mercredi 17 novembre 2010

il se passe tout un tas de choses, se retrouver après, les crèmes au citron



Les journées sont devenues tellement courtes que j'aimerais, certains matins, passer directement à la suivante. Je ne sais pas, peut être de voir les décorations de Noël accrochées depuis plus d'une semaine, qui patientent discrètement. Peut être le froid. Ou les petites cases qui viennent allonger la liste des choses qu'il serait bien de faire avant.

Réfléchir à ma carte de voeux, écrire à M. (son adresse est la bonne cette fois ci!), acheter des oeufs tout frais au marché (pour préparer des oeufs à la coque pour le brunch de samedi), écrire cette histoire (celle où les enfants devront inventer ceux que seront les héros), terminer mon calendrier avant Noël...

J'ai déjà mis une ou deux croix (je n'avance pas très vite) mais surtout, j'ajoute des petites phrases au fur et à mesure que d'autres disparaissent.

Le week end dernier, après des moments ensoleillés (c'était beau le jura ce jour là!), un peu étranges, tristes mais agréables quand même, l'amoureux a sorti sa machine à pâtes, il s'est enfermé dans la cuisine pendant 1 heure tout en écoutant ça très fort. Une demi heure après, l'appartement tout entier s'est rempli du parfum de butternut, de truffe et de gratin.

Le plat a été mangé en entier (et ce malgré les brioches tartinées à l'excès au petit déjeuner) et certains se sont même osé à goûter un morceau d'époisse (celui qui a servi à enrobé les panais, une bonne idée à eux) sans grimacer (c'est vraiment bon l'époisse).

Au dessert, il y avait de jolies crèmes au citron, celles que Natalia prépare si bien (et Loukoum°°° aussi!). On était plutôt heureux d'avoir des petits pots en trop.



LES PETITES CREMES CITRONNEES DE NATALIA
pour 8 pots (comme ceux de la dame qui les fait avec du lait)


15cl de jus de citron
15cl de crème liquide
4 oeufs
200g de sucre




Préchauffer le four th5 (150°).
Préparer un plat ppour le bain marie (la lèche frite est très pratique dans ces moments là).
Dans un bol, fouetter les oeufs et le sucre (pas trop , il ne faut pas faire mousser). Ajouter le jus de citron puis la crème tout en continuant de fouetter.
Répartir dans vos ramequins et cuire 30min. Laisser complètement refroidir. On peut les manger quelques heures après, avec un petit bouchon au chocolat, le lendemain avec un coulis de cassis, ou bien froide, avec juste avec une petite cuiller...


Et encore... HAPPY B-DAY C.! si tu passes ici avant les belles chaleurs marocaines...

jeudi 4 novembre 2010

en croisant les doigts, (l'après midi crèpes merveilleuse)

Il y a des choses qu'on ne dit pas avant.
Il y a des choses qu'on ne sait pas, la première fois. Et qui sont de toutes façons différentes, après.
Des moments où ce que l'on vit nous dépasse. Mais c'est chouette quand même.
Il y a des choses qu'on attend et qui arrivent, inattendues.
Des après midi promises qui tournent en après midi surprise (avec des crèpes quand même).
J'avais juste préparé un pot de tartinade chocolat-banane-amande (et comme j'ai noté la recette, cette fois ci...)

PETIT POT DE CHOCOLAT A TARTINER
(pour V-M-C-C-M-J-M-F)
75g de chocolat noir (possible avec du chocolat au lait ou moitié/moitié)
2c. à soupe de crème de soja
40g d'amandes grillées (non salées, hein!)
du sirop d'agave
1 pointe de vanille en poudre
1 banane
huile d'olive
1 pincée de fleur de sel

Faire fondre le chocolat selon votre méthode préférée (version bain-marie une casserole dans une poele remplie d'eau marche bien). Lorsqu'il est bien fondu, ajouter la crème de soja.
Couper la banane en rondelle et la poeler dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elle soit tendre.
Mixer les amandes très très finement. Ajouter la banane, la vanille et la fleur de sel, mixer à nouveau.
Dans un bol, verser le chocolat fondu tièdi puis le mélange amandes-banane, bien incorporer. Goûter, vérifier que c'est assez sucré (sinon, un peu de sirop d'agave -j'en ai mis juste 1c. à café, à ajuster comme vous préférez!). Mettre la pâte dans un joli pot et laisser au frigo. La pâte ne se conserve pas très longtemps (1 à 2 jours je pense) mais ça doit se manger aussi sur du pain grillé, dans des petits suisses, avec de la brioche, à la petite cuiller...


