
Hier soir, l'amoureux et moi, séduit par la douceur de l'air et les belles journées prometteuses, avons profité des heures bleues de la soirée. Après les visites routinières -la librairie grangier et ses grandes fenêtres, la jolie boutique de design et oh! ces ballerines rouges, hum, je les aurais bien aux pieds- nous nous sommes arrêtés par curiosité devant l'hôtel de la Cloche.
Si l'hôtel nous interresse peu, le restaurant, lui, nous est un peu particulier.
L'entrée fait grandiose, les plafonds hauts, et on peut appercevoir le petit bar feutré où il est possible de déguster une part de tarte l'après midi (mais nous n'avons jamais essayé, succomber à la gourmandise s'est concentré, pour l'instant sur l'intimité du salon de thé la causerie des mondes où la tarte au citron était sublime et les fianciers au thé matcha parfaits).
L'année dernière, nous avions mangé dans la salle sous la coupole, où les murs sont tout de velours élégant, les tables bien mises, la vaisselle sobre, la vue sur le jardin. Un chouette repas, d'ailleurs, avec un velouté de potimarron aux amandes onctueux et des petits pains aux noix exquis, même si le risotto aux courgettes -en décembre- était un brin décevant.
Et puis, hier, les grandes fenêtres fumées du restaurant annonçait un événement Fooding. Après les comptes rendus -anciens (et dans mon ancienne école...)et récents- dont on s'était largement régalé, il y a eu l'envie de tester. Avec l'occasion de grignoter dehors, dans le ravissant jardin de l'hotel...
L'idée de la Cloche (détachée du Fooding en tant qu'événement) c'est de proposer une ardoise de sandwichs au choix -5- accompagné d'un gaspacho et de quelques chips maison.
L'ardoise arrive, avec ses 3 mini baguettes choisies (thon rouge -oui, c'est mal!- fraîcheur, chèvre frais pour moi et boeuf, mozzarella -et thon rouge encore) bien garnies. Le gaspacho est bon, un peu épais, il sent surtout le poivron mais c'est agréable (ce qui l'est moins, c'est le petit verre haut dans lequel il est servi, qui a beau être joli mais pas très pratique quand on veut finir...) , les chips craquantes, pas trop salées.
Et les petits sandwichs... le premier, fraîcheur, est aux oeufs de caille, petites crudités (carottes, pousses soja, salade verte...) sur une petite sauce au raifort (délicieuse, légèrement piquante). Le pain est frais, craquant, mais les légumes ont trop peu de goût, dommage...
Le sandwich au thon rouge est fondant, mariné à la coriandre un peu légère (trop, pour nos palais). Nos préférés, le boeuf, encore chaud et juste poélé dans un beurre frais, et le chèvre frais où le mélange avec le poivron, pas surprenant mais efficace, se laisse très bien déguster...
En rentrant, le soleil n'est toujours pas couché et empli l'appartement de lumière.
Heureusement, il y a une tarte aux framboises -on pourrait croire qu'il y a toujours un dessert quelque part, chez nous- toute simple et légère, pour terminer les kilos de fruits ramassés ce weekend, en bavardant de bensimon et autres choses...

TARTE FRAMBOISES VANILLE
pour une belle tarte, et quelques cueilleurs du dimanche
100g de farine de blé semi complète
1 grosse c. à soupe de purée d'amandes
1c. à soupe de yaourt nature
1c. à soupe de sucre complet
1/2 gousse de vanille (gratée pour récupere les grains)
du lait
beaucoup de framboises
le reste du yaourt nature
du sirop d'agave
Préchauffer le four à 180°.
Préparer la pâte en mélangeant les ingrédients.
Etaler, foncer un cercle (18 cm chez nous) couvrir d'un papier sulfurisé et répartir des pois. Enfourner pendant 15min, sortir, retirer les pois et remettre pour 10 à 15min environ, la pâte doit être joliment dorée. Laisser refroidir.
Peu avant de servir, sucrer le yaourt au sirop d'agave (1petite c. à soupe environ) étaler sur le fond de pâte, puis répartir les framboises, les ranger proprement, pour que ce soit joli, avant de déguster avec un thé, le soleil par la fenêtre, l'ombre des arbres, les oiseaux...