jeudi 10 septembre 2009

le temps, des images, la petite mousse de thon



Les pique-niques ont beau être finis (ou presque), le soleil dans la cuisine qui interrompt le cours de mes crayons est chaleureux. La fenêtre grande ouverte comme souvent et les voix familières de la radio (je podcaste, il m'arrive de dormir, sinon) habitent le calme absolu autour de moi.

J'ai repris l'alphabet commencé cet été, pour l'exposition minuscule du joli salon de thé. j'ai eu envie de l'accrocher tout pareil, des pinces à linge sur le fil, de petits vêtements de papier où l'on pourrait lire l'histoire de l'ulster d'avant (qui n'a rien à voir avec l'irlande).



J'ai retrouvé aussi une vieille histoire de saint eustache où le héros détourné devenait gros et stupide (mais l'histoire, au départ est plutôt invraisemblable, d'un homme anodin à qui l'on promet la déchéance avant de jouir d'une reconnaissance fastueuse qui finit brûlé dans un taureau d'airain avec ses enfants morts puis réssuscités puis re-morts mais intacts, une histoire passionnante dont vous pourrez voir les images, bientôt, ailleurs)

Ranger dans des cartons ou des boîtes en bois patiné les dessins accumulés, rassemblés sans but précis, comme si un jours, ils serviraient à autre chose qu'à me rappeler les souvenirs qui leurs sont rattachés (les lasagnes au saumon de l'amoureux gratinant au four pendant la reliure de saint eustache, la pluie lourde de la rentrée en attendant qu'il arrive, les terrasses dijonnaises où j'ai appris l'alphabet...)

Pour fermer les cartons -et les boîtes- et passer à de nouvelles choses, une mousse de thon tellement simple qu'elle a servi merveilleusement d'accompagnement pour les tartines de pain grillé, les courgettes émincées, les apéritifs de bords d'été.



PETITE MOUSSE DE THON
pour 2 qui rêvent, l'été terminé


1 boîte de thon (moyenne)
2c. à soupe de yaourt à la grecque
1c. à café de moutarde à l'ancienne
des câpres (comme il vous plaira)
1/2 échalotte émincée très finement
du poivre noir
1c. à soupe de jus de citron

Il suffit d'écraser à la fourchette les ingrédients, histoire d'obtenir comme des rillettes.

A tartiner dans les sandwichs, y ajouter des noix concassées, ou des amandes quelques tomates en rondelles avant de croquer.
Ou saupoudrer de piment d'espelette sur des tanches fines de pain suédois.
Ou juste sur le joli pain au pavot tout frais que l'amoureux ramène du marché...

mardi 1 septembre 2009

les vacances en vrai (2)



Aujourd'hui, j'ai respiré pour la première fois depuis longtemps, l'odeur de la pluie et de la terre mouillée. Et puis, j'ai vu des potimarrons et de belles courges spaghetti sur les étals (mangé comme elle les prépare et c'est délicieux) et j'ai pensé avec un peu de nostalgie que l'été se terminait.
Je ne sais pas ce que je pourrais regretter, au vu de l'année qui nous attends. Peut être, le tgv vert d'eau et anthracite qui a filé vers bordeaux pour partager de belles soirées, retrouver des émotions de petite fille, découvrir encore ce que peut être grandir. Ou la grande maison devenue familiale le temps d'un week end, le terrain de volley, la bière bue à l'ombre des arbres en bavardant de l'avenir.

Celle que l'on a serré très fort parce qu'on ne sait pas quand on va la revoir, sentir que tout se bouleverse, change, s'éparpille -et parfois, j'avoue, tout ça m'angoisse drôlement.

Rentrer chez nous après tout cela -pourtant si court, même éphémère- c'était un peu tourner la page définitive des robes fleuries, des terrasses où l'on s'attarde, des pique-niques improvisés (enfin, pas tout à fait), des cartes postales venues du monde entier...