(& attendre -parce qu'il n'y a que ça à faire...)

dimanche 24 octobre 2010


On a des saisons où l'on aime prendre son temps. Le temps d'apprécier la chaleur sous la couette le matin, celui d'ouvrir les yeux pour voir la lumière, grise les jours de pluie -et de bruit des gouttes sur les carreaux- bleue et or les matinées d'automne sublimes et glacées.
Le temps de choisir la robe que l'on va porter, celle avec des fleurs ou la rouge, pour le noeud dans le dos. Le temps où l'on reste dans le canapé, à lire des histoires de suicidaires très drôles avec le tout nouveau thé groseille-vanille (ça faisait longtemps que l'on en n'avait plus).
Le temps passé devant de vieux papiers, une table lumineuse et des mots bien écrits -des mots qui intriguent, reviennent dans la tête comme une deuxième réalité. Du temps pour tailler ses crayons.
Le temps d'aller au cinéma (surtout le dimanche après midi). De rire un peu -imaginer le goût du sherry- de rentrer en cherchant pourquoi ce n'était pas aussi séduisant qu'un beau et sombre inconnu.
Le temps d'allumer le chauffage, d'éplucher des pommes.
Le temps d'attendre 25 min.
L'heure de goûter.


LE GÂTEAU AUX POMMES
le presque tout simple des dimanches à la campagne,
(avec les placards du dimanche)




2 pommes
5c. à soupe de farine
4c. à soupe de sucre (rapadura)
2c. à soupe d'amades moulues
1 paquet de levure chimique

2 oeufs
4c. à soupe de lait
2c. à soupe d'huile
1c. à soupe de purée d'amande
1/4 c. à café de vanille en poudre
et autant de cannelle

Préchauffer le four th7.
Dans un premier bol, mélanger la farine, le sucre, les amandes et la levure. Former un petit puits.
Dans un autre bol, mélanger les oeufs, le lait, l'huile, la purée d'amande et les épices. Verser dans le petit puits et mélanger.
Peler, couper les pommes en tranches très fines. Les répartir au fond d'un moule beurré et les recouvrir de pâte avant d'enfourner 25 min.
(il manque la dernière étape du gâteau de Gracianne -plus d'oeuf!- mais n'hésitez pas : 70g de beurre (1/2 sel), un oeuf et 4c. à soupe de sucre et ré-enfournez pendant 15 min.

Le temps de préparer une compote pomme banane, c'est prêt. Ne reste qu'à servir les parts de gâteau avec la compote tiède et du thé brûlant.
(Le temps de remercier Gracianne... aussi pour la chanson de prévert)

jeudi 7 octobre 2010

il est encore temps pour une glace...




Lorsque les dimanches d'été se font en Alsace, avec un petit jardin, un prunier pourpre, des frères et soeur qui ont des envies de tartes, juste assez de soleil pour ne pas redouter une averse, il est arrivé qu'on organise une cueillette de fruits.
C'est chouette pour ça, l'Alsace. On trouve assez facilement des petits producteurs qui laissent les clients citadins se servir et faire des réserves de framboises, cerises, et autres fruits pour un prix plutôt dérisoire (face aux mini-barquettes-boîte-à-bijoux).

Cette année, après de belles séances de framboises, nous avons trouvé des myrtilles. Biensûr, il n'y a pas le charme de ramasser ces baies noires-violacées en pleine forêt, avec la fierté de reconnaître parmis la flore les vraies qui feront des tartes divines, mais le plaisir de se promener entre les pieds de myrtillier, de saisir les petites billes fragiles et délicates est bien là.
Comme celui de rentrer les bras chargés, de faire un gâteau vite, et de partager le reste -que chacun profite de ce travail de collaboration si efficace.

En arrivant à la maison, j'ai bien lavé mes myrtilles avant de les mettre au congélateur. J'aime bien garder un peu des souvenirs de ces moments (et la possiblité de faire une tarte cet hiver).

Et puis, finalement, on a fait une glace...


GLACE EXTRA RAPIDE MYRTILLE VANILLE
juste pour deux!


Dans le bol du mixer, mettre 2 bonnes poignées de myrtilles congelées, deux petits suisses, 1c. à soupe de crème d'amandes, du sirop d'agave (ou du miel) autant que vous voulez, et de la vanille en poudre (1 petite c. à café à peu près). Mixer le tout et servir aussitôt.

Pour conserver (vraiment pas longtemps) cette glace, il suffit de la mettre dans un bac à glace, la couvrir avec du film alimentaire au contact, la mettre au congélateur et la remuer régulièrement (toutes les 30min). Mais elle reste à manger très rapidement.

mercredi 6 octobre 2010

pardon pour le retard (le crumble de la fin de l'été)




Se lever quand le réveil sonne. Ajouter un pull, tous les jours un peu plus chaud. Petit déjeuner la nuit. Le voir partir par la fenêtre, sauf les jours où c'est la pluie qui fait office de rideaux (et ces jours là, ce sont de petites lumières que je vois filer).
L'automne, la rentrée, le retour de la brume et des envies de chocolat.
La fin du marché en sandalettes et des terrasses au soleil, de la cueillette attentionnée de myrtilles et des glaces qui en suivaient.
Les chaussettes (ou les collants), le manteau bleu.
Profiter de la chaleur dans une librairie pendant qelques heures, se régaler d'histoires trop jolies et remplies de belles images.
Choisir son agenda.
Prendre de bonnes résolutions.

