lundi 12 décembre 2011

où je suis chez moi (les muffins butternut & amandes)




Il y a aurait plein de choses à dire.
La semaine de travail intensif pour finir ça. Qui m'a empêché d'aller patiner, d'assister au concert, de voir ce que le cinéma nous réservait, depuis tout ce temps.
La semaine de travail qui donne l'occasion à l'amoureux de cuisiner, des lasagnes poireaux-saumon, un risotto aux champignons mais aussi une mousse au chocolat bien aérée mais chaleureuse et corsée et des muffins à la butternut (car chanceux que nous sommes, avons un maraîcher qui en vend des terribles, au goût sucré, sentant la noisette et le marron -terrible, quoi...)


MUFFIN BUTTERNUT & AMANDES,PRESQUE COMME CHEZ JAMIE
pour 12 muffins (& devenir gourmands en hiver)


400g de butternut cuite, réduite en purée pas trop liquide
300g de sucre bond
4 œufs 
1 pincée de sel
300g de farine T110
½ sachet de levure chimique
1 poignée de amandes concassées 
1 cuillère à café de cannelle en poudre
1 petit suisse (60g)



(l'amoureux a cuit la butternut, mais jamie l'utilise cru -ce qu'il faudra qu'on essaye, en vrai!).


Mélanger la purée de butternut avec le sucre, les œufs, le sel, la farine, la levure, les noisettes et la cannelle. Mélanger bien puis ajouter le petit suisse.
Garnir des moules à muffin avec la préparation. 

Cuire 20min (vérifier que la cuisson est bonne : la pointe d'un cure-dent plantée dans un muffin doit ressortir propre et sèche.)
Laisser les muffins refroidir sur une grille. 


A manger entre mars et avril (en découpant des fleurs et imaginant les motifs sur la jupe de la grand mère) ou à partager avec des (presque) parfaits inconnus qui aiment parler cuisine...

Il y a le sapin de noël qui a trouvé sa place dans le nouveau chez nous. L'odeur si particulière quand on entre au salon, les guirlandes et les bougies. Devenu l'endroit préféré pour lire (même si j'ai du mal à me fixer sur quelque chose... des conseils seraient les bienvenus!)

Bientôt, la cuisine qui va se remplir de petits biscuits... Cette année, uniquement nos préférés : les zimsterne, les vanille kipferl, les brunsli et pour un peu de nouveauté, les bouchées aux noix et chocolat...

Et puis...
Ils sont terminés, prêts à être envoyés...


Pour commander, voir le mode d'emploi juste là!

vendredi 2 décembre 2011

coming soon...

Comme tous les ans, les calendriers 2012!
Il est en cours de finitions et j'espère très fort qu'il vous plaira...



Pour commander, c'est comme d'habitude, en envoyant un petit mail à bulle.fou@laposte.net,
en précisant le nombre de calendriers et votre adresse!
Les envois seront fait à partir du 15 décembre.
Le prix est de 15 euros + 2 euros de frais de port.

En attendant des recettes de gâteaux, de soupe bien hivernale ou de crèmes au chocolat...

mercredi 23 novembre 2011

l'amoureux, lui cuisine toujours




(parc de la tête d'or, été 2011)

Le dimanche soir, après s'être baladé dans les rues désertées et qu'il a fait si froid, il est toujours celui qui propose un thé en rentrant. Il prépare un joli plateau, les deux tasses du service japonais, la théière offerte pour un anniversaire d'il y a longtemps, maintenant.
Des fois, même, il sort chercher deux belles pâtisseries (une tarte au citron pour moi, pour lui, ça dépend souvent de son humeur) qu'on mange en écoutant les derniers CD qu'il voudrait acheter.

Les soirs où je rentre plus tard (même si c'est rare), la cuisine est toujours allumée, il y fait chaud et le four aussi. En sort, des lasagnes au saumon, du potimarron rôti comme je l'aime, une tarte aux champignons (un délice).

