées sur des aiguilles longues souvent d'une dizaine de centimètres.


(Se baigner dans les onsen -sources chaudes- dans la baie d'Odaiba, profiter du voyage sur la ligne Yurikamone qui glisse au dessus de l'eau comme dans un manège, vivre la fête dans une ruelle habillés de yukata rouges sublimement illustrés, goûter aux glaces -sésame noir et thé matcha, ce dernier restera notre parfum fétiche jusqu'à la fin du voyage- rentrer encore une fois dans les lumières féériques de Tokyo)

La prochaine fois, il y aura des temples, des biches peut être et des dessins, sûrement. Et un mini cheesecake à la banane.

jeudi 10 juin 2010

come back (le japon à venir)


Il faut bien quelques heures, pour comprendre que l'avion dans lequel nous sommes nous ramène chez nous. 11h pour revenir vraiment, survoler la russie, hambourg, la mer.

Moins que cela pour retrouver la france, les mégots, les poubelles pleines, le bruit, la pluie (c'est injuste, oui, mais quand même...)

Depuis, je continue à rêver aux petits déjeuners riz-maquerau-pickels, au calme paisible des temples secrets, aux jardins sublimes, aux patisseries pleines d'azukis qui nous ont tant fait dire -elle serait trop contente d'être ici.

Du temps pour faire le tri, ranger, classer ce que l'on raporte d'un tel voyage pour le raconter un peu... Dire que c'était très beau, plus beau encore que ce qu'on avait osé imaginer avant...

lundi 17 mai 2010

Ce sera le dernier, avant autant de découvertes...


Avant le Japon...

samedi 8 mai 2010

think pink...


Des pyjamas en pilou (il paraît qu'il y en a des jolis!), des doudoux usés.
Des films où de beaux garçons (avec de grands nez) aiment de jolis filles aux cheveux longs (on imagine qu'ils sentent bon le parfum fleuri, des touches de jasmin printanier) dont les robes légères donnent envie d'été et de promenades au bord de l'océan. Enfin, j'imagine...
Un salon aspiré dans tous les coins (jusque sous le canapé) pour accueillir des demoiselles qui ont besoin de confort -et des idées merveilleuses- devant un écran tout petit (et de vieilles cassettes vidéo, si je vous jure, cela existe encore).
Des surprises et des choux à la crème presque roses...


LES PETITS CHOUX A LA CREME des copines
d'après une autre copine tout aussi chouette -aux idées terribles, elle aussi!-

2 oeufs
75g de farine tamisée (j'ai pris de la T80)
40g de beurre coupé en petits dés
une pincée de sel

Dans une casserole, faire chauffer 125ml d'eau froide, le beurre et la pincée de sel. Porter à ébullition, puis ôter du feu lorsque le beurre est fondu.
Ajouter la farine en un coup et mélanger energiquement avce une cuillère en bois. Remettre sur feu doux tout en remuant : la pâte doit se décoller des bords de la casserole.
Laisser refroidir quelques minutes avant d'ajouter les oeufs un par un (bien amalgamer avant d'incorporer le deuxième).
Préchauffer le four th.7. Pendant ce temps, former vos choux à la poche à douille (j'ai pu faire une vingtaine de petits choux) sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Baisser le four th.6 et enfourner pendant 35min (mon four chauffe bien!).
Laisser refroidir avant de fourrer...

Pour la crème patissière, je n'ai pas suvi la recette de Loukoum°°° parce que la chantilly et moi, on a un peu de mal à s'apprivoiser (sauf quand elle est faite par quelqu'un d'autre, qu'elle est un peu épaisse tout en restant légère, et peu sucrée comme en Italie) et que voulais une belle couleur rose. Je suis partie d'une recette de crème patissière de Claire (qui a l'avantage de necessiter un seul oeuf -et pas de blanc qui reste, après- qui est donc un peu moins onctueuse mais très bonne quand même)
Il faut :

250ml de lait (celui de soja est possible)
150ml d'eau de cuisson d'une betterave (pour la couleur rose, sinon, mettre 400ml de lait)
30g de farine
1 oeuf
50g de sucre (rapadura)
un peu de vanille -oubliée-

Porter à ébullition le lait et l'eau de betterave dans une petite casserole.
Dans un saladier stable, battre l'oeuf et le sucre, puis ajouter la farine. Quand le lait est brûlant, le verser sur le mélange oeuf/sucre/farine et mélanger sans s'arrêter. Remettre le tout dans la casserole sur feu doux et faire épaissir la crème. Ajouter la vanille (si elle est en gousse, on peut la faire infuser dans le lait, c'es tmieux). Transferer dans un bol, filmer au contact de la crème (pour éviter que celle ci fasse une petite peau). Laisser refroidir.

Ensuite, il suffit de faire une petite entaille dans les choux pour les fourrer (avec une poche à douille, c'est plus pratique).

Laisser au frigo jusqu'à la dégustation -surprise, devant quoi?- avec de chouettes filles aux yeux qui brillent...