Se convaincre que la rentrée c'est tout neuf et qu'il ya tout à faire. Et c'est chouette.

(Les tomates ont pris leur temps pour devenir bon marché et rougir cet été. Il reste encore, sur notre minuscule morceau de jardin l'une d'entre elles, qui, j'ai peur, ne rougira jamais.)

LE CRUMBLE DE BELLEBLE
pour un grand plat à gratin et 4 appétits aiguisés


2 tomates bien charnues
1 aubergine
2 petites courgettes
1 gousse d'ail
1 échalotte
1c. à soupe d'huile d'olive
1 petit verre de coulis de tomates bio
1/2c. à café de sucre (rapadura cette fois ci)
thym
fleur de sel

150g de farine (ici, blé et sarrasin mélangé)
50g d'amandes moulues
2c. à soupe de chèvre frais
2c. à soupe de parmesan rapé
3c. à soupe d'huile d'olive
un peu d'eau
1 pincée de fleur de sel
Préparer une petite ratatouille : faire revenir dans l'huile l'échalotte, puis l'ail et les autres légumes. Ajouter le coulis, assaisonner, couvrir et laiser mijoter 30 min.

Pendant ce temps, préparer la pâte : mélanger les farines, le sel et les amandes d'un côté, l'huile, les fromages de l'autre, avant de rassembler le tout et de "sabler" la préparation (pour faire des "miettes") Ajouter l'eau si la pâte parait trop sèche.

Préchauffer le four th. 7.
Disposer la ratatouille au fond du plat, répartir la pâte à crumble dessus et enfourner 35 min.
Manger chaud ou tiède, un lundi soir tout doux (le chat n'est pas très loin).


Mille mercis, Belleblé!

jeudi 16 septembre 2010

il y a, ce que mon coeur peut porter...


Un matin, elle s'est réveillée seule, la fenêtre entrouverte laissant passer le soleil.
je me suis perdue...
Elle se parle seule. Cela arrive parfois. Les mauvais jours, les jours aux matins mélancoliques, ceux où le thé se doit d'être vanillé, les biscuits encore tièdes (ou les tartines généreusement recouvertes de miel).
je me suis perdue sans le voir...
Et cela, ça lui fait peur... En refermant les yeux, des souvenirs lui reviennent, la partie de volley dans le sable envahi de mauvaises herbes, accompagnée de fou rires (et pourtant, elle n'avait pas gagné), les vacances à vélo sous un ciel bleu absolu, sa chambre de petite fille où les dessins du papier peint offraient mille histoires, les sandwichs jambon beurre qu'elle adorait (surtout quand elle était malade -comme la fois où malgré les maux, elle écouta charlie et la chocolaterie sur son petit lecteur cassette trois fois et que son frère, attentionné lui avait préparé trois sandwichs minuscules (pour ménager son estomac) qui se révélèrent divins).
perdue dans sa jungle de toute petite vie, dans ce cocon qui s'est enroulé tout autour d'elle et qui la protège si bien.
perdue dans ses rêves, sa nostalgie, ses regrets, perdue dans ce qu'elle aurait voulu être et qu'elle attend encore.
perdue dans des images d'un atre temps, des parfums de sucre et d'épices, de goûters sous les arbres, l'été.
il y a, ce que je peux faire - et ce que je ne peux plus changer.



LES COOKIES DE R.




50g d'amandes entières moulues
100g de farine (blé, T80)
30g de flocons d'avoine
50g de sucre intégral
une pincée de fleur de sel (de l'île de ré)
3c. à soupe d'huile d'olive
2 bonnes poignées de pépites de chocolat
un peu d'eau ou de lait

Préchauffer le four th. 7.

Mélanger les amandes, la farine, les flocons, le sucre et le sel dans un grand bol. Ajouter l'huile d'olive et sabler la pâte (comme pour faire un crumble). Mettre les pépites de chocolat puis le lait afin de rendre la pâte bien homogène. Former des petites noix et les écraser du bouts des doigts sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 13 à 15 min. Les cookies doivent être colorés. Laisser refroidir sur une grille.

Déguster tiède, avec un verre de lait frais, en réfléchissant à ce que l'on a envie de faire, en vrai, finalement.

lundi 13 septembre 2010

pour revenir bientôt...

(oui, on traine, on profite du soleil, des verres de vin blanc sur des chaises de jardin, de balades en vélo, de pique nique et de scones, mais c'est pout mieux revenir pleins de souvenirs)