Après les huîtres d'Arcachon, les cannelés d'or, le gâteau au chocolat (englouti de façon raisonnable, et encore meilleur au bout de 3-4 jours) et les macarons framboise, les gâteaux de mon arrière grand'mère (et les palets aux raisins), la cuisine a gardé des saveurs estivales. Il reste encore courgettes et aubergines pour une crèpe épaisse et gratinée à manger sur le rebord de sa fenêtre -quand on n'a pas la chance d'avoir un balcon...



CREPE DE POIS CHICHES comme une pizza
pour 2 vacanciers de retour...


125g de farine de pois chiches
250ml d'eau et de lait mélangés
1c. à soupe d'huile d'olive
1/2c. à café de bicarbonate (facultatif, pour un certain jeune homme qui n'y a pas droit)
du thym

du coulis de tomate bio (ou maison)
1 petite courgette et 1/2 aubergine grillées
1 boule de mozzarella di bufala
du poivre, du thym

Préparer la pâte, en délayant la farine avec l'eau et le lait. Ajouter l'huile, assaisonner et laisser reposer à température ambiante pendant 15 à 30min.

Préchauffer le four th.8-9.

Huiler une poêle à fond assez épais (parce que la pâte forme une crèpe épaisse et doit cuire doucement) et chauffer. Qunad le fond paraît chaud, verser la moitié de la pâte et baisser le feu sur moyen-doux. Laisser cuire doucement, la crèpe est cuite de l'autre côté quand elle commence à faire des bulles. A ce moment, tout doucement (c'est une opération délicate!) il faut retirer la crèpe pour la glisser sur une plaque recouvert de papier sulfurisé. Ensuite, on prépare une deuxième crèpe tout en garnissant la première : le coulis de tomate, les courgettes et les aubergines grillées, la mozarella, du thym et un filet d'huile d'olive.

Enfourner les crèpes pour 10-12min dans le four très chaud.

Et encore, bientôt, d'autres petits bouts de souvenirs...

mercredi 12 août 2009

la parenthèse des vignes...






Dimanche, comme il nous est déjà arrivé quelques fois, on a embarqué nos biscuits, nos tartelettes et une salade de lentilles à la féta -de taille à partager avec quelques personnes. un rendez vous qu'on ne voudrait pas manquer, une jolie table posée sous les arbres, des regards gourmands, toujours des bribes timides ou des retrouvailles chaleureuses...

Sortir de vraies assiettes -pour un pique nique écolo- étiquetter les boîtes en métal, les grands plats couverts de cookies, les crèpes fleuries, les tupper entrouverts (il suffit de se pencher, et mmm, un cake tomate pignon parmesan, une soupe de concombre onctueuse, des rillettes de saumon...) jusqu'aux curry wurst...


il a fait doux, cet après midi là, et calme même si la pluie a remballé les desserts sans que l'on ai pris le temps de goûter à un gâteau renversé aux fruits énorme et moelleux (dixit l'amoureux)

la dégustation dans une chouette cave où l'alsace s'y fait fraîche et fruitée (merci, jean!), en repartir avec un petit carton, ultime souvenir de ces moments gastronomiquement à part, organisés par une fille adorable qui sait surprendre nos papilles avec tellement de gentillesse. merci, mademoiselle pour être un peu privilégiés (goûter au cheesecake, au flan patissier, bavarder... j'aime!)
-merci aussi pour les photos de jours avec...
& pensées pour celles qu'on aurait voulu revoir, bientôt peut être!

dimanche 9 août 2009

les vacances en vrai (1)

(le beaujolais au mois d'aôut, les vignes de pizay)


(Le début des vacances, enfin)


Vendredi midi, le ciel était discret sur ses intentions -plutôt gris et poussiéreux, mais une brise douce et tiède promenait les feuilles sur leurs branches.