Les fins d'après midi pressées où je n'arrive pas à finir mon travail, il apporte un petit bol de biscuits apéro (qui doivent être les seuls que j'apprécie, au thym et à l'huile d'olive) ou des petits dés de comté, pour m'encourager -ou me faire patienter, selon l'horaire- avant de disparaître pour préparer le dîner. J'adore entrer dans la cuisine pleine de buée, deviner ce que peuvent être ces effluves, découvrir l'assiette si bien dressée. Et goûter.

Les jours où il rêve de hamburger maison.
Ou de pâtes au pesto.
Ou quand le retour du marché  tardif lui donne le courage de faire une soupe simple et parfumée de haricots blancs (tout frais). Ne me dites pas que j'ai de la chance. Je le sais déjà...

PETITE SOUPE DE HARICOTS BLANCS & SAUMON GRILLE AU WASABI
juste pour 2, (fois 9, pour nous)




100g de haricots blancs
1 gousse d'ail
1 feuille de laurier
un filet d'huile d'olive
un peu de lait (facultatif, pour détendre la soupe si besoin)
sel, poivre


2 filets de saumon sans la peau
1c. à soupe de sauce soja
1c. à café de jus de citron
1 filet de sirop d'agave
1c. à café de wasabi
quelques noisettes


Faire bouillir de l'eau. Mettre les haricots blancs dans une casserole, bien les couvrir d'eau bouillante, ajouter l'ail et la feuille de laurier et laisser cuire 30min (si vos haricots sont frais, sinon, se fier aux indications sur le paquet). 


Pendant ce temps, préchauffer le four à 200°. Placer les 2 filets de saumon dans un plat, les arroser avec le mélange sauce soja, jus de citron et sirop d'agave. Mettre au four (quand celui-ci est chaud) et laisser cuire environ 10 min (selon l'épaisseur de vos pavés).


Faire griller les noisettes dans une poêle, à sec. Les hacher grossièrement.

Enfin, mixer la soupe, assaisonner,  détendre avec un peu de lait (à vous de voir, j'aime qu'elle reste assez épaisse. Servir dans des assiettes creuses, déposer le filet de saumon sur la soupe, puis les noisettes, saupoudrer de wasabi, un peu d'huile d'olive et manger... 




(B&B)

mardi 8 novembre 2011

(bruncher le mardi)

(granola amandes, noix de pécan, graines de courge et pépites de chocolat)

(scones au potiron à tartiner de chèvre frais)

(buns miel avocat -chez cléa)

(salade mâche, vinaigrette au sirop d'érable)

(cake comme un croque monsieur - chez loukoum°°°)

(petits cake à la vanille végétaliens - recette oubliée)


(salade d'orange à la cannelle simplissime)

jeudi 27 octobre 2011

où je suis (les tartelettes de l'amoureux)

(m. me manque)


Elle vit dans un monde imaginaire. Elle ne sort jamais -sauf quand elle est vraiment obligée- et préfère son fauteuil près de la fenêtre que n'importe quelle soirée dehors avec du monde, du bruit, des étincelles. Elle voudrait sa vie calme, lisse, reposante. Une vie qui laisse de la place pour tout ce qu'il y a à l'intérieur. Ce qui est vraiment important pour elle. Ce qui ne se voit pas.


Elle pourrait rester des heures à compter les gens qui passent sous son balcon, comme si chacun d'entre eux avait quelque chose à lui dire, quelque chose de silencieux, de précieux. Qui comprendrait que l'on apprend à connaître les autres, aussi en les regardant?


Sa vie du dedans est bizarre. A la fois triste et belle, pleine de regrets et d'envies, de souvenirs et de chimères. Une vie à elle banale -c'est du moins ce qu'elle pense, et la solitude ne fait que renforcer ça. 


Des photos de la mer, des rêves réalisés placardés aux murs pour ne pas oublier que cette vie peut exister, en essayant un peu. Et puis elle se replonge là, au fond, au plus loin. Qu'on ne vienne pas la chercher. Des fois, elle n'est plus là. Une absence discrète. Pour mieux revenir.
Elle n'aime pas sortir. Elle aime voir les autres, de loin. Les entendre parler d'eux, de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font. Ca la rassure. 