On a fermé la boite à pique nique sur une salade toute fraîche -des lamelles de courgettes citronnées, de petits dés de tomate, de la féta émiéttée et quelques herbes fraîches arrosées d'huile d'olive- et de jolis sandwichs au saumon fumé (plus pratique à manger pour celui qui conduit, c'est sûr...) avant de monter en voiture et parcourir (encore une fois) la route des vins.

L'arrivée au château en milieu d'après midi nous laisse le temps de nous poser, de découvrir le parc vert et boisé, le calme des environs couvert de vignes lourdes de raisins presque mûrs.

(...)


Le soir, le restaurant est presque plein; on se sent pourtant seuls au monde, les tables nappées de fleurs brodées de blanc, la salle organisée en espaces plus intimes. Je vois la nuit tomber doucement, à mesure que les mets se posent sur la table et s'apprécient doucement. L'artichaut poivrade en salade rafraîchissante et le sablé à la cervelle de canut, le féra du Léman meunière, le bouillon de laitue et les petits légumes à la fève tonka, un pré dessert dont on risque de reparler bientôt tant on l'a adoré, et des framboises et du chocolat pour clore ce repas gastronomique et copieux (ça arrive, quand même).

Le lendemain, on s'est promené dans les vignes en discutant, le soleil a continué à se cacher et pourtant, il faisait chaud. Les jardins à la française -presque comme ceux dans Alice- étaient fleuris et colorés.
Sur la route, on s'est arrêté découvrir une petite ville un peu sentimentale pour moi. Il y avait une minuscule exposition de travaux de Yan Pei Ming -d'immenses dessins à la plume, un rêve américain noirci et morbide- juste avant de faire le marché (et rêver à toutes les sortes de fromages de chèvre que l'on y a trouvé). Les ruelles sont adorables, pavées, douces.
Et puis, il a fallu repartir. On a admiré la pluie tambourinant sur la départementale encombrée en roulant vers dijon.


(cluny)



On a grignoté des tartines à la caponata (préparée la veille) et au chèvre
passée très vite sous le grill.









Et, au dessert, on a eu envie de glace -pourtant, il n'y en a jamais dans notre congélateur, je sais, c'est incroyable- alors on bricolé un peu, d'après les idées des autres qu'on n'avait pas vraiment essayé.

Et j'ai pensé fort à mes frères -il y en a un qui pourra s'en régaler parce qu'elle est toute bien comme il te faut.


COMME UNE GLACE, FRAMBOISE AMANDES
pour 2 petits bols, à manger tout de suite!


4 belles poignées de framboises surgelées
1 yaourt brassé nature
du sirop d'agave (1c. à café, environ)
1c. à café bombée de purée d'amandes complète


Tout placer dans un petit hachoir et mixer par acoups, jusqu'à obtenir une belle purée. Servir et manger immédiatement...

L'amoureux a émietté un speculoos, moi, j'y ai trempé un carré de chocolat. A vous de voir...







(suite au prochain billet - les vacances en vrai (2) )

mardi 4 août 2009

rouge tomate, ronronner doucement...


De presque vacances ont tôt fait de nous plonger dans la vraie vie au lieu de transformer la boîte à sardines en boîte aux lettres (parce que les autres en ont de très très jolies, alors on en profite).
Sans être partis très loin, les routes me paraissent un peu famillères, celles qui mènent à une pluie féérique de plumes et aux parfums de glace abricot et vanille, ou encore celles ornées de champs dorés (les tournesols étaint sublimes hier soir) qui relient la région du pain d'épices au traditionnel (et plus régulier encore, on espère) pique nique de bloggeurs.
(chalon dans la rue et sa pluie de plumes)
La saveur des myrtilles sous la croûte de pâte sablée (ou le parfum du gâteau laissé à deux fées un peu gourmandes, qui a été apprécié je crois savoir) a surpassé les desserts roses aux framboises cueillies lors d'une après midi lourde et humide du mois de juillet. (gribouiller devant les spectacles)

On a pu récolté le fruit -unique- de notre jardin.
Rôtir le patisson nouveau avant de le savourer sous les arômes puissants de l'huile de truffe et de quelques copeaux de parmesan.