Dans la réalité, l'amoureux fait des tartelettes -il cuisine encore un peu, surtout des pâtes pour mon plus grand bonheur- qui ont convaincu tous les goûteurs. Il fallait bien partager ça, non?


LES TARTELETTES DE L'AMOUREUX
pour 12 tartelettes environ (ça dépend de la taille de vos moules, évidemment)






pour la compotée : 
2 oignons
1 poire bien mûre
un peu de sucre
1 belle c. à soupe de confiture de chardonnay 
du chèvre mi-sec (ou de la bûche)
une noix de beurre
sel, poivre


Eplucher les oignons, les émincer et les faire revenir dans une poêle avec un petit peu de beurre.
Eplucher la poire, la tailler en petits dés et l'ajouter aux oignons. Faire revenir encore 1min puis laisser compoter sur feu doux, avec un voile de sucre et un peu d'eau.
Quand la compotée a réduit, ajouter la confiture (et encore un peu d'eau si c'est trop épais) et prolonger la cuisson jusqu'à ce que le mélange ait la consistance d'une confiture.
Réserver.


Pour la pâte :
Préparer une pâte à tarte sur ce modèle : 
60g de farine complète
30g de flocons d'avoine
2 c. à soupe d'huile d'olive
un peu d'eau

Préchauffer le four th.7.
Froncer les moules à tartelettes. Précuire 5min à 180°.


Garnir les fonds de tartes avec le confit oignon-poire. Déposer une rondelle de chèvre mi-sec et remettre au four pour 5-6min. Manger autour d'un verre, des gourmands curieux, des gens qu'on ne connait pas -mais ça va venir-, des enfants qui jouent (et qui de toute façon, préfèrent les chips dans des assiettes en carton).

mercredi 26 octobre 2011

Les poires pochées (reviens vite, s'il te plait)

(île de ré, 2010)

Un manteau gris, les cheveux dans les yeux. Elle avait oublié ce que c'était, la plage en octobre. Le vent qui glace, l'odeur de l'eau, les grains de sable qu'elle ne sent pas entre les doigts de pied. Etrange. Voilà ce qu'elle pense de la plage, en octobre. Froide, bleue grise et piquante, la mer comme une soie fine qui tremblerait avec le vent.
C'est beau, elle se dit en frissonnant, mais quand même, il fait vraiment pas chaud.


La chambre où elle dort ces derniers jours est au dernier étage d'une grande maison traditionnelle. Propre et bien aménagée, elle n'a pourtant pas osé sortir ses affaires de la valise pour la faire sienne durant cette semaine. Tout est resté plié soigneusement, et la pièce a gardé son caractère anonyme qui lui convient. Murs clairs, lit en bois sombre, rideaux blancs. Seuls le bureau et le fauteuil semblent lui avoir "appartenus" (elle a beaucoup écrit dans son carnet -quelques cartes postales aussi- et rêvé dans le fauteuil tout doux -velours gris foncé et accoudoirs très travaillés). Chaque soir, elle a aimé plonger dans sa profondeur moelleuse -idéalement situé à côté de la fenêtre.

Le matin, après un petit déjeuner copieux comme ils savent bien le faire, ici, elle a refermé sa valise et refait le lit, pour la dernière fois. Il était temps d'y aller -déjà, enfin, elle ne savait plus très bien- pour retrouver son chez-elle, ses meubles, le parquet qui vit et ses dessins encadrés, son canapé et la rue, vue de la fenêtre de la chambre. Rentrer.

Au retour, il y aura dans la cuisine, deux jolies poirées pochées, un sirop aux épices sirupeux. Comme un bienvenue. Et elle a souri.