L'amoureux a fait un risotto savoureux, et le cheesecake au thé matcha a été dévoré après une scéance de bancs publics.









Les vacances passent si vite, mais j'aime les voir s'animer de projets, de dessins, de voyages en gironde ou de romans qui se terminent comme une exquise pâtisserie.
(une histoire de famille à venir)
Bientôt, des goûters moelleux, des images de bords de mer, des souvenirs. Peut être...

lundi 20 juillet 2009

le brownies, les ombres de toi*...















* (il y a des jours sans lui qu'elle raconte délicieusement ...)

PRESQUE LE BROWNIES DE MINGOU


100 g de chocolat noir (chez nous, 70 % de cacao)
1 banane mixée en purée
1 oeuf
25 g de farine
30 g de noix de pécan (concassées)

Faire fondre le chocolat au bain marie.
Dans un saladier, mélanger les œufs, la farine et les noix, puis ajouter la banane et le chocolat fondu.
Verser dans un moule carré (le notre est tout petit, il doit faire 15X15) -préalablement beurré ou sulfurisé.
Enfourner environ 15 minutes à 180°, il faut que le centre ne soit pas cuit, pour qu'il reste fondant, après (soit, suivant le four, entre 12 et 15min)
Laisser refroidir, mettre au frais pendant plusieurs heures ou jusqu'au lendemain, avant de découper en petits carrés.
Ne reste plus qu'à déguster, avec un verre de lait, ou sur le bord du lac à la fin d'un pique nique plein de mamans gourmandes et de chouettes copains (qui font bien les rouleaux de printemps).

lundi 13 juillet 2009

parce qu'il fait doux, aujourd'hui


Le lundi s'est levé gris, sale et pluvieux. et puis, doucement, on a vu du bleu par la fenêtre -mais sans le toucher vraiment.
Le chat allongé, s'étire longuement sur le carrelage frais et moi, pieds nus, je frissonne un peu.
L'amoureux a mis de la musique, Elvis Perkins puis Keren Ann, avant de reparler des souvenirs qui s'étiollent alors qu'on ne veut pas les voir disparaître.
La boîte aux lettres reste vide, sans trop savoir ce que j'attends (elle a pourtant été, d'ailleurs, souvent emplie de jolies lettres venues d'un peu partout, de blog-trotteuses attentionnées aux yeux de chat)


La gentille dame du marché avait de petits pâtissons nouveaux.
Et comme la dégustation additionnée de vinaigrette ne nous a pas emballé, on a préféré un risotto.



RISOTTO AU PÂTISSON NOUVEAU
pour 2 assiettes un peu(trop) discrètes

150g de riz rond (ici complet)
1 gousse d'ail
1 petit pâtisson nouveau
du bouillon de légumes
2 belles c. àsoupe d'huile d'olive
1/2 verre de vin blanc sec
du parmesan

Préparer un bouillon de légumes et ma maintenir chaud.
Eplucher et découper le pâtisson en petits dés. Le faire revenir dans une casserole avec 1c. à soupe d'huile et la gousse d'ail pendant 5 min.
Retirer de la casserole. Mettre 1c. àsoupe d 'huile et mettre la riz (on peut remettre la gousse d'ail pour parfumer un peu) puis déglacer avec un demi verre de vin blanc. Ajouter le bouillon louche après louche en attendant que le riz ai absorbé le liquide et ce pendant 35min (soit le temps de cuisson du riz, mais on peut aussi tester sa texture, le risotto doit être tendre mais encore ferme, pas une purée trop cuite).
10 à 15min avant la fin de la cuisson, ajouter le pâtisson pour terminer de le cuire.
Au moment de servir, poivrer généreusement et recouvrir de parmesan. Savourer chaud, esperer le lendemain aussi doux que la journée d'aujourd'hui.
Bientôt, une tartelette comme un clafouti aux cerises, peut être, ou autre chose, on ne sait pas...