POIRES POCHEES AUX EPICES
pour 5 poires qui attendent (déjà) noël

5 poires
750ml d'eau
350g de sucre
1c. à café d'épices à vin chaud (un mélange de clou de girofle, gingembre et muscade)
1 petit bâton de cannelle
1 étoile d'anis



Mettre l'eau et le sucre dans une casserole et porter à ébullition. Baisser sur feu doux et ajouter les épices, puis les poires. Laisser cuire environ 20-25 min (selon la taille de vos poires) en les tournant régulièrement.
Quand les poires sont cuites, les ranger dans une boite hermétique et les couvrir du sirop filtré. Entreposer au frais pour 1 nuit.
Le lendemain, on peut préparer des biscuits au gingembre ou des miettes de crumble pour accompagner. Ou les manger comme ça, arrosées du sirop doré.

(une pensée rose, pour C.& sa tribu...)

dimanche 2 octobre 2011

j'avais promis (gâteau de la reine élisabeth)


Québec. Le temps est doux, le ciel s'est doucement teinté d'un bleu-gris profond, laissant la ville s'assombrir avec élégance. C'est beau. Après une longue balade sur le plancher poli de la promenade dufferin, nous retournons dans le centre ville pour dîner. C'est dans un tout petit café d'à peine une dizaine de table qui propose de quoi se restaurer agréablement à moindre coût, que l'on s'arrête. Les murs sont  en bois brut et clair, j'aime le joli papier glacé transparent aux motifs végétaux que la serveuse dépose devant nous -et qui sert de set de table!- et la carte qui décide déjà du dessert (un gâteau au fromage, évidement). L'amoureux est, dans ces moments-là, toujours un brin plus aventurier que moi. Entre le cheesecake et le petit fromage blanc, il choisit le gâteau de la reine élisabeth bien que rien de puisse nous aiguiller sur sa composition. L'amoureux est un aventurier...
Après une soupe de panais (servie accompagnée d'un petit pain croustillant et de beurre) et p'une part de pizza généreuse, on nous apporte les desserts, dans deux jolies assiettes blanches. Le cheesecake est très bon, la croute assez fine, la garniture moelleuse et peu sucrée. Le gâteau de la reine élisabeth se présente en part presque grossière, un gâteau brun, assez épais et dissimulé sous un glaçage ( où l'on devine des zestes d'oranges). Première bouchée, silencieuse - et surprenante, ce gâteau étant servi chaud- fait sourire l'amoureux. Visiblement, c'est bon.

Les fins gastronomes que nous sommes (...) n'ont pas su reconnaitre le délicat parfum de la gourmandise royale. Ce n'est qu'au retour, habitée par l'urgence de retrouver ce goût de là bas, que la réponse s'est trouvée : ce gâteau est principalement constitué d'un mélange de dattes. On comprend mieux sa couleur brune, sa texture riche et moelleuse, son parfum presque miellé.
C'est ici que j'ai trouvé ce qui me semblait être le plus proche de ce que nous avons mangé à Québec. Sans noix de coco, sans litre d'huile, sans raisins secs. Plus simple.



GÂTEAU DE LA REINE ELISABETH,
pour tout un tas de goûter, de journées à la neige, de thé après le magasinage hivernal

250 ml dattes hachées grossièrement 
250 ml d'eau bouillante 
1 c. à café de bicarbonate 
375 ml de farine 
1 pincée de sel1 oeuf 
65 ml de d'huile et de crème d'amande mélangées (ou la même quantité de beurre)
200 ml de sucre 




Préchauffer le four à 180°.
Mettre les dattes dans un bol avec le bicarbonate et l'eau bouillante.
Mélanger la farine, la levure et le sel. Réserver.
Dans un autre bol, battre l'oeuf, puis ajouter le mélange huile-crème d'amande et le sucre. Bien incorporer (la pâte doit être lisse). Ajouter la pâte de dattes et le mélange de farine, bien mélanger.
Verser l'appareil dans un moule à gâteau beurré et fariné (le notre fait 14x8) et laisser cuire 25 à 30 min.
Manger chaud, de préférence, avec un thé brûlant (ou un verre de lait frais, si on préfère) en écoutant les bruits de l'automne (et les feuilles tomber)